Créer mon blog M'identifier

Retourner sur la première page du blog

Parfois je me sens seule au monde...

Le 21 septembre 2017, 09:29 dans Humeurs 8

Oui, parfois je me sens comme dans la chanson de Corneille, exactement pareille excepté que lui, ce chanteur que j'aime, ait connu l'indicible et que moi mon indicible à moi est vivable je vais dire. Cela dit, sa chanson me parle et tout me ramène à cette solitude que l'on ressent tous à un moment donné de notre vie, qu'on l'ait voulue ou pas.

Le week-end dernier j'ai vu un film et à un moment un des personnages le dit très bien, "tout le monde veut connaître les gens avec une chose derrière la tête, mais finalement on est tous seuls!" et c'est cette phrase qui m'a touchée le plus dans ce film que j'ai beaucoup aimé!

Otez-moi d'un doute, c'est le titre de ce film mais j'aurais tout aussi bien pu enchaîner sur otez-moi d'un doute et dîtes-moi que je me trompe, qu'on n'est pas si seuls en fin de compte et que tous autant que nous sommes, nous pouvons compter sur les uns et les autres dès qu'il nous arrive de trébucher sur un caillou qui peut se révéler être un rocher de plusieurs tonnes, j'exagère à peine!

Et que ce n'est pas pour mes rires et ma bonne humeur constante, ou encore pour mes folies et ma façon de prendre la vie avec un je ne sais quoi de je m'en foutiste que l'on veut me connaître et me faire croire que je peux appeler si j'ai un souci.....Parce que justement exceptées une ou deux amies, je suis presque menteuse quand je dis ça, je vous jure que non je ne peux pas appeler quelqu'un sur qui compter vraiment si ça va mal! Voilà c'est dit au moins.

Quoique je fasse ou que je pense, je retombe invariablement sur le fait que oui, nous sommes seuls face à nous à certains moments extrêmes de notre vie, inexorablement et obligatoirement seuls! Tant de vécus ne peuvent être partagés réellement pour cause de vécus justement, de vécus intenses parfois, de douleurs inaudibles, de pleurs enfouis, d'impuissance réelle et non feinte, d'impuissance devant les barrières invisibles aux autres, ceux là même qui me diraient sans l'avoir vécu, que je ne veux pas peut-être.....

C'est mon ressenti en tout cas, un peu comme un constat d'une situation contre laquelle je ne me bats pas, au contraire, je me laisse porter par les événements. Comme une évidence, s'écouter et faire silence demande une certaine solitude et puis parfois, même entourée on peut se sentir seul à jamais.

Qui peut dire avec certitude qu'il n'aurait pas agi comme l'autre en face lui dans certaines épreuves, qui se connait réellement pour l'affirmer sans ciller que l'autre a eu tort?

Parfois je me sens seule au monde et dans ces moments là je ne veux pas de l'autre, non pas de sa sollicitude mais de son regard sur ma vie, oui son regard, ses pensées sur ma vie, sur mes tracas d'hier et d'aujourd'hui, sur mes actes manqués ou mieux sur ce qui n'est plus et qui, peut-être hier faisait son ....envie?

Quand je me sens seule au monde, je peux devenir une autre, froide et lointaine qui n'attend rien de personne parce que justement seule je le sais on nait et seule on meurt.

Ce n'est pas parce que j'aime et que je distribue ce que j'ai de meilleur en moi que j'oublie que je suis seule souvent, depuis toujours, et parfois oui parfois cela me rassure.

Je ne sais pas si je peux me l'expliquer mais cette assurance que quoi que je fasse, je n'ai finalement aucune justification à donner sur ma façon de prendre la vie puisque tous autant que nous sommes, seuls on est.

Simplement ce n'est pas si simple et je crois trop à la portée de mes actes justement, aux formes que prennent mes pensées si je n'y prends garde, à mes paroles qui ont des pouvoirs si grands qu'ils me donnent le vertige souvent et alors je sais aussi qu'on est tous liés ici.

Que le fait de te donner un bout de mon sourire le matin d'un jour triste, a apporté en moi un vent frais qui a chassé mes idées noires de ce matin là.

Que de regarder le ciel et la mer confondus en un trait si pâle certains jours me laisse penser que je suis ici pour apprendre de l 'autre des choses précieuses sur moi et sur ma façon d'aimer.

Alors oui je me sens seule au monde souvent, et oui je crois en moi malgré tout, je persiste à me dire que je n'ai besoin que de moi, de cette fabuleuse rencontre entre moi et moi que le blog m'a redonné tel un présent inestimable et que aimer l'autre sur lequel je ne peux pas m'appuyer, cela n'engage que moi et seulement moi.

Je prends cela comme un compliment de ma vie for me! Comme une richesse qui ne s'achète pas, j'aime l'idée qu'on ne puisse pas tout acheter, que le sentiment ne soit pas un commerce est une assurance très forte chez moi que le compte en banque seul ne suffit pas ici! Comme le lait au chocolat vrai de mon enfance qu'aucun autre chocolat d'aujourd'hui n'usurpe, enfin passons, je déborde là, où est la comparaison je me le demande!

Comme je le vois, je vais bien! Mais oui je profite de mes mots pour vous dire et à moi aussi que je vais bien! Comme Céline quand elle nous donnait des news de son René à la grande époque de sa maladie, la pauv! Elle aussi, elle devait se sentir seule certains soirs après avoir chanté....Rien n'est plus faux que l'apparence à certaines heures sombres de notre existence.

Alors oui, vivre et être seule au monde parce que c'est ainsi que va la vie que quelquefois elle ne nous laisse qu'elle sur qui compter vraiment.

 

Débutants à tout âge...?

Le 14 septembre 2017, 15:47 dans Humeurs 1

J'aime cette idée que l'on soit des débutants en tout temps, à tout âge, toute la vie durant, jusqu'au bout!

J'ai lu une interview de cette grande actrice, grande séductrice qu'était Jeanne Moreau et dans cette interview, elle parle de cette histoire d'éternelle débutante, elle, la fabuleuse artiste, ça m'en bouche un coin! Cette humilité qui dit plus que les mots combien nous avons plusieurs façons de vivre notre vie.

Et moi, cette histoire d'éternelle débutante me plaît trop, de se dire que l'on peut tout commencer à tout âge me rassure comme si j'avais eu peur d'être périmée, on nous raconte tellement de trucs sur notre âge dès l'instant où l'on quitte nos 19 ans que ça en vient à nous déprimer si on n'y prend garde, comme si cela était vrai! Rien n'est vrai excepté de croire en nous, en nos ressources cachées.

Tout dépend de la personne de toute façon, rien de ce que vivra une personne ne vaudra pour moi, j'en reste persuadée, par contre il y a des mots comme ceux là, débuter à tout âge, qui sont pour moi des révélateurs de chapitres de vie, qui sont comme des cadeaux inespérés à des moments où d'autres nous disent qu'on est juste dépassé!

Je suis de celles qui veulent croire qu'il n'y a pas de date limite, à rien, absolument à rien, si Jeanne Calment a débuté le yoga à 70 ans ce n'était pas pour l'épate, mais bel et bien un besoin, une envie à vivre et à expérimenter, je suis non pas admirative mais plutôt dans le même objectif de vie.

Simplement à force de vivre, d'entendre les avis d'une société si conventionnelle finalement, on en vient à oublier que les débuts ne sont pas réservés qu'aux jeunes qui commencent leur parcours, non pas du tout, les débuts en toute chose appartiennent à ceux qui en veulent, à ceux qui croient en eux, en la vie, en leur soif d'aventures!

Ceux qui ne s'arrêtent pas à leur âge et qui ne se mesurent pas à l'autre mais au contraire qui écoutent leurs envies et les suivent jusqu'au bout défiant les regards des autres.

Parfois il en faut du courage pour être un petit nouveau, mais je crois que tant qu'on est animé, transporté et heureux de vivre en harmonie avec nos désirs, c'est ce qui compte!

Pourtant je sais qu'il est difficile de faire cette démarche là, j'ai entendu ou lu le témoignage de certains pour lesquels être un petit nouveau avec le regard des autres pour jugement n'a pas été si simple mais justement ils ont persévéré! Moi je crois que jusqu'au bout tout n'est qu'apprentissage et expérience, qu'être vivant c'est cela!

Ne dit-on pas qu'il n'est jamais trop tard pour.....aimer, vivre, rire et écouter ses émotions, se souvenir de ses rêves d'enfant et les appeler à la rescousse lorsque la vie bascule?!

Moi j'ai appris une chose précieuse ces derniers mois, c'est que se connaître vraiment peut prendre toute une vie, alors si je change au fil des jours et que je découvre héberluée une autre moi parfois, c'est que tout commence  à chaque instant pour peu qu'on ouvre son coeur à tout, pour peu que l'on reste connecté à l'univers.

Pour m'améliorer je suis prête à rester une éternelle débutante jusqu'au bout!

 

 

Rendre quelqu'un heureux.

Le 19 juillet 2017, 09:12 dans Humeurs 6

Peut-on rendre quelqu'un heureux? Cette question me tiendrait éveillée si je n'y prenais garde!!

C'est à la suite d'une conversation avec ma fille que ce billet m'est venu et cette conversation avait pour objet le fait de rendre l'autre heureux ou pas dans une relation. Un peu comme une gageure, oui voilà mon mot, un peu comme un défi au temps!

Ai-je réussi cette gageure depuis trente ans et quelques années? En tant que femme amoureuse, ai-je bien pris soin de rendre heureux celui que j'ai reconnu un jour? Dans les épreuves que la vie ne manque pas de nous distribuer, amoureux ou pas, nous sommes nous souvenus parfois de rendre la traversée moins périlleuse pour l'autre ?...Je me pose des questions sur cette capacité qu'aurait un être à rendre heureux une personne et aujourd'hui, je ne me dis pas que j'ai échoué mais effectivement, il n'est pas simple de multiplier le bonheur et la joie de vivre d'une autre personne par 10, autant multiplier les pains!

A l'heure où nous convolions, je dois t'avouer un secret, je n'aurais jamais pensé que j'avais la lourde tâche de te rendre heureux! C'est vrai, réfléchis un peu, qui aurait pu à notre époque prétendre au bonheur comme si notre vie en dépendait?? Je me le demande!

Et toi? T'es-tu demandé un jour si tu devais ou bien même si tu allais parvenir à me rendre heureuse?

Pensait-on vraiment à ces choses là lorsque deux jeunes se rencontraient dans les années 80? ou avant, ou après? Ou bien alors c'était moi, je ne savais pas que rendre l'autre heureux allait être ma mission....Dubitative je suis tout à coup.

Rendre quelqu'un heureux est une phrase pleine de promesses, illuminée d'espoir et teintée de bleu, comme le ciel, comme l'océan, comme les montagnes quand il fait hyper beau, voilà comment je la vois cette phrase si emplie de promesses!

Mais dans la vraie vie, les vraies personnes et leurs sentiments sont quelque peu complexes et alors pour rendre heureux quelqu'un ce n'est pas gagné, c'est même mission impossible je dirai.

Non pas que je ne crois pas en l'amour et en ses pouvoirs magiques, j'y crois, mais je ne suis plus sûre de pouvoir transfuser un peu de ma joie de vivre, de mon bonheur inné, de ma capacité à voir les bonnes ondes en toute chose à l'être que je suis censée aimer.

Mais bien sûr, regardons les choses en face, sans nous voiler la face, nous ne sommes pas dans les romans de la collection Harlequin, qui peut prétendre rendre l'autre heureux à son insu? Au début d'une relation peut-être et encore, quelquefois dès le début sans que l'on sache on se méprend sur l'autre et sur ses attentes, parce que je crois bien que c'est de cela dont on parle ici! Le rendre heureux selon ses attentes du bonheur, selon sa conception de l'amour comme une garantie que l'autre saurait se"vouer" à lui en quelque sorte, s'occuper de lui avec amour et prendre soin de lui. Or je ne suis pas certaine que cela suffise à rendre quelqu'un heureux....

J'ai vu énormément de couples non pas échouer comme des baleines mais presque! Des hommes et des femmes qui restent ensemble toute leur vie mais pour l'un d'entre eux, le bonheur est un mot inconnu. Pourquoi? Parce que nous n'avons pas la même conception de la vie, tout simplement! Ce n'est pas parce que j'aime contempler le ciel ou bien me perdre dans la nature que l'autre aime lui aussi ce genre de plaisir simple qui ne demande rien que de le vivre. Et puis il y a des broutilles, le fait par exemple que l'un des deux ne soit jamais d'accord avec l'autre, qu'il en demande toujours plus, parce qu'il joue à l'éternel insatisfait ou bien juste comme ça!

Mes parents sont ensemble depuis bien longtemps et je peux dire que mon père fait tout son possible depuis que je suis petite pour combler ma chère maman, parfois ça marche et parfois non, d'ailleurs quand je dis ça marche ça ne concerne que le matériel mais l'amour qui relie deux êtres sans que l'un ou l'autre ne s'ennuie jamais, le rire qui rebondit de l'un à l'autre, l'attention qui fait que l'autre se sente en sécurité quelque part, je ne parle pas de cela ici.

Alors que signifie rendre l'autre heureux? Je ne sais pas vraiment, je l'avoue...Aimer oui mais .....le rendre heureux? On tourne en rond là, si le seul fait d'être avec la personne aimée suffisait à le rendre heureux, je le saurais !! Si l'éternel insatisfait ne trouve pas son "bonheur" ou sa quiétude dans les petites choses de la vie, je me dis que ce n'est pas parce que je l'aime qu'il la trouvera!

S'il suffisait d'aimer??? Voilà justement où le bât blesse, l'amour ne suffit pas à rendre l'autre heureux, c'est en tout cas mon sentiment, il y contribue avec la lègéreté du début, avec l'enthousiasme des premiers émois qui rend tout beau mais passés ces moments là, la vie poursuit son rythme et nous arrache le masque qui nous servait de paravent contre notre vérité, celle que l'on se cache et qui veut qu'on aille chercher le bonheur chez l'autre, que nous le prenions pour responsable du nôtre. Et si tout foirait à cause de notre erreur monumentale à vouloir confier à l'autre les clés de notre soi-disant bonheur et bien-être?

C'est vrai, c'est une lourde tâche!

Et quand bien même, comment pourrais-je sciemment penser que quelqu'un détienne ma joie de vivre, mon équilibre et ma propension à aimer la vie. Il y contribue grandement, il me rend plus légère en m'aimant mais me rendre heureuse, c'est un peu de mon fait aussi, quoique là tout à coup je suis arrêtée en plein vol, et pour cause, cette personne là est capable de me rendre malheureuse, de cela j'en suis sûre, alors finalement je ne sais plus trop...

Ou du moins si, je sais que je n'aime pas croire qu'une personne ait ce pouvoir là, celui  de rendre heureuse une autre personne, parce que si elle peut la rendre heureuse alors le contraire est possible aussi et çà, ça me fait peur.

Alors peut-on rendre quelqu'un heureux? Oui malgré tout, ça me scie que j'arrive à cette conclusion après tout ce charabia, oui, je pense que oui, ma personne et tout ce qu'elle a de bien en elle peut apporter du bonheur à l'autre, comme tout un chacun ici donne souvent un sens à la vie de l'autre mais point d'excès me dit une petite voix, comme en toute chose, je dois toute proportion garder et surtout me dire que tout passe, aujourd'hui je participe au bonheur de l'autre mais demain est un autre jour!

 

 

Voir la suite ≫