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Ce que je sais....

Le 16 août 2018, 11:04 dans Humeurs 2

Ce que je sais ...c'est que je ne sais rien. (Socrate)

Plus que jamais ces mots me parlent.....de cette découverte que l'on fait de soi de jour en jour, d'événement en événement.

Ce que je sais ou pensais savoir est désormais enfoui sous mon vécu, sous mes changements qui me laissent perplexe quant à mon savoir et même sur moi. Quand je crois savoir qu'il me faudrait plus de bienveillance pour moi par exemple, l'instant d'après un imprévu vient me démontrer que ce que je crois n'est pas forcément ce qu'il me faut.

Si je me dis que le monde est fou, à cause de ce que je vois autour de moi, la réalité me prouve que je me trompe, que j'ai tort d'être trop sensible ainsi, que tout change et que non, ce qui coule de source n'a plus lieu d'être, les truands sont libres et les innocents en prison, ou un truc comme çà, j'en reste bouche bée! 

Enfin je ne sais rien et parfois je suis soulagée, oui d'avoir lâché prise sur mon savoir être, mon savoir me comporter, mon savoir faire en fonction de la société et de tout ce qu'elle me demande via mes parents, mon employeur, mon compagnon, que sais-je? 

Je suis la liberté depuis toute petite et lorsque la liberté vous choisit, vous n'avez d'autre choix que de la suivre, je vois donc avec ses yeux, le partage et l'amitié sont mes repères, mes mots apaisement et tolérance tels des baumes qui agissent illico presto, je suis moi en toute occasion impossible d'être comme les autres, je n'ai jamais essayé de toute manière, je suis celle qui tend la main en premier, tant pis si je ne sais rien ou tant mieux.

Nous demande-t-on de savoir?

On le croit pertinemment qu'il nous faudrait avoir toutes les réponses, c'est certain, l'école se rappelle à mon bon souvenir mais l'école de la vie elle, me lance un défi à chaque seconde, celui de ne pas rendre ma vie misérable, rien que cela! Je fais de mon mieux et je même si je ne sais rien, je vois à peu près ce que ma vie ne veut pas devenir, ce qu'elle suggère lorsqu'elle me dit que je pourrais bien la rendre misérable si je n'y prends garde. 

Si je m'oublie parce que l'on m'a appris à veiller sur les autres plus que sur moi, si mes rêves deviennent quantité négligeables parce que tout porte à croire que les rêves doivent rester à l'état de rêves, que voilà où cela m'a conduit d'avoir voulu les réaliser d'ailleurs...Si les mots des uns et des autres entament la liberté qui est mienne, c'est comme si je perdais une part essentielle de moi, et alors ma vie pourrait bien devenir une sorte de peau de chagrin.

Car d'accord, je ne sais rien mais je connais mes valeurs, celles qui m'ont construite qui se nomment respect, sincèrité, bienveillance et gentillesse, celles que je choisis envers contre tout, malgé les apparences trompeuses et qui font de moi celle qui doute peut-être de demain mais jamais de ses choix.

Me dire que je ne sais rien à l'heure où tout bascule dans ma vie est une chose mais choisir le bien en toute situation, me méfier de la diffamation et de celui qui s'en sert pour avoir une place au soleil me rend sûre de moi et de ma place ici.

Quand le passé me rappelle que j'ai été maigre...

Le 10 août 2018, 12:16 dans Humeurs 6

Comment ai-je pu oublier cette partie de mon passé? L'écrire n'est pas si simple d'ailleurs mais deux signes me l'imposent, je vous ai dit que je croyais aux signes?

L'un de ces signes est un post de pecheneglantine sur lequel je suis tombée dès que j'ai ouvert la page humeur et l'autre signe concerne une conversation que j'ai eue avec ma cadette aujourd'hui et qui m'a fait retrouver une sensation de déjà vue, oui une sensation de gêne voire même de honte par rapport à une période de mon existence. Ce ressenti m'a amené à me demander comment j'avais fait pour oublier que j'avais été maigre et que j'avais souvent été dans la peur oui, le mot me fait reculer mais si, la peur du regard des autres?

Pourtant dès l'instant où elle m'a parlé d'une amie qui avait surmonté une timidité maladive qui contraignait son existence j'avais instantanément compris l'amie en question, le rejet des autres, les regards sur nos gestes, la peur d'être mal considérée, les maladresses accumulées tant cette peur est plus énorme que l'on pense...

J'ai tout revécu l'espace d'un moment, je suis repartie dans mon passé de maigre, mais avant j'ai cherché d'où me venait ce sentiment de honte de moi que j'avais ressenti un jour dans ma vie.

J'avais oublié que l'adolescente que j'étais n'aimait pas son corps, pire elle l'occultait, ne le regardait pas nu, jamais! Si, si, jamais. Tout était plat me disait mes proches, j'étais trop maigre, je n'avais pas de formes comme le dit si bien pecheneglantine, pourtant si je suis honnête, je dirais que si, j'avais des formes qui me plaisaient à moi, mais hélas pour moi ce qu'on me disait me touchait plus que ce que je ressentais! C'est fou hein?

Pourtant pas si illogique que cela, si on te dit tout le temps que tu es trop maigre, que tes jambes ressemblent à des bois d'allumettes te dit la prof de sport, que te voir en short de ...sport justement choque!! Dis moi ce que tu fais, tu finis par le croire, tu penses alors que tu es anormale puisque différente, c'est trop bête mais si.

Alors tu scrutes tes amies, je ne ressentais pas l'envie mais je les trouvais si, si ...normales quoi! Tandis que moi, j'étais le vilain petit canard qu'il était impossible de ne pas voir tant je faisais tâche, me semblait-il!

Tu n'en parles à personne même pas à ton amie, elle est comme les autres, toi tu es différente, si tu dis une chose banale sur le physique, on te répond que tu es si ...non pas menue ni mince, mais maigre que tu ne peux pas ressentir "çà"! 

J'avais oublié cette période de mes 14 ans, qui a duré une éternité j'ai eu l'impression, de plus à l'époque les vêtements n'avaient pas encore atteint leur vitesse de croisière dans la société de grande consommation si je puis dire et donc je ne trouvais pas de jeans à ma taille, j'étais dans l'obligation de les faire reprendre à l'intérieur des cuisses! J'ai trop envie de rire!

Je ne riais pas à l'époque! Enfin si, le rire m'a sauvée, je l'avoue!

Je n'ai rien fait pour grossir je préfère le dire tout de suite, c'est bien mon regard sur ma personne qui a tout changé!

C'était il y a des années de cela, les diktats de la mode n'étaient pas ceux d'aujourd'hui et on ne parlait pas non plus de formes voluptueuses plus que cela, honnêtement, mais on jugeait toujours aussi fort l'autre qui est en face de soi!

Si j'ai été malheureuse je me suis tournée vers moi et ce que j'aimais faire, écrire des poèmes, raconter n'importe quoi sur mes sentiments, sur la vie, sur mes attentes en elle. Puis certaines amies bienveillantes sont apparues, elles ont lu ce que j'avais écrit, elles ont dit tout le bien que mes mots pouvaient leur faire, j'ai commencé à croire en moi, non pas en mon apparence je le précise....mais c'était un début.

Croire en soi lorsque l'on se croit en déficit de quelque chose de visible est terrible, cela ne s'explique pas avec des mots qui coulent, mais avec des bribes de souvenirs difficiles à extirper de moi.

Je viens d'aller relire l'article bien écrit de Pêche & Eglantine et le mot d'os retient mon attention là, je me souviens d'un poème de Ronsard étudié en classe de seconde et dont le titre m'a marqué, Je n'ai plus que les os, on aurait pu me retourner ses mots j'ai toujours pensé d'où mon amour pour ce grand poète. Parce que oui là où j'ai le plus souffert c'est dans ma famille, on me disait sans ménagement que mes os étaient trop ....saillants, que mes fesses si je m'asseyais sur l'un d'entre eux faisaient mal! Je rigole là en écrivant ces mots mais sur le coup on emmagasine, on ne se dit pas que c'est vrai ni faux!

Plus tard ils font leur effet tels des intraveineuses, plus tard dans la rue, au lycée, chez le médecin, quand tu essaies ton fameux jean et que tu surprends ou crois surprendre le regard que la vendeuse lance subrepticement à celle qui t'accompagne, là tu prends peur et la honte de soi apparaît, honte de se montrer dans tel ou tel vêtement.

Je voyais celles qui étaient aussi minces que moi et qui avaient l'air de bien se porter, elles! Je n'osais pas leur demander, elles avaient un peu plus de tout que moi, lol!

Croire en moi est vraiment venu avec mes mots pour le dire par écrit, avec l'amitié aussi et mon rire, ma verve, moi tout simplement quand j'ai fait abstraction de mon apparence!

Voilà mon témoignage comme un retour en arrière dans mes précieux souvenirs.

Mon essentiel.

Le 10 août 2018, 08:52 dans Humeurs 8

Depuis peu j'ai redéfini mon essentiel.

Vivre est si riche d'aventures et d'expériences, qu'un jour on s'aperçoit que nos envies et nos besoins se confondent  ou nous dépassent. Pire, quand cela arrive, on se rend compte que l'on a des besoins et que le reste ne sont que des envies dont on peut se passer!

Lorsque j'ai accepté cette idée là, j'ai ressenti comme un soulagement, comme si enfin j'étais sur le bon chemin, celui qui mène à moi, seulement moi, celui qui me réapprend à être. Cependant rien n'est simple et je me mentirais si je vous disais que voilà c'était extraordinaire, j'ai découvert le Graal, j'ai fait des sauts de grenouille partout tant j'étais folle de joie!

Ce fut plutôt, après des milliers de questions sur ma vie, j'ai accepté l'autre chemin que la vie me proposait, je dirais....

Ce chemin là, personne d'autre que nous ne pouvons le découvrir, on pourrait nous conseiller de l'emprunter que nous ne le pourrions pas, tant il est si caché à nos yeux, on le déniche au détour d'un incident de parcours, lorsqu'on se croit perdu alors qu'en fait on va enfin croiser le bonheur en personne!

C'est là qu'on abandonne les vieux clichés qui nous suivent depuis toujours, les croyances qui limitent notre vécu, mettent des barricades partout et nous font croire que nous ne valons rien.

Un peu comme si dans cette randonnée imprévue, la vue se dégageait tout à coup, le brouillard se levait et que là sous nos yeux le plus grand des spectacles nous était offert: NOUS!

C'est bien à ce moment précis aussi que je refuse de croire que ce moi est ce que je cherchais, que je dois être heureuse de cette découverte, alors que j'étais sûre de m'être déjà trouvée, que j'étais sûre de m'aimer comme je le voulais.

Vraiment?? Je ne crois pas, non, parce que comment cela se fait-il qu'il me soit arrivé alors de ressentir une sorte de feeling pour moi, un peu comme si je tombais amoureuse...

Sans blague?? Je ne peux pas me contenter de MOI? Si pourtant...

Mon essentiel, celui qui m'a été dévoilé tout dernièrement après des mois de solitude qui m'ont vraiment remodelée et ouvert d'autres horizons c'est bel et bien moi, je crois!

Moi dans ma vulnérabilité avec mes colères foudroyantes sur les incompréhensions de la vie parfois et mes silences avec moi, qui durent tant parfois que je ne me reconnais plus. Et toutes ces nouvelles faces de moi me touchent à un point que je ne peux me trouver qu'à mon goût.....après coup.

Une drôle de rencontre que j'aurais juré avoir déjà fait par le passé,  une vérité que j'aurais défendue bec et ongles il y a peu encore, arguant que je me connais mieux que quiconque et qui me laisse un peu décontenancée, puisqu'il s'agit de moi et de tout ce que j'apprends sur cette personne que je suis, une sorte de reconstruction de ma personne qui renforce mon amour pour moi.

Savoir que je représente cet essentiel est immense.

Mon essentiel se résume donc à tout mettre en oeuvre pour trouver qui je suis réellement, bien sûr qu'ici même j'ai reconnu souvent un peu de la petite fille qui aimait déjà la vie, j'ai fait un retour sur mon enfance pour retrouver l'odeur et les saveurs, mon blog a joué le rôle salvateur de récupérateur  de souvenirs, voilà ce qu'il me fallait ...Mais le reste, l'essentiel justement c'est bien ma vie qui m'a forcé à l'abandon de mon vieux moi, qui a réécrit une autre face de moi dont j'ignorais tout et ce n'est pas terminé, ce n'est qu'un début...

Le fameux Plan que j'avais oublié entre ma vie et moi, entre mon âme et moi, ma mission, est en cours, aussi authentique et fabuleuse, risquée, dangereuse que celle de .....James Bond!

Ma mission là est très très importante, en fait toute notre vie est à nous, or on ne nous le dit pas assez, les magazines en parlent un peu plus désormais mais nous découvrir est bel et bien notre mission, je crois.

J'ai toujours dit que je n'étais pas seulement la fille, la femme, la mère, voilà ce que je vais découvrir à ce moment précis de ma vie, tout commence à nouveau, on est à la recherche de nous et on l'oublie sous les étiquettes que l'on a pris plaisir à nous attribuer hier!

Or, aujourd'hui je pense que je débute une nouvelle ère, je l'avoue, celle de cette nouvelle personne que je suis et que je je viens de rencontrer, rien que çà, cela va être palpitant je le sens....

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