Créer mon blog M'identifier

Retourner sur la première page du blog

A quoi je sers?

Le 28 juin 2017, 15:45 dans Humeurs 2

Ce "à quoi je sers" c'est mon fils qui me le demande un matin où le soleil nous nargue de ses premiers rayons. Ce genre de matin où tout semble n'être qu'espoir rien que dans la façon qu'a le ciel de farder ses nuages d'une subtile couleur de rose orangé. Tant et si bien que je reste admirative devant le grandiose spectacle.

A quoi je sers? me demande-t-il tout à coup sans prévenir, alors que je suis sous hypnose pour cause de lumière orangée venue du ciel et ces quelques mots me réveillent abruptement pour me rappeler que depuis que le monde est monde, les Hommes ces êtres pensants que nous sommes se sont posé un jour cette question là, qui sommes-nous, où allons-nous et pourquoi sommes-nous ici?

Pourquoi je vis, pourquoi je meurs, le SOS d'un terrien en détresse?

J'ai quitté des yeux le ciel comme à regret et je lui ai dit, à quoi tu sers mon châton? Un peu lourd le "châton" pour un futur homme de 14 ans, je vous l'accorde volontiers mais je suis sa maman et ce rôle là me donne le droit de l'appeler comme je veux!  

Et puis de vous à moi, j'avoue que pour gagner du temps lorsque nos enfants nous posent une colle il faut tout tenter et même provoquer une réaction d'effroi de sa part lorsque "châton" me sort de la bouche! Mais en ce matin lumineux je vais devoir trouver la réponse à sa question, il attend sans rien dire.

INCROYABLE!

Je répète pour lui et aussi pour me permettre de réfléchir, à quoi tu sers? Puis je me rassieds pour mieux digérer la question et je lui dis...mais ne me le dis-je pas à moi surtout?

Que oui, nous sommes ici pour vivre l'expérience de la vie sous l'angle de l'amour, sous l'éclairage de l'amour.

Que oui, notre naissance même et son essence à lui vient tout droit de mon amour pour la vie, le sacré de la vie en toute chose.

Que c'est par amour que nous sommes tous ici à nous poser des questions sur l'existence et le bon sens de celle-ci dans les jours sombres.

Que aimer c'est ne pas juger les autres, ni penser en mal de l'autre quel qu'il soit et que vivre c'est aussi et surtout apprendre de soi tous les jours de son existence jusqu'au bout en faisant confiance à celle qui nous abrite, la vie.

Le but de notre venue sur terre fut une de mes premières questions d'adolescente, je m'en souviens bien et il est en cela mon digne fis je le reconnais! Parce que si ses soeurs se sont posé un jour ce genre de questions là, elles se sont bien gardées de me la poser à moi! Alors que lui du haut de ses 14 ans fraîchement célébrées, voici déjà le SOS du terrien en détresse que j'ai bien failli ne pas prendre au sérieux!

Bien grand mal m'en aurait pris, il est toujours bon de me rappeler le sens que je veux donner à ma vie.

Une question d'apparence anodine d'un de mes enfants c'est un peu comme une piqûre de rappel de ma vie pour me demander si je l'aime toujours autant et si je vais savoir décrypter ses messages, si l'amour est bien mon centre d'intérêt dans ma vie et si je saurais le transmettre. 

Saurais-je le transmettre?

Mes quatorze ans à moi furent prétexte à nourrir mon imagination en lecture de tout genre, à voir la vie qui grouillait dans tout et à calmer mes colères qui me laissaient impuissante devant celle que j'étais et qui changeais à vu d'oeil me faisant dire que je n'avais pas choisi la vie, que mes parents avaient décidé à ma place....

Puis mes quinze ans sont venus apaiser tout ce remue ménage pour me donner une place, la mienne, comment l'ai-je perçu? Mon regard sur les choses de la vie, tout est dans la façon de les regarder et j'avais choisi le meilleur en tout. Je crois. Là où d'autres insistaient pour y voir le mauvais, le calcul ou les méfaits moi j'apprenais à y voir le moins mauvais voire le bon de la situation. Mais j'ignorais encore que l'amour serait mon guide, tout ici se dévoile au fil de la vie.

Alors oui, comme une sorte de renouvellement de voeux, la question de mon fils sur le sens de sa vie vient à point me rappeler que je me dois à ma vie, on l'oublie si souvent, occupés que nous sommes à aimer l'autre mais s'aimer et prendre soin de nos souvenirs, de nos ressentis et de notre équilibre est tout aussi précieux que tout le reste.

Rien que pour ça, je sais à quoi je sers, à quel point ma venue ici vivre un voyage palpitant par beau temps comme par gros temps était une aubaine, oui une aubaine pour celle qui aime les défis que je suis.

Combien j'ai aimé m'être fidèle, à mes grands principes et à mes choix, me jeter à coeur perdu dans l'amitié, dans l'amour et attendre des lendemains extraordinaires certains jours plus gris. 

A quoi servons-nous? Nous sommes ici pour croire en notre amour et le laisser s'exprimer.

 

Et si c'était ma nature...

Le 27 juin 2017, 11:42 dans Humeurs 4

...De ne pas chercher vengeance, de ne pas être toujours dans la compétition avec l'autre pour un oui ou pour un non, de ne pas être malveillante et d'être par contre plus ou moins gentille de nature?!

Et si c'était ma nature? Me disait ma fille hier, juste après une soirée dans laquelle on lui aurait fait remarquer son excès de gentillesse, feinte ou vraie cette gentillesse? Et les gros mots, oui les gros mots, c'est sûr qu'elle n'en disait jamais vu la gentille qu'elle était....Quant à se mettre en colère, alors là, pas de mystère, la colère n'existait pas chez ma fille d'après eux! 

Les gens se posent de drôles de questions lorsqu'une personne est gentille,(trop gentille?), et qu'ils ne comprennent pas le pourquoi de cette gentillesse, serait-ce une monstruosité de la nature d'être gentille depuis toujours?

Je pense que oui.

On nous apprend à nous battre, à ne pas nous laisser faire dès l'enfance, à avoir de la "personnalité", non pas à devenir une personne animée de bonnes intentions, non pas à écouter l'autre le temps d'un instant nous parler de sa vie et lui dire des mots de sympathie et d'empathie, d'ailleurs qui connait encore ce mot?

Je me souviens de cette anecdote que je n'aurais jamais voulu avoir vécu. Ma fille était en grande section, la dernière petite classe de la maternelle quand sa maîtresse m'a attrapée un matin pour me dire.....qu'elle n'avait pas de personnalité!?? Elle avait 5 ans!!

Moi, un rien m'affecte, je le reconnais, non pas à cause de ma supposée gentillesse mais plutôt à cause de ma sensibilité innée et exacerbée, aussi lorsque j'ai entendu sa maîtresse me sortir une telle ineptie, je suis restée .....sans voix, je vous le promets, ça m'arrive aussi. Je n'ai pas cru à mes oreilles, elle m'a donné des exemples de tel ou tel enfant et je me suis demandé laquelle de nous deux avait un problème, elle et ses principes sur les enfants ou moi qui ne saisissait pas bien la signification du mot personnalité tout à coup. Je crois que ce matin là j'ai quitté l'école très....perturbée et incrédule.

Ce que j'ai fait? Je n'ai rien dit à ma fille surtout, hé quoi? J'allais lui demander de faire montre de personnalité? WTF? Non mais vraiment, je me voyais mal lui "apprendre" cette qualité prisée par sa chère maîtresse tant appréciée par la petite fille de 5 ans qu'elle était, non je ne lui ai rien dit, j'ai opté pour la connexion de mon esprit avec l'Univers Invisible, entendez par là que j'ai prié à ma façon.

Lorsque je suis démunie je prie! Tout s'est bien terminé, je vous rassure, la maîtresse en question m'a fait des excuses au bout de la semaine mais je ne crois pas que c'est ainsi que je voyais la scolarité de ma fille. Depuis, j'ai appris que non la gentillesse n'est pas bienvenue en collectivité, j'ai appris qu'on apprenait aux enfants la délation quelquefois, que l'on pouvait discréditer les dires d'un élève par rapport à un autre mais pour ce qui est de bienveillance, point trop n'en fallait.

Je me suis remise de tout çà, j'en suis revenue, vais-je dire, pourtant au fond de moi demeure une foultitude de questions quant à la nature des êtres que nous sommes tous ici. 

C'est la même petite fille aujourd'hui adulte, qui me demandait hier si c'était elle qui avait un problème ou les autres avec sa gentillesse? Et être gentille supposait-il se laisser faire en tout temps, sans jamais s'énerver ni même proférer quelques gros mots et se mettre en colère? C'est elle qui me fait remarquer que sa bienveillance envers tout un chacun lui réservait quelques surprises de taille parfois sur le chacun en question! Et aussi combien tout un chacun pour ne citer qu'eux se demandaient si cette gentillesse était bien vraie?!

Ce matin, je la revois petite et déterminée, colèrique parfois mais apprenant de sa soeur aînée non pas à être gentille mais à ne pas blesser inutilement les uns et les autres, comme j'ai voulu le leur inculquer, aurais-je eu tort?

Je me défends de penser à une telle chose!! La gentillesse n'est rien d'autre qu'une seconde nature chez certaines personnes, on apprend à ne pas se laisser faire en grandissant, en vivant telle ou telle aventure mais en aucun cas, je ne regrette un seul instant d'avoir appris à mes enfants l'indulgence pour l'autre en face et la bienveillance en toute chose, parce que si on réfléchit au pourquoi de notre venue ici, on va immanquablement parler de l'amour qui devrait naviguer des uns aux autres.

Immanquablement! Et si mes filles ne le ressentaient pas elles aussi, elles auraient fait autrement, je les connais, nous sommes elles et moi tel des vases communiquants! Et j'aime cette image là! Qui fait de nous des porteuses d'amour.

Quand j'apporte un peu de mon écoute à l'autre, quand je mets de côté mes peurs et ma méfiance pour échanger un peu de mon parcours juste pour la ou le réconforter devant ce qu'il ne connaît pas, je donne un peu de moi en bien et cela me suffit, cela suffit à me rendre heureuse, pourquoi devrais-je m'en priver?

Si je laisse parler l'intensité de mon amour pour l'autre? N'était-ce pas ce que nous étions venus faire ici?

 

 

Sans papa le jour de la fête des papas.

Le 23 juin 2017, 11:05 dans Humeurs 6

Hello! Aujourd'hui je veux vous parler d'un sujet qui me tient à coeur, comme tous les sujets abordés ici allez-vous me dire, oui mais un peu plus que d'habitude.

C'est un sujet sensible, ultra sensible à mes yeux tellement que je me demande comment je n'ai pas eu la bonne idée d'en débattre avec vous jusqu'ici!

Nous voilà bientôt une semaine après la fête des pères, cette fête qui, loin d'être simplement commerciale est une fête qui est censée donner une place de choix aux papas ce jour là. Autant que la nôtre nous offre un moment privilégié pour dire et vivre notre joie d'être un jour devenue une maman....grâce à l'amour de deux êtres. Je laisse de côté volontairement les cas particuliers pour ne garder que l'amour entre deux êtres.

Donc, je reprends...Grâce à l'amour que j'ai ressenti pour un homme, amour que j'ai laissé grandir et mûrir avec passion, patience et folie, la conception d'un petit être un jour s'est profilée. Tout d'abord dans notre esprit, puis s'est infiltrée entre nous, dans nos discussions jusqu'à faire corps avec le mien pour naître à la vie quelques mois plus tard sous les projecteurs de notre émotion à tous les deux.

Deux protagonistes fiers de l'être et du petit être issu de notre folie. Voilà pour le décor planté là où il faut pour commencer à vous parler de ce qui me tient à coeur. 

Coeur comme le coeur de tout problème quand un jour il surgit, parce que de nos jours, il ne manque pas de surgir, ce fameux problème de l'amour qui s'enfuit ou bien autre chose, mais quoiqu'il arrive il y a séparation là où hier encore il y avait lien et unicité.

Tout alors bascule parfois dans un sordide réglement de compte tel que moi, pourtant prolixe en imagination, je ne peux l'imaginer. J'ai entendu des choses incroyables sur le fait que certaines d'entre nous prenaient nos si chers bambins en otage de notre délaissement ou désamour et les privaient avec hargne et délectation de leur cher papa en ce jour si spécial qu'est la fête des pères et je suis restée baba! 

Pourquoi? Oui pourquoi me suis-je longtemps demandé? Dans quel but, à quel dessein saugrenu? 

Je ne parle pas de droits, et pourtant je le devrais, mais je préfère parler d'amour. 

L'amour a toujours été un sujet de prédilection pour moi, je peux en parler sans fin, sans tabou et sans mal parce que l'amour selon mon ressenti auquel je me fie en toute circonstance, est tout, il est bonté, patience et générosité, il ne se consume pas dans les jalousies, il est délicatesse et ne se conduit pas de manière inconvenante, ni ne cherche ses intérêts, il est dévouement. Il n'envisage pas le mal, il est innocence, de même qu'il ne se réjouit pas de l'injustice mais prend plaisir à la vérité, il est sincérité.....(Epîtres aux Corinthiens- Apôtre Paul)

Et je pourrais vous en parler toute la journée, alors oui je me suis posé mille questions sur ce qui nous animait quand tout à coup la séparation entre deux personnes qui se sont tant aimées survient. Et je n'ai pas trouvé les réponses puisque je ne suis pas à leur place, seulement spectatrice du pire parfois. Comment en arrive-t-on à une telle extrémité je veux dire, après avoir aimé?

Comment devient-on insensible à la douleur indicible des enfants que l'on arrache à leur papa? J'en ai connus qui pleuraient toute une journée d'école devant l'incompréhension de la séparation en question. Cette histoire de grandes personnes qui se comportent pire que des enfants qui eux détiennent la vérité de l'enfance.

Mon hyper sensibilité se vautre dans son imagination pour essayer de comprendre tout cet imbroglio, je vous l'avoue d'où mon article de ce jour.

Une semaine après la fête lorsque je lis au détour d'une info que ce cher Brad aurait passé cette journée sans ses enfants, je vous avoue ....mon désarroi et mon incompréhension devant l'amertume des lendemains.........de fin de l'amour.

Alors comme ça tout n'était pas si dénué d'intérêt? Et cet enfant qui jusqu'à présent signait la preuve de notre amour, serait-il devenu l'objet de nos griefs? de nos rancoeurs?

Oui, le coeur de notre tenace rancune puisque la joie d'être maman grâce à l'amour semble ne pas résister à notre défaite devant la séparation. Je n'y crois pas mais il faut bien me faire une raison, certaines d'entre nous n'oeuvrent pas avec bienveillance devant la vie et son dernier mot.

C'est ainsi.

 

Voir la suite ≫