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Je viens d'une autre planète.

Le 10 avril 2017, 12:50 dans Humeurs 5

Il m'arrive de penser que je viens d'une autre planète.

Que je ne suis pas d'ici, mais sommes-nous d'ici, tous autant que nous sommes, nous arrivons tous un jour d'une autre contrée, avec dans nos yeux des pensées pour un ailleurs inconnu de ceux d'ici.

Et si je pleure sur cet ailleurs c'est parce qu'une part de ce que l'on nomme bonheur ici bas, une part de ce bonheur qui me tient à coeur est resté là bas.

Alors je crois que l'on court tous à la recherche de ce qui n'existe pas ici, cette part là.

Je crois.

Et aussi que le bonheur en fait se cache au fond de nous et que dès notre naissance nous détenons une parcelle de ce bonheur qui nous est personnelle et différente de celle de notre voisin par exemple. Tant de questions resteront sans réponse dans cette vie, aussi il me plait de croire que de là d'où je viens ils m'attendent avec impatience et bienveillance ces "âmes guides" qui manquent à ma vie ici bas.

En parler par écrit c'est me raconter une histoire bien plus vieille que moi, qui me connait sûrement plus que je ne me connais moi même. C'est accepter de me laisser guider par cette histoire dont j'ai des réminiscences comme des flashs pour me rappeler que je suis avant tout une âme en voyage dans un corps de fille.

Mes doutes, mes peurs, mes joies, mes douleurs comme de mes décisions inexplicables sont en partie liées à cet endroit que j'ai laissé pour vivre toutes ces expériences que j'appelle la Vie.

Toutes ces expériences que j'ai préparées avec ceux qui m'aiment et qui savent réellement qui je suis, j'aime à le penser, j'aime croire en cela, j'ai rencontré des traces d'eux ici à travers mes lectures, à travers mes mots sur ce blog, ou encore dans mon rire, dans mes pleurs lorsque je ne comprends plus rien.

A chaque fois que j'ai accepté de donner la vie à mon tour, j'ai eu comme l'impression de reprendre contact avec eux. Oui, parfois accepter de donner la vie sans se poser de questions, sans se dire que non décidément je ne peux pas et que les conditions ne sont pas top, fût juste. Il a été juste d'accepter d'ouvrir une fenêtre entre ceux qui savent qui je suis et le pourquoi de ce voyage ici.

Ce fût juste de me reconnecter avec l'humilité de mon âme. Comme de regarder le ciel au crépuscule et me dire qu'il y a des secrets entre lui et moi et qu'à cette heure là, il me semble les lire à travers les nuages.

Ne pas écouter la raison mais vivre la folie plus que de raison, est à mon sens la plus belle forme de relation que j'ai avec ceux qui savent des choses que j'ignore de moi et qui veillent sur moi de cette planète oubliée de moi!

Alors oui, je dis oui à la vie dans toute son authenticité, il n'y a plus d'épreuves, plus de douleurs, plus de chagrins ni de mauvais moments, il n'y a plus d'erreurs ni de mauvaises décisions ni d'occasions ratées, de disputes et d'incompréhension, il ne reste que le voyage et ce qui fait ce voyage, rien d'autre.

Alors oui j'ai fait des enfants, oui, j'ai dit oui une nouvelle fois même quand tout était incertain et en disharmonie entre nous, parce que oui nous nous étions donnés rendez-vous ici bas pour accomplir ce voyage ou un bout de ce voyage ensemble....Parce qu'à chaque fois que je croise le regard d'un nouveau-né je me dis qu'il m'apporte des nouvelles de cette planète lointaine, qu'il se souvient encore et que nous nous étions donnés rendez-vous. Et lorsqu'il pleure, je comprends son chagrin et le manque d'eux.

Parce que tout n'est qu'incertitude de notre point de vue, comme cette montagne d'où je suis assise et d'où je crois voir une ville? un pays? Mais peut-être n'y a-t-il rien de tout ceci, peut-être que ce que je crois être une ville n'est qu'une autre montagne....

Je ne connais pas tout, est le sentiment que j'ai après de longs mois de difficultés et si je m'en sors au fil des jours et que je reprends non pas les rênes de ma vie mais que je marche à nouveau dans les pas de ma vie,  c'est que l'Amour seulement est venu à bout de mes réticences, de mes peurs et de mes douleurs. 

Pour l'avoir tant écrit et tant ressenti, peut-être en étais-je venue à me sentir sûre de moi, peut-être avais-je oublié combien on est testé ici sur cet Amour en question et peu importe sa forme et si j'ai vacillé, j'ai reconnu l'empreinte de ceux qui me guident, une nuit, à travers les étoiles de la voûte céleste et j'ai décidé de me laisser porter par eux.

Parce que je viens d'une autre planète et qu'il est bon de me le répéter lorsque je ne comprends plus rien, que la colère envahit mon coeur avec raison d'après moi mais que je la sais si mauvaise conseillère, que je m'égare...

Est-ce bien la ville ou le pays que j'aperçois de ma montagne? Moi qui viens de cette contrée dont les souvenirs me portent les nuits de pleine lune ou encore les jours de pluie ....lorsque mon âme me cherche dans le dédale de ma vie.

Trois ans déjà.

Le 27 mars 2017, 19:43 dans Humeurs 9

Aujourd'hui le blog a eu trois ans.

Trois ans déjà et je l'ai oublié.

Oublié parce que occupée à renouer avec mes mots depuis peu, à les soupeser désormais pour ne pas trop me dévoiler, pour ne pas me laisser aller à autant de confidences qu'auparavant. La vie est passée par là.

Avant étaient les envolées lyriques, les folles cavalcades sur ma vie et moi et mille et un détails sur mes goûts et mes préférences.

Avant étaient mon inspiration sans borne, mes commentaires bienveillants et mes relations privilégiées avec beaucoup d'entre vous. Non pas que j'ai perdu l'envie de commenter ni même de venir vous parler mais aujourd'hui ma vie me réclame sur tous les fronts et lorsque je passe vous lire, j'ai encore mille choses à penser ou à faire.

Avant était le plaisir sans fin de m'écrire ici, de me raconter, de vivre au rythme de mes mots et de leur valse qui faisait tant battre mon coeur. Aujourd'hui le plaisir semble revenir doucement mais il a été très malmené, tellement que j'ai vraiment voulu tout arrêter, simplement je me suis donné un temps pour chaque chose.

Demain est un autre jour est désormais ma devise et aujourd'hui le blog a donc trois ans.

Je me revois il y a trois ans de cela, cherchant un hébergeur sur mon smartphone et écrivant mes premiers articles sur le fameux smartphone pour cause de panne d'ordi. Je ressens encore mes tâtonnements et mes peurs de ne pas susciter de l'intérêt sur une telle plateforme que HC, oui, jamais il ne m'avait effleuré pouvoir y tenir trois ans et être sélectionnée soixante dix-huit fois!

Chacune de mes sélections a d'ailleurs représenté beaucoup à mes yeux et m'a énormément apporté.

Tous vos j'aime m'ont portée comme une star et tous vos Tag m'ont fait vibrer, je dois bien le reconnaître! D'ailleurs mon premier Tag m'a tellement transportée que j'ai cru que je n'y survivrais pas tant je n'y croyais pas!

Oh vous avez veillé sur moi, il n'y a pas à dire, vous m'avez réservé de bien belles surprises tout comme je veux croire que je vous en ai fait de même! 

Vous dire MERCI me semble si inapproprié mais je n'ai pas trouvé mieux pour l'instant que ce simple petit mot pour vous dire combien j'ai aimé vous apprendre ici, vous découvrir et me découvrir également à travers vous toutes et tous.

J'ai vécu ces trois années avec cette vibration bien personnelle à l'écriture qui fait que lorsque l'on pose des mots sur ses ressentis on se sent après comme en phase avec soi. 

J'ai vécu ces trois années énormément de choses irréelles, incroyables, des aventures joyeuses et rocambolesques parce que c'était vous et parce que c'était moi et que l'on s'était bien trouvés!

J'ai apprécié vous avoir à mes côtés à chaque seconde, à chaque doute ou au contraire à chaque grande joie de mon existence qui si je me souviens bien était quotidienne, et le reconnaître aujourd'hui est pour moi un vrai moment de plénitude et de bonheur.

Ces trois années m'ont été indispensables et essentielles pour me connaître un peu plus, pour me guérir à travers mes mots et vos vécus et pour apprendre à m'aimer de mieux en mieux, si je puis dire, en reconnaissant mes priorités.

Alors ce soir je ne sais si l'aventure se poursuivra encore longtemps et pour combien de temps mais je veux encore y croire et c'est pour me motiver que j'ai apporté quelques petits changements ici et là et qu'une nouvelle banière agrémente désormais ma page!

Je profite d'ailleurs de cet anniversaire pour remercier chaleureusement Carmen du Blog de Carmen pour son offre généreuse concernant cette si jolie et bien pensée bannière qui reflète bien mon nouveau "moi"! Carmen comme beaucoup d'entre vous me rappelle que je peux toujours compter sur votre amitié quoiqu'il arrive et cela me fait chaud au coeur et je tenais à vous le dire!

Voilà c'est tout ce que je voulais que vous sachiez en venant vous annoncer que mon blog avait trois ans déjà aujourd'hui et surtout merci encore de me lire et de me rester fidèle, sans vous, bloguer n'aurait pas la même saveur exquise! ;)

 

Quand on me blesse...

Le 27 mars 2017, 12:52 dans Humeurs 0

....Avec des mots acérés, des mots échappés et lâchés comme des bêtes hideuses prêtes à dévorer tout ce qu'elles pourraient trouver sur leur chemin, aveuglément, et que je me méprends d'abord sur leur intention parce que pour moi il est inconcevable de blesser l'autre gratuitement. Alors que le pouvoir des mots est un jeu entre les êtres que nous sommes et que je semble l'ignorer ne change rien.

Et leur pouvoir est terrible. Je le connais moi aussi mais je me fixe une limite inconsciemment je crois, il y a les mots que je ne censure pas, des choses qu'il me faut dire pour ne pas m'étrangler et d'autres que je ne dois absolument pas prononcer sous peine de tuer l'autre en face. Les limites sont essentielles.

J'ai souvent été sidérée de voir combien la puissance des mots jetés comme des pavés pouvaient défigurer une relation et je n'ai toujours pas compris comment deux êtres qui s'aiment peuvent se détruire à coup de mots. Comment cela est-il possible? Ne connait-on pas le mal que l'on fait à l'autre quel qu'il soit en lui disant des mots définitifs?

Pourquoi ai-je cette drôle d'impression d'être poussée dans mes retranchements parfois par les mots de l'autre? Et surtout pourquoi ces mots peuvent-ils tout changer un jour jusqu'à me faire voir la vie d'une couleur fade? Jusqu'à me faire penser sur l'instant que je ne vaux rien aux yeux de l'autre et que par conséquent rien de ce que j'ai vécu avec cette personne n'est vrai!

Il y a encore quelques mois j'écrivais ce texte là  que je viens de parcourir à l'instant et je me demande encore comment ces mots qui étaient alors les miens, qui m'inspiraient si bien ce souffle de vie me sont devenus aujourd'hui si étrangers?!

En les relisant il y a quelques minutes, je ne me suis pas tout de suite reconnue, est-il possible que je sois la même personne, que j'ai été animée de ce souffle sacré qui me portait à transmettre mon énergie et que je suis aujourd'hui également la même personne qui peine à trouver sa respiration.

Oui, je suis un peu des deux, simplement entre temps, un raz de marée appelé les liens ou alors les mots (maux?) de ceux qui me sont liés m'ont renversée...littéralement ou enfoncée peu à peu, je ne sais pas bien l'expliquer.

L'écrire ici alors que je ne m'en croyais pas capable jusqu'à peu est un peu un moyen pour moi de trouver une explication au désamour qui me frappe depuis, à nos liens distendus et presque cassés désormais.

Et cette phrase me revient alors, parmi tant d'autres, parle comme si demain ne devait pas exister pour ôter la peine que tes mots ont infligé à l'autre. Parle comme si tu ne pouvais jamais rattraper les paroles qui ne doivent pas être jetées en pâture entre deux êtres.

Parce que nos mots sont parfois porteurs de maladie et que là où ils se posent, ils peuvent assassiner ceux qu'ils touchent. Leur venin appelle un chagrin innommable, dont le nom d'ailleurs est tant chargé d'énergie destructrice qu'à la fin j'en connais qui sont morts de l'avoir prononcé! 

Les mots prennent de drôles de forme selon que l'on veuille guérir, aimer ou fusiller, l'intention est à la source de tous nos maux. Pourtant ne dit-on pas que les mots que tu gardes en toi peuvent te tuer? Oui mais dans la vraie vie, tout est à double tranchant, je crois. Autant que je peux m'éclater un maximum avec mes mots de joie et de délire, ne me censurant qu'avec peine, autant je peux m'éteindre doucement si on m'assène avec force certaines paroles déchirantes et blessantes.

C'est ainsi que lorsque ployant sous la peine de certaines grandes tornades qui passent sur nos vies, les mots de ceux qui comptent pour nous peuvent nous anéantir plus gravement que les tornades en question, fussent-elles à répétition.

Et c'est comme cela qu'on en vient à moins aimer, à ne voir que des maux là où naguère on ne voyait que l'espoir du lendemain....Parce qu'il s'agit d' une mise à nu de soi par des êtres que l'on croit connaître, que l'on veut aimer coûte que coûte et qui nous coûte justement notre confiance en nous.

Parce que déjà à l'aube de toute relation il m'arrive de tressaillir désormais lorsque j'entends certains mots, nous avons de drôles de façon de faire entre nous les êtres, je le reconnais et je ne cautionne pas du tout. Aujourd'hui après des péripéties dont je me serais bien passée, comme si on me demandait mon avis, j'ai appris une chose, c'est que lorsqu'un mot me choque ou me dérange à l'aube d'une relation c'est qu'il ne faut pas insister. Je me dis que les mots traduisent bien l'être tel qu'il est, si il est en phase avec lui et bien dans sa vie, ces mots ne le trahissent pas, alors qu'au contraire si cette personne se cherche ou traverse je ne sais quelle tempête intérieure, que puis-je réellement pour elle si à travers ses mots, je sens poindre l'animosité?

Nos mots de colère ou d'incompréhension face à l'autre n'engagent que nous, voilà ce que j'ai appris, l'autre en question ne sait rien du tumulte qui nous agite, des tempêtes qui nous perturbent et il ne peut en aucun cas devenir notre souffre douleur, or la vie n'a de cesse de nous faire mirer un peu de nous en l'autre, l'effet miroir qui tue toute relation au final.

Quand on me blesse avec des mots acérés, moi qui sais si bien manipuler les mots, qui les aime si fort en temps normal, j'avoue rester sans voix parfois, n'écoutant que le bruit de mon coeur me marleter que je suis si nulle.

Alors oui, je pense sincèrement que les relations humaines sont capables du pire dans ces cas là.

 

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