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Ma naïveté.

Le 19 août 2018, 14:36 dans Humeurs 4

Je me trouve vraiment mais vraiment naïve dans mes relations avec mes proches et donc par déduction avec le reste de l'humanité.

Je mets énormément de temps pour comprendre que l'autre en face n'a rien à fiche de ma sincérité, de mon inquiétude sur son attente en moi, oui voilà exactement, mon souci quant à l'engagement que je lui fais quand je décide de m'investir auprès de lui. Cela reste vrai dans toutes mes relations, je crois.

Et ce matin plus que jamais je me rends compte de cela. Si je dis que je viens te voir, je viens, si je t'offre mon amitié, elle est indéfectible, si je suis la fille de mes parents, voilà où je veux en venir, je le suis à vie, dans toutes les situations. Mais là n'est pas le problème, le problème est mon aide quand on me le demande sans me donner toutes les informations volontairement, comme de vouloir me faire accomplir le meilleur pour eux mais à mon insu. Donc en me cachant l'essentiel bien souvent on me conduit à m'inquiéter de bien mener la tâche qu'on ne manque pas de me confier, voila le noeud du problème, le mensonge là où il ne devrait y avoir que sincérité.

C'est dit! Je ne comprends pas qu'on puisse me mentir! Quel est l'intérêt? C'est simple, le leur! Ils voient en moi la possibilité de parvenir à leur fin et moi comme il manque un morceau à mon puzzle, je perds du temps en inquiétude, je suis ainsi faite que mon anxiété finit toujours par me rattraper alors que je vaque déjà pour que tout soit fait dans les temps.

Ce qui m'amène à penser que dès lors qu'il y a des liens entre une personne et moi, cela suppose une sincérité sans faille, de ma part déjà et de l'autre personne aussi. Donc, ce matin je nage en plein brouillard...

Je prends tout cela très à coeur, j'y tiens, c'est comme si que depuis tout ce temps là je venais de comprendre que mes parents par exemple, aient mis leurs attentes en moi  et que mes attentes à moi soient bafouées! C'est en tout cas mon ressenti, je vis dans un monde de mensonges, dans le plus insignifiant des échanges entre eux et moi, je le vois bien encore ce matin, il y a des choses qui me sont cachées et ces choses là me renvoient à mon enfance, ou du moins à cette part de mon enfance plus sombre que je ne veux le croire.

De quel droit ai-je envie de crier, oui je peux enfin mettre des mots sur mes sortes d'impuissance devant la non satisfaction qu'ils manifestent parfois lorsqu'ils estiment que je n'ai pas su mener à bien ma mission pour eux! Comment effectivement le pourrais-je, quoique je reconnaisse que je me démène pour rapporter la chose demandée ou faire ce qui a été fixé à l'origine, mais si il me manque leur confiance comment puis-je penser ne serait-ce qu'un instant accomplir ma mission. Mission?

Voilà bien à mon sens un passe-droit que les parents n'ont pas, ma mission n'est pas eux. Je l'avoue humblement pourtant, même si ils ont réussi à me faire croire le contraire pendant longtemps, ma mission ici n'est pas de les servir et si il y a mensonge dans nos relations c'est qu'ils ont omis de me dire combien ils estiment que je leur étais redevable et combien je suis à leur disposition, oui voilà bien le mot. Se servir de moi à volonté. Exactement comme si on m'avait dit si tu nous aimes tu nous aides en tout temps!

Je ne dis pas qu'ils l'ont fait volontairement mais je dis simplement que dans ma situation, cela dure depuis toujours, ils m'ont toujours demandé le plus. Peut-être parce que j'étais l'aînée, peut-être parce que à leurs yeux leur fille ne pouvait que leur appartenir, puérilement vais-je dire, je me devais de leur satisfaire, en tout point.

J'ai tout revu mentalement depuis ce matin, j'ai eu le temps, tout me porte à croire que en choisissant de ne pas me dire la vérité, ils optent pour m'avoir à leur cause, une cause dont j'ignore tout et que je ne cautionne pas à l'évidence.

Tout n'est que mensonge depuis toujours. Appelons les choses comme elles sont, cela ne m'ôte pas l'amour que j'ai dans le coeur pour eux, loin de là, mais cela m'apprend à assainir mes relations actuelles et celles à venir.

C'est un triste fait, mais c'est ainsi. Comment tisser d'autres relations ou du moins, cela ne m'a pas empêché de me faire des amis, d'être très familière et tout mais depuis ce matin, je me dis que c'est un jeu dont je ne connais pas les règles et quand bien même, je ne les aurais pas acceptées de mon plein gré! 

Or quand je regarde notre chemin, à eux et à moi, je me dis que je comprends mieux pourquoi je mets autant d'entrain à vouloir satisfaire tout le monde autour de moi depuis petite, pourquoi je donne ma confiance et même mieux, je veille à répondre présente ou à répondre tout simplement là où d'autres feraient la sourde oreille.

Dans mes relations, je suis celle qui comprend l'autre, qui se met tout le temps à l'autre place pour voir de là bas l'effet que ça fait. Et si je reconnais que mon empathie est innée, et sans commune mesure avec ce que mes parents attendent de moi, je note néanmoins mon aptitude à donner des circonstances atténuantes à toute situation, peu importe que cela crève les yeux que là visiblement je suis le dindon de la farce.

Et cela me touche vraiment d'avoir été aussi naïve. Je ne dis pas que je ne veuille plus de relations, ni même que j'ai perdu ma confiance envers les autres, mais cela me rend lucide tout à coup sur cette sorte de méfiance qui est apparue depuis deux ans et quelques dans ma vie, je me comprends mieux  je vais dire, tout a son importance dans la découverte de soi. Et si ce matin j'ai d'abord été bien remontée contre tout ce stratagème, je me sens bien plus légère maintenant.

Au fond ma naïveté ne me sert-elle pas aussi de rempart contre la méchanceté humaine?

Ce que je sais....

Le 16 août 2018, 11:04 dans Humeurs 2

Ce que je sais ...c'est que je ne sais rien. (Socrate)

Plus que jamais ces mots me parlent.....de cette découverte que l'on fait de soi de jour en jour, d'événement en événement.

Ce que je sais ou pensais savoir est désormais enfoui sous mon vécu, sous mes changements qui me laissent perplexe quant à mon savoir et même sur moi. Quand je crois savoir qu'il me faudrait plus de bienveillance pour moi par exemple, l'instant d'après un imprévu vient me démontrer que ce que je crois n'est pas forcément ce qu'il me faut.

Si je me dis que le monde est fou, à cause de ce que je vois autour de moi, la réalité me prouve que je me trompe, que j'ai tort d'être trop sensible ainsi, que tout change et que non, ce qui coule de source n'a plus lieu d'être, les truands sont libres et les innocents en prison, ou un truc comme çà, j'en reste bouche bée! 

Enfin je ne sais rien et parfois je suis soulagée, oui d'avoir lâché prise sur mon savoir être, mon savoir me comporter, mon savoir faire en fonction de la société et de tout ce qu'elle me demande via mes parents, mon employeur, mon compagnon, que sais-je? 

Je suis la liberté depuis toute petite et lorsque la liberté vous choisit, vous n'avez d'autre choix que de la suivre, je vois donc avec ses yeux, le partage et l'amitié sont mes repères, mes mots apaisement et tolérance tels des baumes qui agissent illico presto, je suis moi en toute occasion impossible d'être comme les autres, je n'ai jamais essayé de toute manière, je suis celle qui tend la main en premier, tant pis si je ne sais rien ou tant mieux.

Nous demande-t-on de savoir?

On le croit pertinemment qu'il nous faudrait avoir toutes les réponses, c'est certain, l'école se rappelle à mon bon souvenir mais l'école de la vie elle, me lance un défi à chaque seconde, celui de ne pas rendre ma vie misérable, rien que cela! Je fais de mon mieux et je même si je ne sais rien, je vois à peu près ce que ma vie ne veut pas devenir, ce qu'elle suggère lorsqu'elle me dit que je pourrais bien la rendre misérable si je n'y prends garde. 

Si je m'oublie parce que l'on m'a appris à veiller sur les autres plus que sur moi, si mes rêves deviennent quantité négligeables parce que tout porte à croire que les rêves doivent rester à l'état de rêves, que voilà où cela m'a conduit d'avoir voulu les réaliser d'ailleurs...Si les mots des uns et des autres entament la liberté qui est mienne, c'est comme si je perdais une part essentielle de moi, et alors ma vie pourrait bien devenir une sorte de peau de chagrin.

Car d'accord, je ne sais rien mais je connais mes valeurs, celles qui m'ont construite qui se nomment respect, sincèrité, bienveillance et gentillesse, celles que je choisis envers contre tout, malgé les apparences trompeuses et qui font de moi celle qui doute peut-être de demain mais jamais de ses choix.

Me dire que je ne sais rien à l'heure où tout bascule dans ma vie est une chose mais choisir le bien en toute situation, me méfier de la diffamation et de celui qui s'en sert pour avoir une place au soleil me rend sûre de moi et de ma place ici.

Quand le passé me rappelle que j'ai été maigre...

Le 10 août 2018, 12:16 dans Humeurs 6

Comment ai-je pu oublier cette partie de mon passé? L'écrire n'est pas si simple d'ailleurs mais deux signes me l'imposent, je vous ai dit que je croyais aux signes?

L'un de ces signes est un post de pecheneglantine sur lequel je suis tombée dès que j'ai ouvert la page humeur et l'autre signe concerne une conversation que j'ai eue avec ma cadette aujourd'hui et qui m'a fait retrouver une sensation de déjà vue, oui une sensation de gêne voire même de honte par rapport à une période de mon existence. Ce ressenti m'a amené à me demander comment j'avais fait pour oublier que j'avais été maigre et que j'avais souvent été dans la peur oui, le mot me fait reculer mais si, la peur du regard des autres?

Pourtant dès l'instant où elle m'a parlé d'une amie qui avait surmonté une timidité maladive qui contraignait son existence j'avais instantanément compris l'amie en question, le rejet des autres, les regards sur nos gestes, la peur d'être mal considérée, les maladresses accumulées tant cette peur est plus énorme que l'on pense...

J'ai tout revécu l'espace d'un moment, je suis repartie dans mon passé de maigre, mais avant j'ai cherché d'où me venait ce sentiment de honte de moi que j'avais ressenti un jour dans ma vie.

J'avais oublié que l'adolescente que j'étais n'aimait pas son corps, pire elle l'occultait, ne le regardait pas nu, jamais! Si, si, jamais. Tout était plat me disait mes proches, j'étais trop maigre, je n'avais pas de formes comme le dit si bien pecheneglantine, pourtant si je suis honnête, je dirais que si, j'avais des formes qui me plaisaient à moi, mais hélas pour moi ce qu'on me disait me touchait plus que ce que je ressentais! C'est fou hein?

Pourtant pas si illogique que cela, si on te dit tout le temps que tu es trop maigre, que tes jambes ressemblent à des bois d'allumettes te dit la prof de sport, que te voir en short de ...sport justement choque!! Dis moi ce que tu fais, tu finis par le croire, tu penses alors que tu es anormale puisque différente, c'est trop bête mais si.

Alors tu scrutes tes amies, je ne ressentais pas l'envie mais je les trouvais si, si ...normales quoi! Tandis que moi, j'étais le vilain petit canard qu'il était impossible de ne pas voir tant je faisais tâche, me semblait-il!

Tu n'en parles à personne même pas à ton amie, elle est comme les autres, toi tu es différente, si tu dis une chose banale sur le physique, on te répond que tu es si ...non pas menue ni mince, mais maigre que tu ne peux pas ressentir "çà"! 

J'avais oublié cette période de mes 14 ans, qui a duré une éternité j'ai eu l'impression, de plus à l'époque les vêtements n'avaient pas encore atteint leur vitesse de croisière dans la société de grande consommation si je puis dire et donc je ne trouvais pas de jeans à ma taille, j'étais dans l'obligation de les faire reprendre à l'intérieur des cuisses! J'ai trop envie de rire!

Je ne riais pas à l'époque! Enfin si, le rire m'a sauvée, je l'avoue!

Je n'ai rien fait pour grossir je préfère le dire tout de suite, c'est bien mon regard sur ma personne qui a tout changé!

C'était il y a des années de cela, les diktats de la mode n'étaient pas ceux d'aujourd'hui et on ne parlait pas non plus de formes voluptueuses plus que cela, honnêtement, mais on jugeait toujours aussi fort l'autre qui est en face de soi!

Si j'ai été malheureuse je me suis tournée vers moi et ce que j'aimais faire, écrire des poèmes, raconter n'importe quoi sur mes sentiments, sur la vie, sur mes attentes en elle. Puis certaines amies bienveillantes sont apparues, elles ont lu ce que j'avais écrit, elles ont dit tout le bien que mes mots pouvaient leur faire, j'ai commencé à croire en moi, non pas en mon apparence je le précise....mais c'était un début.

Croire en soi lorsque l'on se croit en déficit de quelque chose de visible est terrible, cela ne s'explique pas avec des mots qui coulent, mais avec des bribes de souvenirs difficiles à extirper de moi.

Je viens d'aller relire l'article bien écrit de Pêche & Eglantine et le mot d'os retient mon attention là, je me souviens d'un poème de Ronsard étudié en classe de seconde et dont le titre m'a marqué, Je n'ai plus que les os, on aurait pu me retourner ses mots j'ai toujours pensé d'où mon amour pour ce grand poète. Parce que oui là où j'ai le plus souffert c'est dans ma famille, on me disait sans ménagement que mes os étaient trop ....saillants, que mes fesses si je m'asseyais sur l'un d'entre eux faisaient mal! Je rigole là en écrivant ces mots mais sur le coup on emmagasine, on ne se dit pas que c'est vrai ni faux!

Plus tard ils font leur effet tels des intraveineuses, plus tard dans la rue, au lycée, chez le médecin, quand tu essaies ton fameux jean et que tu surprends ou crois surprendre le regard que la vendeuse lance subrepticement à celle qui t'accompagne, là tu prends peur et la honte de soi apparaît, honte de se montrer dans tel ou tel vêtement.

Je voyais celles qui étaient aussi minces que moi et qui avaient l'air de bien se porter, elles! Je n'osais pas leur demander, elles avaient un peu plus de tout que moi, lol!

Croire en moi est vraiment venu avec mes mots pour le dire par écrit, avec l'amitié aussi et mon rire, ma verve, moi tout simplement quand j'ai fait abstraction de mon apparence!

Voilà mon témoignage comme un retour en arrière dans mes précieux souvenirs.

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