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Rendre quelqu'un heureux.

Le 19 juillet 2017, 09:12 dans Humeurs 4

Peut-on rendre quelqu'un heureux? Cette question me tiendrait éveillée si je n'y prenais garde!!

C'est à la suite d'une conversation avec ma fille que ce billet m'est venu et cette conversation avait pour objet le fait de rendre l'autre heureux ou pas dans une relation. Un peu comme une gageure, oui voilà mon mot, un peu comme un défi au temps!

Ai-je réussi cette gageure depuis trente ans et quelques années? En tant que femme amoureuse, ai-je bien pris soin de rendre heureux celui que j'ai reconnu un jour? Dans les épreuves que la vie ne manque pas de nous distribuer, amoureux ou pas, nous sommes nous souvenus parfois de rendre la traversée moins périlleuse pour l'autre ?...Je me pose des questions sur cette capacité qu'aurait un être à rendre heureux une personne et aujourd'hui, je ne me dis pas que j'ai échoué mais effectivement, il n'est pas simple de multiplier le bonheur et la joie de vivre d'une autre personne par 10, autant multiplier les pains!

A l'heure où nous convolions, je dois t'avouer un secret, je n'aurais jamais pensé que j'avais la lourde tâche de te rendre heureux! C'est vrai, réfléchis un peu, qui aurait pu à notre époque prétendre au bonheur comme si notre vie en dépendait?? Je me le demande!

Et toi? T'es-tu demandé un jour si tu devais ou bien même si tu allais parvenir à me rendre heureuse?

Pensait-on vraiment à ces choses là lorsque deux jeunes se rencontraient dans les années 80? ou avant, ou après? Ou bien alors c'était moi, je ne savais pas que rendre l'autre heureux allait être ma mission....Dubitative je suis tout à coup.

Rendre quelqu'un heureux est une phrase pleine de promesses, illuminée d'espoir et teintée de bleu, comme le ciel, comme l'océan, comme les montagnes quand il fait hyper beau, voilà comment je la vois cette phrase si emplie de promesses!

Mais dans la vraie vie, les vraies personnes et leurs sentiments sont quelque peu complexes et alors pour rendre heureux quelqu'un ce n'est pas gagné, c'est même mission impossible je dirai.

Non pas que je ne crois pas en l'amour et en ses pouvoirs magiques, j'y crois, mais je ne suis plus sûre de pouvoir transfuser un peu de ma joie de vivre, de mon bonheur inné, de ma capacité à voir les bonnes ondes en toute chose à l'être que je suis censée aimer.

Mais bien sûr, regardons les choses en face, sans nous voiler la face, nous ne sommes pas dans les romans de la collection Harlequin, qui peut prétendre rendre l'autre heureux à son insu? Au début d'une relation peut-être et encore, quelquefois dès le début sans que l'on sache on se méprend sur l'autre et sur ses attentes, parce que je crois bien que c'est de cela dont on parle ici! Le rendre heureux selon ses attentes du bonheur, selon sa conception de l'amour comme une garantie que l'autre saurait se"vouer" à lui en quelque sorte, s'occuper de lui avec amour et prendre soin de lui. Or je ne suis pas certaine que cela suffise à rendre quelqu'un heureux....

J'ai vu énormément de couples non pas échouer comme des baleines mais presque! Des hommes et des femmes qui restent ensemble toute leur vie mais pour l'un d'entre eux, le bonheur est un mot inconnu. Pourquoi? Parce que nous n'avons pas la même conception de la vie, tout simplement! Ce n'est pas parce que j'aime contempler le ciel ou bien me perdre dans la nature que l'autre aime lui aussi ce genre de plaisir simple qui ne demande rien que de le vivre. Et puis il y a des broutilles, le fait par exemple que l'un des deux ne soit jamais d'accord avec l'autre, qu'il en demande toujours plus, parce qu'il joue à l'éternel insatisfait ou bien juste comme ça!

Mes parents sont ensemble depuis bien longtemps et je peux dire que mon père fait tout son possible depuis que je suis petite pour combler ma chère maman, parfois ça marche et parfois non, d'ailleurs quand je dis ça marche ça ne concerne que le matériel mais l'amour qui relie deux êtres sans que l'un ou l'autre ne s'ennuie jamais, le rire qui rebondit de l'un à l'autre, l'attention qui fait que l'autre se sente en sécurité quelque part, je ne parle pas de cela ici.

Alors que signifie rendre l'autre heureux? Je ne sais pas vraiment, je l'avoue...Aimer oui mais .....le rendre heureux? On tourne en rond là, si le seul fait d'être avec la personne aimée suffisait à le rendre heureux, je le saurais !! Si l'éternel insatisfait ne trouve pas son "bonheur" ou sa quiétude dans les petites choses de la vie, je me dis que ce n'est pas parce que je l'aime qu'il la trouvera!

S'il suffisait d'aimer??? Voilà justement où le bât blesse, l'amour ne suffit pas à rendre l'autre heureux, c'est en tout cas mon sentiment, il y contribue avec la lègéreté du début, avec l'enthousiasme des premiers émois qui rend tout beau mais passés ces moments là, la vie poursuit son rythme et nous arrache le masque qui nous servait de paravent contre notre vérité, celle que l'on se cache et qui veut qu'on aille chercher le bonheur chez l'autre, que nous le prenions pour responsable du nôtre. Et si tout foirait à cause de notre erreur monumentale à vouloir confier à l'autre les clés de notre soi-disant bonheur et bien-être?

C'est vrai, c'est une lourde tâche!

Et quand bien même, comment pourrais-je sciemment penser que quelqu'un détienne ma joie de vivre, mon équilibre et ma propension à aimer la vie. Il y contribue grandement, il me rend plus légère en m'aimant mais me rendre heureuse, c'est un peu de mon fait aussi, quoique là tout à coup je suis arrêtée en plein vol, et pour cause, cette personne là est capable de me rendre malheureuse, de cela j'en suis sûre, alors finalement je ne sais plus trop...

Ou du moins si, je sais que je n'aime pas croire qu'une personne ait ce pouvoir là, celui  de rendre heureuse une autre personne, parce que si elle peut la rendre heureuse alors le contraire est possible aussi et çà, ça me fait peur.

Alors peut-on rendre quelqu'un heureux? Oui malgré tout, ça me scie que j'arrive à cette conclusion après tout ce charabia, oui, je pense que oui, ma personne et tout ce qu'elle a de bien en elle peut apporter du bonheur à l'autre, comme tout un chacun ici donne souvent un sens à la vie de l'autre mais point d'excès me dit une petite voix, comme en toute chose, je dois toute proportion garder et surtout me dire que tout passe, aujourd'hui je participe au bonheur de l'autre mais demain est un autre jour!

 

 

Etre libre, quel boulot!

Le 13 juillet 2017, 08:18 dans Humeurs 6

Tout comme la recherche du bonheur nous cheville au coeur pendant une bonne partie de notre vie, je dirais que vivre libre au quotidien est un autre challenge.

"C'est du boulot d'être libre! Le travail d'une vie. Il faut enquêter, faire le tri dans ses croyances, garder ce qui nous correspond et jeter le reste à la poubelle, et surtout, ne pas se sentir victime! C'est quand on se sent responsable de sa vie qu'on commence à être libre." C'est Michèle Laroque cette talentueuse actrice et réalisatrice qui nous le dit avec ses mots. 

J'adhère. Je suis la parfaite rebelle qui lutte pour la liberté, celle qui dérange, celle qui est hors norme, de toute façon vivre libre est hors norme par nature. Croire en soi et rien qu'en soi, payer le prix ferme et se dire que malgré tout on aura vécu jusqu'au bout notre vie selon nos préceptes et surtout ne pas se sentir victime, jamais, c'est vrai, s'assumer quoiqu'il advienne et ne rien regretter.

Je n'avais jamais réfléchi à tout ceci avant, mais ma vie, depuis un an m'y invite, elle m'invite à revoir mes bases, à ressentir mon vécu et à me poser des questions, les vraies sur le prix que je paie pour avoir voulu vivre libre sans me soucier du jugement des autres et de ce qu'ils pensaient de moi et si parfois je suis trop malheureuse et même un peu larguée par ma chère vie, je reste néanmoins certaine d'avoir eu raison de croire en la liberté pour moi.

Libre, comme le vent qui se soucie peu des jugements des uns et des autres, libre comme la bienveillance qui me caractérise, comme les mots de réconfort qu'il m'appartient de donner à l'autre qui croise mon chemin  pas très assuré lui même ces derniers mois, mais peu m'importe. Libre est le mot qui me sied le mieux, libre non pas comme une femme sans sentiments  mais plutôt comme celle qui n'a jamais eu besoin de l'approbation de l'autre pour exister et pour avancer.

Pour mettre en oeuvre les grandes missions de ma vie, pour élaborer mes plus grandes oeuvres si je puis dire, celles qui me tenaient à coeur, celles pour lesquelles battait mon coeur, il me fallait cette grande alliée qu'est la liberté, alors bien sûr là où la liberté a dicté sa loi, le jugement n'est jamais bien loin.

Oui, la vie n'est pas toujours facile mais pour la femme otpimiste que je suis qui se croyait à l'abri de ce genre de cliché, qui se pensait indéboulonnable, il m'a été donné de vivre l'autre face de la vie pour que je sache, que je témoigne de la vie dans tout ce qu'elle a de plus difficile, le jugement de l'autre sur ma vie à un moment crucial de ma vie et ce que j'ai découvert suite à ce bouleversement, à savoir  la liberté, oui quoiqu'il arrive, la liberté est toujours au bout de ma route, c'est fou mais c'est ainsi.

Encore plus lorsque la traversée du désert est éprouvante, alors la liberté est encore plus précieuse à mes yeux. Toutes les entraves d'une vie n'y font rien, toute petite à travers la religion déjà puis plus tard à l'adolescence, la liberté m'a toujours choisie, c'est comme ça que je la vois et non pas le contraire, elle m'a demandé le maximum et je n'ai pas regardé derrière moi, j'ai tout offert.

Je retrouve la jeune femme qui luttait âprement contre les superstitions et autres réjouissances tenaces inculquées tout au long de l'enfance, ancrées depuis toujours en elle, la jeune maman effrayée par les histoires de grand-mère mais attachée cependant à laisser s'exprimer la liberté qui la porte vaille que vaille, sous les regards désapprobateurs de sa famille! En quoi est-il si difficile de vivre libre, pourquoi? N'est-ce pas tellement plus simple et plus reposant de ne pas se croire indispensable à l'autre? 

Et bien c'est compliqué paraît-il! L'autre en face dans sa petite vie bien rangée selon ses préceptes devrait y trouver son compte mais non, il n'aime pas forcément la différence que vous affichez lorsque vous dites que cela vous importe peu puisque chacun fait comme il sent, non il n'aime pas que vous parliez au nom de la liberté.

Oui, la liberté dérange, le mot liberté est soumis à des contraintes, en son nom, il est interdit d'être libre et même qu'on ne doit pas faire n'importe quoi. Même moi, il m'est arrivé de me dire que j'avais eu tort, moi la rebelle insoumise, la folle éprise de liberté tant que je ne dérangeais que moi pourquoi il me serait interdit de vivre ma liberté?

Et bien non, je dérangeais, la vie me l'avait en quelque sorte signifié, les âmes bien pensantes pouvaient se réjouir, j'avais perdu la bataille, jamais je n'aurais dû me sentir libre et heureuse de l'être, jamais je n'aurais dû la proclamer, ma chère liberté, cela faisait tellement longtemps qu'ils attendaient ma reddition!

Les gens normaux et raisonnables aiment tellement la capitulation de ceux qui sont différents des autres, de ceux qui parlent avec respect de la vie des autres et de la liberté comme fidèle compagne!

Parce que si aujourd'hui, je ne sais pas grand chose il y a néanmoins une chose essentielle que j'ai apprise, c'est que lorsque l'on est épris de liberté on respecte encore plus la vie de l'autre, oui c'est çà on se sent humble devant la vie des autres, quels qu'ils soient. On connait le prix de l'effort fourni pour vivre libre!

 

Toutes ces questions que je me pose...

Le 30 juin 2017, 10:18 dans Humeurs 2

Toutes ces questions pour lesquelles je n'ai pas de réponses vraiment et qui ne me laissent pas un instant de répit quelquefois.

Des questions folles sur la façon  que l'on a de percevoir l'autre dans la vie de tous les jours!

Pourquoi on opte pour le jugement de l'autre par exemple, lorsqu'on ne comprend pas la vie de celui d'en face ou la personne qui est différente de nous, on décide donc qu'elle n'est pas bien et on le dit tout haut. 

Pourquoi est-ce si difficile pour les êtres que nous sommes de ne pas juger son prochain, de ne pas pouvoir se mettre un instant, une seconde à la place de l'autre?

Pourquoi trouve-t-on toujours un soutien d'une personne quelle qu'elle soit dans la médisance et pas autant que lorsqu'on apporte une aide à l'autre? C'est vrai, j'entends et je vois la facilité avec laquelle on prend plaisir involontairement à dire notre inquiétude pour l'autre à n'importe qui en fait, à converser sur sa vie sous le prétexte fallacieux qu'on serait inquiet pour lui!

Pourquoi on dit tout haut qu'il n'a que ce qu'il mérite quand un chagrin vient lui chatouiller les pieds et que signifie ce mot mériter? 

Oui, mériter c'est quand lorsque petite ma maman me punissait ou me donnait la fessée en me disant que je l'avais méritée, et ce mot me laisse un mauvais goût comme si on ne méritait que le mauvais du coup et les jours heureux, moi je ne veux pas qu'on vienne me dire que je les mérite, parce que je vous le demande qui mérite quoi ici? 

Tout cela me taraude mais surtout une chose, parfois une personne pas forcément sympa traverse une difficulté quelconque et là, on est enclin à dire de cette personne qu'elle a mérité ce qu'il lui arrive....et là je vous avoue mon incompréhension.

Mériter! Serions-nous dans le secret des Dieux? Détiendrions-nous le Saint-Graal?

Toutes ces questions qui me trottent dans la tête veulent jouer une farandole de mots pour leur donner vie ...ici justement!

Parce que voyez-vous, non je ne comprends pas tout. Je ne suis pas obligée de tout comprendre non plus, me dit-on souvent, tout comme je réfléchis trop sur tout, les gens n'ont que ce qu'ils ont souhaité aux autres...à ce qu'il paraît.

Mais moi, je me demande juste pourquoi tous autant que nous sommes nous n'arrivons pas à nous entraider quand il le faut en laissant de côté notre façon de voir les choses.

Pourquoi abuse-t-on ainsi en mal de la parole qui nuit? 

Pourquoi?

Pourquoi après avoir étudié les grands faits de l'Histoire ne nous apprend-on pas depuis l'enfance à nous respecter les uns les autres, à apprécier les différences de l'autre, à tendre la main à l'autre dans la difficulté ou dans la joie...à accepter l'autre pour ce qu'il est, sans jugement. 

Pourquoi nous laisser dire du mal depuis toujours, la parole est tel un couperet dans certaines situations. 

Pourquoi ne nous apprend-on pas à aimer tout simplement? N'est-ce pas la meilleure réponse à tout dans ce monde? Et si notre cher bonheur que l'on cherche partout était à ce prix? 

Parce que moi qui me pose autant de questions, j'ai appris que le bonheur je le fais, avec mes mots, mon sourire, mes gestes, je le donne à l'autre pour mieux le retrouver multiplié! Oui j'aime bien multiplier les petites choses agréables de la vie en les distribuant.

 

 

 

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