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Trois ans déjà.

Le 27 mars 2017, 19:43 dans Humeurs 1

Aujourd'hui le blog a eu trois ans.

Trois ans déjà et je l'ai oublié.

Oublié parce que occupée à renouer avec mes mots depuis peu, à les soupeser désormais pour ne pas trop me dévoiler, pour ne pas me laisser aller à autant de confidences qu'auparavant. La vie est passée par là.

Avant étaient les envolées lyriques, les folles cavalcades sur ma vie et moi et mille et un détails sur mes goûts et mes préférences.

Avant étaient mon inspiration sans borne, mes commentaires bienveillants et mes relations privilégiées avec beaucoup d'entre vous. Non pas que j'ai perdu l'envie de commenter ni même de venir vous parler mais aujourd'hui ma vie me réclame sur tous les fronts et lorsque je passe vous lire, j'ai encore mille choses à penser ou à faire.

Avant était le plaisir sans fin de m'écrire ici, de me raconter, de vivre au rythme de mes mots et de leur valse qui faisait tant battre mon coeur. Aujourd'hui le plaisir semble revenir doucement mais il a été très malmené, tellement que j'ai vraiment voulu tout arrêter, simplement je me suis donné un temps pour chaque chose.

Demain est un autre jour est désormais ma devise et aujourd'hui le blog a donc trois ans.

Je me revois il y a trois ans de cela, cherchant un hébergeur sur mon smartphone et écrivant mes premiers articles sur le fameux smartphone pour cause de panne d'ordi. Je ressens encore mes tâtonnements et mes peurs de ne pas susciter de l'intérêt sur une telle plateforme que HC, oui, jamais il ne m'avait effleuré pouvoir y tenir trois ans et être sélectionnée soixante dix-huit fois!

Chacune de mes sélections a d'ailleurs représenté beaucoup à mes yeux et m'a énormément apporté.

Tous vos j'aime m'ont portée comme une star et tous vos Tag m'ont fait vibrer, je dois bien le reconnaître! D'ailleurs mon premier Tag m'a tellement transportée que j'ai cru que je n'y survivrais pas tant je n'y croyais pas!

Oh vous avez veillé sur moi, il n'y a pas à dire, vous m'avez réservé de bien belles surprises tout comme je veux croire que je vous en ai fait de même! 

Vous dire MERCI me semble si inapproprié mais je n'ai pas trouvé mieux pour l'instant que ce simple petit mot pour vous dire combien j'ai aimé vous apprendre ici, vous découvrir et me découvrir également à travers vous toutes et tous.

J'ai vécu ces trois années avec cette vibration bien personnelle à l'écriture qui fait que lorsque l'on pose des mots sur ses ressentis on se sent après comme en phase avec soi. 

J'ai vécu ces trois années énormément de choses irréelles, incroyables, des aventures joyeuses et rocambolesques parce que c'était vous et parce que c'était moi et que l'on s'était bien trouvés!

J'ai apprécié vous avoir à mes côtés à chaque seconde, à chaque doute ou au contraire à chaque grande joie de mon existence qui si je me souviens bien était quotidienne, et le reconnaître aujourd'hui est pour moi un vrai moment de plénitude et de bonheur.

Ces trois années m'ont été indispensables et essentielles pour me connaître un peu plus, pour me guérir à travers mes mots et vos vécus et pour apprendre à m'aimer de mieux en mieux, si je puis dire, en reconnaissant mes priorités.

Alors ce soir je ne sais si l'aventure se poursuivra encore longtemps et pour combien de temps mais je veux encore y croire et c'est pour me motiver que j'ai apporté quelques petits changements ici et là et qu'une nouvelle banière agrémente désormais ma page!

Je profite d'ailleurs de cet anniversaire pour remercier chaleureusement Carmen du Blog de Carmen pour son offre généreuse concernant cette si jolie et bien pensée banière qui reflète bien mon nouveau "moi"! Carmen comme beaucoup d'entre vous me rappelle que je peux toujours compter sur votre amitié quoiqu'il arrive et cela me fait chaud au coeur et je tenais à vous le dire!

Voilà c'est tout ce que je voulais que vous sachiez en venant vous annoncer que mon blog avait trois ans déjà aujourd'hui et surtout merci encore de me lire et de me rester fidèle, sans vous, bloguer n'aurait pas la même saveur exquise! ;)

 

Quand on me blesse...

Le 27 mars 2017, 12:52 dans Humeurs 6

....Avec des mots acérés, des mots échappés et lâchés comme des bêtes hideuses prêtes à dévorer tout ce qu'elles pourraient trouver sur leur chemin, aveuglément, et que je me méprends d'abord sur leur intention parce que pour moi il est inconcevable de blesser l'autre gratuitement. Alors que le pouvoir des mots est un jeu entre les êtres que nous sommes et que je semble l'ignorer ne change rien.

Et leur pouvoir est terrible. Je le connais moi aussi mais je me fixe une limite inconsciemment je crois, il y a les mots que je ne censure pas, des choses qu'il me faut dire pour ne pas m'étrangler et d'autres que je ne dois absolument pas prononcer sous peine de tuer l'autre en face. Les limites sont essentielles.

J'ai souvent été sidérée de voir combien la puissance des mots jetés comme des pavés pouvaient défigurer une relation et je n'ai toujours pas compris comment deux êtres qui s'aiment peuvent se détruire à coup de mots. Comment cela est-il possible? Ne connait-on pas le mal que l'on fait à l'autre quel qu'il soit en lui disant des mots définitifs?

Pourquoi ai-je cette drôle d'impression d'être poussée dans mes retranchements parfois par les mots de l'autre? Et surtout pourquoi ces mots peuvent-ils tout changer un jour jusqu'à me faire voir la vie d'une couleur fade? Jusqu'à me faire penser sur l'instant que je ne vaux rien aux yeux de l'autre et que par conséquent rien de ce que j'ai vécu avec cette personne n'est vrai!

Il y a encore quelques mois j'écrivais ce texte là  que je viens de parcourir à l'instant et je me demande encore comment ces mots qui étaient alors les miens, qui m'inspiraient si bien ce souffle de vie me sont devenus aujourd'hui si étrangers?!

En les relisant il y a quelques minutes, je ne me suis pas tout de suite reconnue, est-il possible que je sois la même personne, que j'ai été animée de ce souffle sacré qui me portait à transmettre mon énergie et que je suis aujourd'hui également la même personne qui peine à trouver sa respiration.

Oui, je suis un peu des deux, simplement entre temps, un raz de marée appelé les liens ou alors les mots (maux?) de ceux qui me sont liés m'ont renversée...littéralement ou enfoncée peu à peu, je ne sais pas bien l'expliquer.

L'écrire ici alors que je ne m'en croyais pas capable jusqu'à peu est un peu un moyen pour moi de trouver une explication au désamour qui me frappe depuis, à nos liens distendus et presque cassés désormais.

Et cette phrase me revient alors, parmi tant d'autres, parle comme si demain ne devait pas exister pour ôter la peine que tes mots ont infligé à l'autre. Parle comme si tu ne pouvais jamais rattraper les paroles qui ne doivent pas être jetées en pâture entre deux êtres.

Parce que nos mots sont parfois porteurs de maladie et que là où ils se posent, ils peuvent assassiner ceux qu'ils touchent. Leur venin appelle un chagrin innommable, dont le nom d'ailleurs est tant chargé d'énergie destructrice qu'à la fin j'en connais qui sont morts de l'avoir prononcé! 

Les mots prennent de drôles de forme selon que l'on veuille guérir, aimer ou fusiller, l'intention est à la source de tous nos maux. Pourtant ne dit-on pas que les mots que tu gardes en toi peuvent te tuer? Oui mais dans la vraie vie, tout est à double tranchant, je crois. Autant que je peux m'éclater un maximum avec mes mots de joie et de délire, ne me censurant qu'avec peine, autant je peux m'éteindre doucement si on m'assène avec force certaines paroles déchirantes et blessantes.

C'est ainsi que lorsque ployant sous la peine de certaines grandes tornades qui passent sur nos vies, les mots de ceux qui comptent pour nous peuvent nous anéantir plus gravement que les tornades en question, fussent-elles à répétition.

Et c'est comme cela qu'on en vient à moins aimer, à ne voir que des maux là où naguère on ne voyait que l'espoir du lendemain....Parce qu'il s'agit d' une mise à nu de soi par des êtres que l'on croit connaître, que l'on veut aimer coûte que coûte et qui nous coûte justement notre confiance en nous.

Parce que déjà à l'aube de toute relation il m'arrive de tressaillir désormais lorsque j'entends certains mots, nous avons de drôles de façon de faire entre nous les êtres, je le reconnais et je ne cautionne pas du tout. Aujourd'hui après des péripéties dont je me serais bien passée, comme si on me demandait mon avis, j'ai appris une chose, c'est que lorsqu'un mot me choque ou me dérange à l'aube d'une relation c'est qu'il ne faut pas insister. Je me dis que les mots traduisent bien l'être tel qu'il est, si il est en phase avec lui et bien dans sa vie, ces mots ne le trahissent pas, alors qu'au contraire si cette personne se cherche ou traverse je ne sais quelle tempête intérieure, que puis-je réellement pour elle si à travers ses mots, je sens poindre l'animosité?

Nos mots de colère ou d'incompréhension face à l'autre n'engagent que nous, voilà ce que j'ai appris, l'autre en question ne sait rien du tumulte qui nous agite, des tempêtes qui nous perturbent et il ne peut en aucun cas devenir notre souffre douleur, or la vie n'a de cesse de nous faire mirer un peu de nous en l'autre, l'effet miroir qui tue toute relation au final.

Quand on me blesse avec des mots acérés, moi qui sais si bien manipuler les mots, qui les aime si fort en temps normal, j'avoue rester sans voix parfois, n'écoutant que le bruit de mon coeur me marleter que je suis si nulle.

Alors oui, je pense sincèrement que les relations humaines sont capables du pire dans ces cas là.

 

Respirer.

Le 23 mars 2017, 14:40 dans Humeurs 5

Ce matin j'ai eu besoin de me relire. De venir ici comme en villégiature pour respirer un bol d'air pur.

Mon blog, ma page, mes écrits, ce matin je suis possessive on dirait....Non, simplement un besoin urgent de respirer un peu de moi, de retenir mon souffle devant mes mots libérateurs et optimistes d'alors et de me dire que je suis cette fille là aussi, celle qui diffuse une certaine lumière à certaines heures de sa vie.

Parce que ce matin je suis en mode rebellion, la colère gronde dans mon coeur, la lumière est floue, le diffuseur est pâle, je suis en apnée. Le mot est adapté à mon ressenti. Plus rien n'est à sa place il me semble, tous mes repères ont disparu et parfois j'ai peur d'exagérer.

Pourtant non, je n'exagère pas, il y a des situations qui vous conduisent plus loin que d'autres, tout gronde en moi pendant qu'une petite voix me guide avec bienveillance en me mettant en garde contre moi justement et mes incompréhensions existentielles.

J'ai perdu de ma superbe, je suis revenue de mes folles digressions, de mes écrits fous pour rire, des mots jetés n'importe comment pouvus de joie. Pour l'heure je vis à la minute près et j'en oublie de respirer...

Mon rire ne s'est pas éteint mais il est comme inanimé ou bien il sonne faux,  je n'ai pas envie d'écrire ni d'être lue, pourquoi faire, qui a envie de lire la morosité ambiante? J'ai juste envie de me replier sur moi, sans le faire pour autant, puisque je cours et que je vis ce que la vie attend de moi, ne jamais perdre de vu que tout avance, peu importe le sens dans lequel, peu importe que je trouve le paysage triste, mon voyage est en cours.

Au fond de moi, se terrent ma joie de vivre, mon bonheur d'exister, mes rires fous et salvateurs, mes provisions de folies en cascade, au fond de moi se terrent mes richesses invisibles à mes yeux, si invisibles que je viens ici pour les sentir et les revivre...

Toutes mes lectures me reviennent, tous ces fidèles compagnons conteurs de vie, témoins d'existences  tumultueuses et rocambolesques qui se substituent presque à ma propre vie d'aujourd'hui, tantôt je crois me voir danser avec leurs mots, tantôt je crois vivre l'intensité de ces histoires avec une telle véracité que j'en suis toute retournée....Alors ce n'était pas pour de faux, les livres qui m'ont accompagnée le savaient-ils qu'ils me montraient les chemins à emprunter et comment me comporter selon le vécu??

Le savaient-ils? Oui. Je crois en ces sortes de solutions prévues par la vie pour amortir, dirais-je le choc émotionnel....qui me laissent un brin désappointée malgré tout. Malgré tout, parce que je suis si lasse de devoir faire face à une péripétie de plus, parce que tout ce en quoi je crois m'échappe depuis six mois au moins, toute ma belle philosophie qui n'en est pas puisque je suis ce que je crois, je ne m'impose pas cette croyance, je suis elle, cette philosophie qui veut que je sois ici en mission, pour terminer ce que je dois, que je suis reliée à un Tout et que ce Tout est beaucoup plus grand que je ne le comprenne... à certaines heures de ma vie et que je doive me fier à Lui.

Lorsque j'y repense, je sais au fond de moi que tout était prévu sur ma route pentue pour mon vélo sans freins quelquefois, et que oui mille fois oui les livres étaient tels des fanions sur cette route comme les êtres qui devaient m'apporter tant d'eux ou pas, mais m'apprendre une chose essentielle à ma vie, alors oui à l'écrire ici m'apaise et peu à peu ma colère se dissipe.

Alors....lorsque...

La brume se lève sur ceux qui croient me faire du tort parce que je leurs permets de le croire, je retrouve la magie qui a précédé ma naissance à la terre, la magie est partout, il faut bien regarder, nous dit un film qui m'a tant parlé, les films aussi possèdent la magie, celle de ma mémoire antérieure qui me dit que tout enfant porte en lui un miracle... Nous sommes des voyageurs en route vers notre destin mais attention, là où nous cherchons la lumière, les ténèbres se mobilisent...

Alors...je renoue avec mon âme celle qui me nourrit depuis la toute première seconde et sa lumière comme par ricochet rebondit sur moi et sur toutes les choses qui semblaient dormir dans les sous-bois de mon existence chahutée. Tout alors reprend vie et s'illumine comme un fait extraordinaire pour que l'Univers puisse me permettre de mener à bien ma mission si sacrée à mes yeux.

Et j'accepte lentement que tout soit accompli, je laisse derrière moi la colère qui s'évanouit peu à peu...j'avais oublié les pouvoirs de l'écriture sur mon esprit révolté contre la réalité. J'ai dit réalité là? De quelle réalité s'agit-il, je me demande parfois si tout cela n'est pas qu'une vaste expérience, si je suis pas testée en permanence et si le jeu de rôles qui régente tout ici ne me confond pas....

Dubitative je suis à la fin de ce texte...

 

 

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