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Un geste d'espoir.

Le 22 septembre 2016, 17:32 dans Humeurs 11

Aujourd'hui j'ai redonné de l'espoir à un enfant qui passait dans la rue.

Dit ainsi, on va croire que j'ai fait un miracle digne d'être raconté voire même de me valoir la canonisation un jour après ma mort! Qui sait, nos critères de sélection à la canonisation me laissent un peu sceptique et je ne crois pas au pouvoir de décision d'ici bas mais d'ailleurs, de plus haut que nous, bon ok je me suis un brin égarée, on dirait! Donc, je disais que j'avais redonné de l'espoir à un enfant.

Ce midi, à la sortie du collège et alors que j'allais sortir de ma voiture, un ballon bleu est passé devant ma voiture tout seul, il s'était échappé des mains d'une fillette qui sortait de l'école primaire, toute fière encore une seconde auparavant de tenir ledit ballon dont elle ne s'est pas méfiée de sa folle envie soudaine de fuguer pour, pensait-il retrouver la liberté d'un ciel serein!!

Elle a esquissé un pas vers lui avec l'espoir fou de le voir revenir à elle bien docilement mais hélas, il ne lui jetait plus un seul regard, il savait trop bien que sa maman ne lui donnerait pas l'autorisation de lui courir après, le gredin! J'ai vu la tristesse s'emparer d'elle, la petite au ballon enfui, et les larmes affluer tout de suite de là où j'étais comme si je savais déjà toute l'histoire et cela en l'espace de quelques secondes!

Je vous le dis, la vie n'a pas fini de me sidérer, elle ne lâche rien la finaude!

En l'espace d'une poignée de secondes qui ne sont rien pour la vie en question, j'ai vu le ballon traverser la rue non plus en volant mais en rasant le trottoir de l'autre côté de la rue, j'ai vu la liberté avortée pour ce pauvre ballon bleu et puis j'ai jeté un regard à la petite famille qui continuait bravement son chemin, maintenant la petite fille pleurait contre sa maman et le papa marchait devant, je vous avais dit qu'il était là mais qu'il n'avait pas couru derrière le ballon? Peut-être n'a-t-il pas osé, un homme courant derrière un ballon, les autres le scrutant pour voir si cela pouvait être vrai! Il ne pouvait pas, quand même!

Moi, j'étais encore derrière mon volant et je me disais, pauvre petite fille, si seulement j'avais pu rattraper son ballon!! Si un des miens était là, il n'aurait pas manqué de me dire de me calmer, mais là j'étais seule maître à bord de mon bateau ivre, oh, la tentation était trop forte mais un bémol toutefois, ma dose de folie un peu faible en ce matin, je le reconnais! Je ne l'aurais pas fait, voler derrière un ballon à l'heure de l'Angélus, il faut du cran quand la folie te déserte pour diverses raisons...simplement voilà, la vie a plus d'un tour dans son sac, un jour elle te retire tout, la folie avec et le lendemain elle te ramène un ballon bleu docilement alors que tu n'as rien demandé encore moins un ballon et là elle te le tend gentiment, il ne te reste plus qu'à te baisser pour le saisir sous le regard médusé des passants...

Je vous le dis, elle n'a pas fini de m'épater cette vie là!

Donc comme dans un film au ralenti, je me suis vue attraper ce ballon bleu, décider en l'espace d'une autre poignée de secondes si j'avais le temps de courir après la famille qui n'en finissait pas de s'éloigner sur ce trottoir pour ne devenir qu'un point...Bref je n'ai pas hésité longtemps, non pas du tout et je me suis mise à courir avec ce ballon bleu au bout du bras gauche ou droit, comme un prolongement de ce bras, mon jean déchiré et ma chemise nouée, les cheveux aux vents, j'ai dépassé le collège en vérifiant quand même si mon fils n'était pas le témoin honteux d'une maman à la folie retrouvée, et alors j'ai crié "madame!"...

Elles se sont retournées d'un même élan, la fille toujours en larmes et la maman qui la tenait serrée contre elle, j'ai tendu le ballon bleu fugueur repenti à la maman qui n'en croyait pas ses yeux et n'a pu me dire timidement que "merci c'est gentil" et je m'en suis retournée, folle de joie!

Je n'avais pas attrapé la lune ni l' arc-en-ciel, ni même offert une glace mais un ballon perdu, bleu qui plus est, qu'une petite fille avait eu la joie de tenir à la sortie de l'école juste quelques minutes avant qu'il ne se fasse la malle, emportant l'espoir et la joie mêlés avec lui...

Alors oui, j'ai été fière de moi aujourd'hui parce que j'ai fait un geste d'espoir et que cela a illuminé le reste de ma journée, je crois.

D'ailleurs je prends soin de cet espoir et ne laisse personne ternir ma joie et vous savez comment je fais?

Je n'ai raconté à personne d'autres qu'à vous cette fabuleuse histoire.

Ces étiquettes que je te colle...

Le 22 septembre 2016, 08:41 dans Humeurs 19

Quand, victime de mes propres émotions et de mes excès comme tout un chacun, car n'ai-je pas lu ce matin en commentaire de ton article Dounia, que nous sommes tous imparfaits, je disais donc que dans mes excès d'émotions incontrôlables j'avais parlé comme si je connaissais tout de nos ressentis et qu'avec mes mots acérés telle une lame qui ne pardonne pas j'avais décidé hier que décidément je n'aimais pas les lunatiques!!

Lunatiques que soit dit en passant, je semblais ignorer la signification.

Ces étiquettes que je te colle un matin et qui me font autant de peine qu'à vous toutes aussi sensibles que moi devant la vie et finalement, fatalement me renvoient à mes propres faiblesses. 

Je ne me renie pas, je pense que si je ne suis pas lunatique, j'ai par ailleurs de bien grandes faiblesses devant la vie qui me font plier genoux et crier silencieusement ma douleur, comme vous, et que hier forte de ma colère sourde j'ai oublié cette phrase que j'ai fait mienne et qui dit, parle comme si demain ne devait jamais exister....Oui, parle comme si demain mes mots allaient ne jamais pouvoir être excusés par toi, par eux et par tous ceux que, un jour à mon insu j'ai blessés!

Peu importe leur nombre, tous comptent à mes yeux, même mon ennemi. Loin de moi le jugement de chacune ou chacun d'entre vous parce que vous êtes différents de moi, bien au contraire, ce sont nos différences qui font notre richesse simplement parfois un assemblement de mots peuvent vraiment blesser et en cela, je reconnais que j'avais oublié, négligé le pouvoir des mots.

Les mots, je le sais sont terribles et voilà que j'use et j'abuse au titre que je tiens une tribune ici, où est donc passée mon humilité me suis-je dit ce matin, simplement je ne suis qu'une mortelle qui comme vous, se cherche aussi, et non pas comme j'ai pu lire ce matin dans ce commentaire un loup qui cherche d'autres loups pour aboyer avec lui!

Ces étiquettes que je te colle Dounia ma belle, décidément m'ont values bien des déboires depuis hier et si je tiens à m'excuser avec toutes celles qui se disent "lunatiques", je rappelle quand même que la bienveillance reste mon maître mot ici et dans la vraie vie, je vis comme vous, n'est-ce pas, et vivre c'est souffrir et compatir, je crois.

Personne ne possède le mode d'emploi et ce n'était pas le propos de mon article d'hier qui d'ailleurs, je tiens à le préciser reste une façon bien personnelle d'essayer de me comprendre et m'a peut-être ouvert les yeux sur mes intolérances et me fait tout remettre en question car une question me taraude depuis...

Suis-je faite pour cohabiter? Peut-être ne suis-je pas si empathique que je le crois! En tout cas, rien n'est gagné ici, c'est dit!

 

 

 

Ce que j'ai appris des autres.

Le 19 septembre 2016, 08:56 dans Humeurs 6

Moi je crois qu'on ne naît pas à la terre impunément, on vient ici, effectuer un voyage pour un temps donné, afin de nous permettre de créditer notre carte, non pas bancaire mais d'amour, oui d'amour et ce n'est pas si simple. C'est même très complexe!

Car cet amour est si particulier que son sens semble vite nous échapper, dès l'enfance si on y regarde de plus près, mais simplement on l'ignore alors que tout réside dans un amour désintéressé pour l'autre et que tout ne devrait être que de l'amour, pour tout et dans tout.

J'ai bien dit que c'était complexe.

Parce qu'en fait tout est relié et on en revient toujours à cela, certaines personnes sont reliées entre elles par des fils d'or, d'autres par des fils épais et solides, d'autres encore par des fils très sobres mais tous ces fils, de toute façon sont invisibles! Ah mais oui sinon où serait l'intérêt de vivre pour y découvrir que l'amour est la seule issue possible!? Hein? Cela serait trop facile!

J'ai dit trop facile? Jamais assez ici bas, je l'ai appris auprès de ces autres qui me sont reliés par de multiples fils et qui font que j'ai dû apprendre à maîtriser mes colères, mes impatiences pour les remplacer par la tolérance, le calme et le pardon pas toujours accessible à mon esprit trop entier. En un mot, l'amour fut parfois ma seule réponse devant l'imbroglio des relations humaines.

Je crois que je vis pour régler des contentieux hérités d'une autre vie au niveau des relations, voilà c'est dit.

Je voudrais ne pas y croire, je revendique ma liberté entre guillemets de vivre à ma guise, mais les êtres et leurs attentes ou demandes, appelons cela comme on veut, finissent toujours par me rattraper. Parce que nous sommes liés par des fils invisibles, parce que je les aime, j'ai donc appris d'eux que je ne suis pas tout à fait libre, mais libres le sommes-nous réellement, enfermés que nous sommes dans nos idéaux, dans nos corps trop à l'étroit?! Je ne sais plus, je cherche au fond de moi les réponses.

Et les seules que j'ai me laissent pensive et perplexe.

Oui on vient pour s'aimer et cela n'est vraiment pas simple, parce que nous sommes si différents, si contradictoires que lorsqu'on est unis tout peut se déliter en un quart de seconde et que s'aimer devient ardu, une tâche titanesque voire impossible, or je le sens au plus profond de moi, seul l'amour, le vrai, celui qui part du coeur peut faire des miracles.

Pourtant rien n'est simple, voilà ce que j'ai appris des autres, aimer est tel un deuxième souffle chez moi mais rien n'est simple.

Comment aimer la colère qui s'exprime chez l'autre par le verbe haut et vif, par la critique facile, le dénigrement, comment faire route avec l'indifférence qui s'échappe de cette autre personne qu'on est sensé aimer, je dis sensé, parce que l'amour est mon premier regard vers l'autre, un peu comme si parfois je voudrais atténuer sa souffrance de vivre, parce que oui la vie est à la fois une si grande joie et une si grande souffrance, je le crois profondément.

Quand j'étais petite, je regardais le ciel et j'avais une telle allégresse dans mon coeur, je ne peux pas l'exprimer ici, un mélange joyeux d'attente et d'impatience pour tous ces jours qui m'espéraient, qui me verraient évoluer et grandir pour venir vers eux confiante et riante...Et puis tout à coup comme un éclair dans ce fameux ciel serein, les autres, adultes ou pas et leurs petites mesquineries, leur problèmes qui n'en étaient pas et je me revois avec leurs tracas comme un fardeau et mon visage qui perdait toute sa candeur pour ne garder que la trace de leurs soucis, entre mes sourcils! 

Alors oui, ce que j'ai appris des autres, c'est qu'ils peuvent faire la pluie et le beau temps par chez moi certains jours tant et tant que j'en oublie l'antidote, à savoir l'amour malgré tout!

 

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