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Cette audacieuse que je suis parfois.

Le 30 novembre 2016, 10:55 dans Humeurs 6

Je ne sais plus quand j'ai eu l'idée d'écrire un article sur nous, les audacieuses, mais j'ai retrouvé un carnet avec une phrase et ce mot là, audacieuse, et j'ai eu envie de me faire un clin d'oeil! 

Parce que oui j'aime quand je suis en mode audacieuse et penser que je le suis parfois me fait du bien quand rien ne va.

Moi j'aime quand j'enfile ma panoplie de l'intrépide, de celle qui fonctionne à l'instinct et au culot, qui ose l'impensable et se permet l'insensé, moi j'aime faire partie de celles qui se mettent en avant sans réfléchir aux conséquences ou alors seulement après et si aujourd'hui je ne fais plus partie des audacieuses comme j'aime nous appeler, c'est que pour l'instant la vie en a décidé autrement!

Oui je l'avoue tristement à cause des aléas de la vie, l'audace m'a délaissée, ou alors c'est moi, je ne sais plus, pourtant je ne suis pas femme à me lasser trop vite, nous formions depuis toujours une belle équipe elle et moi!

Avec elle je ne m'ennuie jamais, elle me stimule, elle me pousse à sortir des sentiers battus! Quoi? C'est vrai, combien d'entre nous pouvons nous vanter de ne jamais nous ennuyer, moi je le peux, au lycée je pouvais danser seule avec elle, des après-midis entières lors d'une fête!! Mes amies en étaient pliées de rire et rien que le fait d'y penser, j'ai envie de faire une petite danse de la joie juste pour moi!

Savoir qu'une audacieuse sommeille en moi depuis toujours me rassure dans les moments un peu moins folklorique de mon existence...C'est comme si j'enclenchais un petit appareil qui me projetait des années en arrière ou quelques mois à peine, et que sur l'écran de mes souvenirs apparaît cette autre moi que j'affectionne particulièrement.

Comme moi elle aime le rire et ce zeste de folie qui nous sied si bien à toutes les deux, elle aime surprendre l'autre moi, celle que je suis en ce moment, telle que je la connais elle pourrait bien faire des siennes un de ces jours malgré ce que j'en pense actuellement! Oui parce que au fond de moi, je sais que j'en appelle à sa fantaisie pour contrer les mauvais tours immanquables de la vie.

La vie qui pourtant sert si bien nos intérêts quelquefois!

Comme toutes les fois où elles ont fait de moi ce qu'elles voulaient toutes les deux, complices et têtues ma vie et l'audacieuse que je suis! Elle n'en rate pas une,  les fêtes impromptues que la vie parfois généreuse nous a offertes, mon audace s'en est emparée en m'intimant l'ordre de ne pas me poser de questions! Ma mobylette, mes livres les plus inspirés sur les mystères du monde, les couchers de soleil les plus grandioses découverts alors que je ne m'y attendais pas du tout, les fous rires les plus fous surtout quand ils sont partagés, les risques et les défis les plus inopinés parce que décidés par la vie, oui l'audacieuse qui m'habite a su les saisir au vol!

Elle a su faire de chaque instant de vie une belle tranche de rigolade, d'une partition banale une belle mélodie, je reconnais avoir besoin de son énergie, de son charme ravageur qui me transforme en amazone intrépide, se riant d'elle parce que oui je n'ai plus peur lorsqu'elle prend les rênes....

Car oui cette audacieuse que je suis parfois a le don unique de me faire oublier mes multiples peurs et je sais que quoiqu'il arrive, je peux compter sur elle, même quand je me refuse un instant de joie, je sais qu'elle veille et saura saisir l'opportunité sans mon consentement, parce qu'elle sait s'y prendre et que animée par elle, je suis....galvanisée!

Cela étant dit,  je reconnais que lorsqu'elle prend le pas, il faut pouvoir la suivre, l'énergie dépensée est égale à sa prestation et parfois il se peut que je ne réponde pas assez vite à ses suggestions et alors elle s'en va sur la pointe des pieds en me laissant comme un goût de regrets et de déception pour ne pas avoir voulu goûter à toutes ses friandises.

C'est que cette audacieuse que je suis parfois a décidément l'audace de me manquer....un peu beaucoup ces derniers temps!

 

 

Quand les conflits sont nécessaires...

Le 24 novembre 2016, 10:13 dans Humeurs 13

Ce matin il a plu et parfois la pluie, surtout celle du matin, me laisse songeuse. Un peu comme si j'étais au spectacle, un spectacle qui ne se raconte pas vraiment tant la pluie garde un petit côté secret et magique à mes yeux, depuis que je suis petite. Le spectacle de ce matin de jeudi m'a laissée quelques questions sur moi et ma façon personnelle de vivre ma vie.

Comment la vivre sans conflits perpétuels, est l'une de ces questions que la pluie m'a offerte.

Je vous ai déjà dit que je n'aimais pas les conflits?

Non? Je n'aime pas du tout les conflits, mais souvent lorsque je pense à cette phrase que je dis lorsque je n'ai pas envie d'en découdre, je me dis que la personne en face de moi peut être amenée à penser que je me débine! Oui, que je n'assume pas mes dires ou mes opinions tranchées....Ou bien encore que je n'ai pas le courage d'en débattre, que sais-je...

Pas grand chose sur ce qu'on pense de moi ou du moins je fais celle qui ne comprend pas mais je vois très bien l'instant précis où l'autre va dégainer son arme de choc pour me dire que si je ne veux pas en parler c'est parce que je suis outrée d'être critiquée!

Voilà, critiquée, et parfois j'ai envie de répondre que critiquer pour critiquer ne fait rien avancer du tout, par contre échanger des arguments avec bienveillance et discuter est toujours possible, simplement l'autre peut ne pas l'entendre ainsi et le conflit est lancé!

Que je le veuille ou non, de toute manière, le conflit fait partie de ma vie, depuis ma plus tendre enfance!

Je viens d'une famille dans laquelle le conflit règne en maître, dans les moindres détails, à la moindre chose tout devient sujet à discussion et donc peut faire naître un conflit. Rien n'est harmonieux dans nos rapports, bien que depuis toute petite je veuille réconcilier l'irréconciliable, je m'avoue grande perdante aujourd'hui encore lorsqu'il s'agit d'échanger entre nous.

Et si souvent je dis que je n'aime pas les conflits, c'est que je me rappelle des réunions de famille houleuses, des discussions à table ou sans table à n'en plus finir, des commérages sur tel infime détail de religion ou autres sujets sensibles qui en écorchaient plus d'un, je me souviens des battements de mon coeur devant la colère noire qui emportait tout sur son passage et défigurait celui ou celle que je croyais connaître!

Et pourtant dans ma vie de tous les jours depuis que je suis adulte, je me rends compte que quelquefois le conflit est nécessaire pour m'apprendre à mieux me connaître, à me fixer des limites dans ce que je peux supporter ou du moins accepter. Dans ma façon d'être tout simplement!

Je rêve d'une vie sans conflits néanmoins, je me fiche d'être critiquée, je n'ai pas à me justifier de mes pensées ni même de mes actes tant que je ne mets pas les autres en danger, et si il y a bien une chose sur laquelle je veille, c'est celle-là.

Mais rien n'est simple dans les relations et si auparavant j'avais le vent en poupe et que j'aimais débattre sur tel ou tel sujet jusqu'à pas d'heure, la vie m'a changée à travers mon histoire ou alors mon histoire qui s'écrit au fur et à mesure que les pages de mon existence se noircissent de mes aventures vécues me dicte les priorités.

Et désormais discuter telle opinion de l'un ou de l'autre ne fait plus partie de mes priorités. La vie me tire par la main furieusement et me demande de regarder sans discuter s'il vous plaît dans des directions qui réclament urgemment mon attention.

Il semblerait, vu ce que je ressens! Parce que oui, je ressens l'urgence parfois de clarifier certaines situations bancales, certaines décisons en attente d'être prises et alors ma question de ce matin revient en force, vais-je devoir passer par un conflit pour désamorcer la bombe?

Et souvent c'est oui, hélas oui, le conflit est bel et bien nécessaire lorsque j'ai laissé la situation en question prendre son aise.

Le conflit entre alors en scène et me met devant cette part de moi qui le déteste en me demandant d'assumer la situation et en réglant le problème à ma manière mais avec obligation de résultat!

Me voilà donc obligée d'en finir en acceptant le conflit et en comprenant la leçon, ce qui n'est pas toujours évident, cela dit quoique je fasse, je suis confrontée un jour ou l'autre au conflit!

Je vous ai dit que je détestais le conflit? Peut-être devrais-je l'apprivoiser avec justesse?? J'ai dit justesse?

 

 

J'en ai ri....

Le 16 novembre 2016, 19:17 dans Humeurs 10

Je reconnais avoir pris le parti d'en rire.

Oui, après vous avoir avoué dans mon article d'hier combien le mot grave avait plusieurs consonances chez moi, je reconnais aujourd'hui que chaque cas grave de mon vécu n'avait pas la même résonnance que pour quelqu'un d'autre, et que si souvent j'ai pris le parti d'en rire à la face du monde, au fond de mon coeur j'en ai pleuré.

Les tourments et les peurs nous en avons tous mais devant eux nous ne sommes pas égaux, et souvent le fait de me dire que ce n'est pas grave m'aura permis non pas de dédramatiser une mauvaise nouvelle, mais bel et bien de la surmonter. 

Pas tout de suite toutefois, tout de suite là lorsque survient l'accident par exemple qui m'aura fait un visage méconnaissable pendant quelque temps, je ne vois que le côté grave de mon existence, l'avant et l'après, j'entends battre mon coeur lorsque je croise mes yeux dans le miroir le premier matin qui suit cette transformation, j'entends les questions des autres et leurs regards empreints de pitié ou de commisération, oui tout de suite là  je reconnais la signification du mot grave...Mais j'ai des ressources propres à moi qui me permettent de masquer les battements de mon coeur, de ne pas croire que c'est moi dans le miroir, j'ai une force insoupçonnable qui me conduit à accepter celle que je suis devenue, pour un temps ou pour une vie, je ne me pose pas la question, c'est grave et je n'y peux plus rien.

Simplement, passés les premiers  jours, j'oublie le mot grave, j'oublie que je ne sais pas comment je vais vivre avec ce nouveau physique, je vis et c'est mon vécu qui va m'apprendre une nouvelle version du mot grave dans cette histoire là et à chaque fois que j'entendrais dans l'avenir, mon coeur cogner avec rudesse jusqu'à me faire perdre l'équilibre , je revivrais ce combat inédit où l'inconnue c'était moi et ma façon de gérer la gravité de la chose.

C'est pourquoi voyez-vous parfois on peut penser que rire d'une situation ou en négliger le sérieux de la situation en question ne peut qu'apporter une légèreté à l'importance que l'on donne aux choses, et si je n'ai pas toujours pu appliquer cette manière de faire dans toutes les fois où je me suis crue finie, souvent pourtant ma vie m'a incitée à lâcher prise en agissant non pas avec désinvolture mais avec une infinie bienveillance vis à vis de moi qui avais déjà vécu des choses indicibles et sérieuses....en ayant l'apparence joyeuse et insouciante!

Ce qui ne voulait en aucun cas dire que je maîtrisais le côté grave, bien au contraire, au fond de mon coeur je ne parvenais pas à croire que je donnais le change, je me regardais de loin et je me demandais où diable étais-je allée puiser toute cette fausse énergie??!! Mais c'est ainsi que je fonctionne.

Et si je ne l'accepte pas, quelle autre alternative j'aurais, au vu de certaines catastrophes qui me sont tombées dessus parfois!

Rire est mon bouclier, sourire est mon armure et la dérision est ma politesse face au désarroi des autres devant les tourments de la vie, non nous ne sommes pas égaux face à eux, tant d'entre nous sont anéantis, alors parfois je reconnais avoir pris le parti d'en rire!

Où est le mal?

Celui de passer à côté des choses à revoir ou à corriger, certes, puisque parfois je piétine du coup, je peux même être amenée à repasser deux ou trois fois par la même épreuve mais devrais-je pour autant réduire à zéro cette part de moi qui me permet de me dire que ce n'est pas grave et que la vie veille? Je ne sais, oui ou non, je n'ai pas effectivement la science infuse de ceux qui savent et croient maîtriser leur vie, moi je ne sais pas, j'attends la réponse de ma vie.

Moi je crois en l'impossible et en l'Invisible, en ce qui ne s'explique pas et en l'illogique, et bien que cela paraisse incompatible, je me laisse bercer par ma musique intérieure toute ma vie durant.

Voilà ce dont je suis sûre depuis toujours, je ne suis jamais seule et j'entends la voix de mon coeur me murmurer des réponses que je suis certaine de savoir déchiffrer. Même quand je lis vos commentaires bienveillants sur mon refus du mot grave dans certaines situations vécues de mon existence, je reste persuadée que tout arrive parce que le but est plus grand que nous et que nous l'ignorons.

Voilà. C'est ainsi que je vis ma vie parce que quelque part au fond de moi, je sais qu'on me dit qu'on me protègera de mes manques...peut-être et que le rire et la légèreté peuvent être ma thérapie quelquefois.

 

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