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Je sais la chance que j'ai ....

Le 10 December 2018, 08:49 dans Humeurs 0

Je sais la chance que j'ai d'être qui je suis.

Cette phrase n'est pas de moi mais d'un auteur que j'ai découvert depuis peu, Arun Gandhi qui n'est autre que le petit fils de Gandhi, je lis actuellement un de ses ouvrages qui s'intitule "Le pouvoir de la colère", et je peux juste dire que tout me parle dans ce livre, absolument tout! Déjà si je me suis procuré le dit ouvrage c'est que vraiment la colère m'habite depuis deux ans au moins et le reconnaître n'est pas si peu dire, la colère ne m'a jamais autant habitée depuis ces deux dernières années, je me l'avoue.

Pourtant je sais la chance que j'ai d'être qui je suis, je ne l'oublie jamais, jamais. 

C'est une chance inouïe, une chance formidable de le savoir, de posséder cette espèce de confiance en soi qui te fait dire et penser depuis presque toujours, en tout cas depuis petite pour moi, que oui tu sais qui tu es, oui tu aimes qui tu es. Oui, tu ne te compares pas aux autres et à leurs possessions mais tu t'inspires d'eux à l'occasion pour changer les détails de ta vie, tu partages tes idées volontairement avec ceux qui échangent avec toi aussi parce que tu as compris l'enjeu d'une vie, je crois, que oui.

Je crois que je peux répondre oui à toutes ces formules là, parce que la réussite ou le bonheur de l'autre, appelons cela comme on le souhaite, me fait du bien, oui du bien, comme si voir des êtres atteindre leurs rêves ne pouvait que me conforter en l'espérance de la vie ici. Et cela malgré le fait que les autres autour de moi aient du mal à croire que je puisse vraiment être cette personne. Le plus difficile pour moi n'est pas de les convraincre, de cela je ne m'étais pas rendu compte jusqu'à il y a deux ans justement, non le plus difficile fut de le découvrir je crois, découvrir que je devais prouver à ceux que j'aime que je suis cette personne. Ou pire encore, que depuis toujours on m'imagine différente.

Peu importe, ce que je sais de moi est plus important que ce que l'autre pense de moi.

Mon livre me l'a rappelé ce matin, je sais la chance que j'ai d'être qui je suis, et j'espère que c'est idem pour vous. Nous devrions tous être dans cet état là, se dire que l'on a une espèce de protection spéciale qui nous permet d'effectuer ce voyage insolite ici-bas, avec pour tout bagage, nous, notre esprit et notre coeur comme transmetteur d'intuition,  et pour véhicule notre corps si précieux. Et qu'ainsi parés, nous pourrons faire face au pire qui ne manquera pas sur notre route, comment faire si nous ignorons qui nous sommes?

Je ne dis pas que je suis parfaite, je dis simplement que savoir qui je suis est crucial, c'est à dire cette personne qui sait que toute vie a de la valeur, que toute vie est sacrée, qu'il n'y a pas de couleurs de peau, ni de différences entre nous, mais des fenêtres ouvertes pour partager nos valeurs et être surtout, être...des individus, des personnes qui sont ici pour apprendre jusqu'au bout l'humilité et l'amour.

L'humilité de me dire que toutes les vies ont la même valeur, comme me le dit mon livre,  formidable découverte qu'est ce livre, vraiment je vous le dis, pour moi, en tout cas. Toutes les vies ont la même valeur à mes yeux depuis toute petite, je sais cela je crois, me le répéter aujourd'hui au détour d'une phrase dans un livre, c'est un peu comme si ma vie se mettait à mon niveau pour me dire, "attends deux minutes je vais refaire tes lacets, n'oublie pas qui tu es, tu es déjà toi, tu sais ce que tu as besoin de savoir pour continuer à avancer, toutes les vies ne l'oublie pas ont la même valeur!"

Oui je la vois, ma vie, se baisser jusqu'à moi comme une maman le fait avec son enfant, j'aime être son enfant, parfois, je sens ses mains sur mes chaussures, son souffle sur mon visage d'enfant me dire que je sais qui je suis, avec tout l'amour dont elle est capable plus souvent que je ne le crois. 

Je sais la chance que j'ai de savoir qui je suis, parce que je choisis ma vie en toute circonstance, je choisis de l'aimer dans le bon comme dans le mauvais, et qu' en cela j'ai une chance énorme, je le reconnais, je peux pleurer comme je peux rire de moi, je peux voir le verre à moitié plein malgré le fait d'être encore dans l'ornière, je peux me satisfaire de peu et battre des mains encore, bien que rarement ces derniers mois, mais oui battre des mains devant une surprise de taille! 

Je sais vraiment la chance que j'ai d'être qui je suis, nous reparlerons de ma colère un autre jour, non pas que je fuis mais là n'est pas l'objet de cet article écrit dans l'urgence comme si demain n'existerait pas  et que vous auriez raté cette partie de mon existence!

Ou bien plutôt pour être honnête avec moi, comme si demain je l'aurais oublié, oui, oublié de reconnaître cette chance que j'ai de savoir qui je suis et combien vivre est unique et extraordinaire, une mission sacrée.

Prends soin de toi...

Le 15 November 2018, 07:44 dans Humeurs 0

Prends soin de toi, comme Salut à bientôt, je les entends souvent ces mots là et de plus en plus dans la vie de tous les jours, or il m'est arrivé de me demander si la personne qui les dit, le pensait vraiment, avec son coeur je veux dire!

Ces mots là ne sont pas communs, je les manipule avec précaution, ils me sont soufflés par mon intuition, mon intuition dont je reconnais la timidité dans mes propos, je parle très peu d'elle, ma fameuse intuition!  Pourtant elle est à l'origine de ma personnalité complexe si je puis dire et c'est elle aussi qui bien souvent me conduit à l'autre.

L'autre, qui en me confiant son témoignage de vie quelquefois, ou tout simplement mon ressenti en pensant fortement à lui m'invitera à lui dire, prends soin de toi.

Ce ne sont pas des mots creux, des mots pour dire mon empathie et Dieu sait que ma capacité à me mettre à la place de l'autre parfois me ferait prendre sa place carrément si je le pouvais, mais lorsque justement mes pouvoirs sont stoppés net par la vie de l'autre, je lui dis prends bien soin de toi. Enroule toi sur toi-même, comme dans un grand châle tout doux les soirs d'hiver, n'attends pas de l'autre qu'il devine tes envies et tes besoins, penche toi sur toi, seul avec toi et prends soin de toi en écoutant ton coeur te dire toute l'attention qu'il réclame de toi.

Comme l'enfant qui demeure en nous à jamais. Enroule toi sur toi, comme lui, à l'aube de sa vie foetale, au commencement de tout est l'enfant.  Comme lui qui guette ses parents, qui réclame leur regard, leur approbation pour vivre? Oui longtemps, on guette leur approbation, leur reconnaissance pour l'être que nous sommes censés représenter pour eux. Ai-je le droit de vivre ma vie à leurs yeux?

Tu es important ai-je envie d'insister pour étayer mes propos, pour toi, qui nous le dit cela? Qui me l'aurait dit à moi, que j'émets une lumière bien à moi, dont la couleur et les rayons portent et attirent? Ou encore repoussent et éloignent selon mes humeurs? 

Moi, je l'ai dit à ma cadette dans le week-end prends soin de toi, elle m'a inspiré intensément ces mots là. Jusqu'à aujourd'hui lorsque je pense à prendre soin de moi également, je repense à elle, à son visage quand je lui ai dit de faire attention à elle.

Où est-il écrit que l'autre viendra et prendra soin de nous? Qu'un être saura nous faire rire, nous prendre par la main pour partager avec nous une journée, je veux bien, courir et parler, parler, échanger jusqu'à plus d'heures, oui mais prendre soin de moi, me réchauffer si j'ai froid au nez, aux pieds, j'ai appris de ma vie que cela restait mon domaine. Depuis toute petite en fait, après que j'ai eu froid toute une matinée, je me suis certainement dit que demain, oui demain je m'en occuperais personnellement! Prendre soin de moi, me protéger et me chérir, renouveler ma promesse envers moi moi tout le temps que va durer mon voyage sur terre. Ne prendre que les risques que m'impose ma vie et non pas le dernier défi entre amis pour une gageure sans queue ni tête, savoir reconnaître mes limites comme une protection de moi pour moi, oui prendre soin de moi. 

C'est un tout,  c'est fondamental, c'est ne pas attendre que l'on vienne poser sur mes épaules la veste un peu trop grande qui me fera chaud au coeur, c'est m'en occuper personnellement, j'y tiens! Non pas que je sois prétentieuse ni même forte au delà de tout, mais prendre soin de moi est devenu ma priorité et j'y veille.

C'est aussi simple que cela.

Ma naïveté.

Le 19 August 2018, 14:36 dans Humeurs 4

Je me trouve vraiment mais vraiment naïve dans mes relations avec mes proches et donc par déduction avec le reste de l'humanité.

Je mets énormément de temps pour comprendre que l'autre en face n'a rien à fiche de ma sincérité, de mon inquiétude sur son attente en moi, oui voilà exactement, mon souci quant à l'engagement que je lui fais quand je décide de m'investir auprès de lui. Cela reste vrai dans toutes mes relations, je crois.

Et ce matin plus que jamais je me rends compte de cela. Si je dis que je viens te voir, je viens, si je t'offre mon amitié, elle est indéfectible, si je suis la fille de mes parents, voilà où je veux en venir, je le suis à vie, dans toutes les situations. Mais là n'est pas le problème, le problème est mon aide quand on me le demande sans me donner toutes les informations volontairement, comme de vouloir me faire accomplir le meilleur pour eux mais à mon insu. Donc en me cachant l'essentiel bien souvent on me conduit à m'inquiéter de bien mener la tâche qu'on ne manque pas de me confier, voila le noeud du problème, le mensonge là où il ne devrait y avoir que sincérité.

C'est dit! Je ne comprends pas qu'on puisse me mentir! Quel est l'intérêt? C'est simple, le leur! Ils voient en moi la possibilité de parvenir à leur fin et moi comme il manque un morceau à mon puzzle, je perds du temps en inquiétude, je suis ainsi faite que mon anxiété finit toujours par me rattraper alors que je vaque déjà pour que tout soit fait dans les temps.

Ce qui m'amène à penser que dès lors qu'il y a des liens entre une personne et moi, cela suppose une sincérité sans faille, de ma part déjà et de l'autre personne aussi. Donc, ce matin je nage en plein brouillard...

Je prends tout cela très à coeur, j'y tiens, c'est comme si que depuis tout ce temps là je venais de comprendre que mes parents par exemple, aient mis leurs attentes en moi  et que mes attentes à moi soient bafouées! C'est en tout cas mon ressenti, je vis dans un monde de mensonges, dans le plus insignifiant des échanges entre eux et moi, je le vois bien encore ce matin, il y a des choses qui me sont cachées et ces choses là me renvoient à mon enfance, ou du moins à cette part de mon enfance plus sombre que je ne veux le croire.

De quel droit ai-je envie de crier, oui je peux enfin mettre des mots sur mes sortes d'impuissance devant la non satisfaction qu'ils manifestent parfois lorsqu'ils estiment que je n'ai pas su mener à bien ma mission pour eux! Comment effectivement le pourrais-je, quoique je reconnaisse que je me démène pour rapporter la chose demandée ou faire ce qui a été fixé à l'origine, mais si il me manque leur confiance comment puis-je penser ne serait-ce qu'un instant accomplir ma mission. Mission?

Voilà bien à mon sens un passe-droit que les parents n'ont pas, ma mission n'est pas eux. Je l'avoue humblement pourtant, même si ils ont réussi à me faire croire le contraire pendant longtemps, ma mission ici n'est pas de les servir et si il y a mensonge dans nos relations c'est qu'ils ont omis de me dire combien ils estiment que je leur étais redevable et combien je suis à leur disposition, oui voilà bien le mot. Se servir de moi à volonté. Exactement comme si on m'avait dit si tu nous aimes tu nous aides en tout temps!

Je ne dis pas qu'ils l'ont fait volontairement mais je dis simplement que dans ma situation, cela dure depuis toujours, ils m'ont toujours demandé le plus. Peut-être parce que j'étais l'aînée, peut-être parce que à leurs yeux leur fille ne pouvait que leur appartenir, puérilement vais-je dire, je me devais de leur satisfaire, en tout point.

J'ai tout revu mentalement depuis ce matin, j'ai eu le temps, tout me porte à croire que en choisissant de ne pas me dire la vérité, ils optent pour m'avoir à leur cause, une cause dont j'ignore tout et que je ne cautionne pas à l'évidence.

Tout n'est que mensonge depuis toujours. Appelons les choses comme elles sont, cela ne m'ôte pas l'amour que j'ai dans le coeur pour eux, loin de là, mais cela m'apprend à assainir mes relations actuelles et celles à venir.

C'est un triste fait, mais c'est ainsi. Comment tisser d'autres relations ou du moins, cela ne m'a pas empêché de me faire des amis, d'être très familière et tout mais depuis ce matin, je me dis que c'est un jeu dont je ne connais pas les règles et quand bien même, je ne les aurais pas acceptées de mon plein gré! 

Or quand je regarde notre chemin, à eux et à moi, je me dis que je comprends mieux pourquoi je mets autant d'entrain à vouloir satisfaire tout le monde autour de moi depuis petite, pourquoi je donne ma confiance et même mieux, je veille à répondre présente ou à répondre tout simplement là où d'autres feraient la sourde oreille.

Dans mes relations, je suis celle qui comprend l'autre, qui se met tout le temps à l'autre place pour voir de là bas l'effet que ça fait. Et si je reconnais que mon empathie est innée, et sans commune mesure avec ce que mes parents attendent de moi, je note néanmoins mon aptitude à donner des circonstances atténuantes à toute situation, peu importe que cela crève les yeux que là visiblement je suis le dindon de la farce.

Et cela me touche vraiment d'avoir été aussi naïve. Je ne dis pas que je ne veuille plus de relations, ni même que j'ai perdu ma confiance envers les autres, mais cela me rend lucide tout à coup sur cette sorte de méfiance qui est apparue depuis deux ans et quelques dans ma vie, je me comprends mieux  je vais dire, tout a son importance dans la découverte de soi. Et si ce matin j'ai d'abord été bien remontée contre tout ce stratagème, je me sens bien plus légère maintenant.

Au fond ma naïveté ne me sert-elle pas aussi de rempart contre la méchanceté humaine?

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