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C'est quoi encore être gentil?

Le 1 février 2018, 07:31 dans Humeurs 10

Me revoilà avec mes questions loufoques sur la nature humaine! Je n'y peux rien, c'est plus fort que moi!

Alors oui, si je suis gentille (encore faut-il connaitre le sens exact du mot gentil...) est-ce que je peux dire que je suis bienveillante? Je me demande honnêtement si le fait d'être cool, ouverte à toute discussion, prête à me rendre disponible pour mes proches, fait de moi un être dénué de méchanceté à l'égard des autres.

Le mot est lâché et la réponse est non, bien sûr!

Comment expliquer le nombre de personnes que l'on croise dans sa vie qui de premier abord de par leur gentillesse laissent penser qu'ils sont dénués de mauvaises intentions à votre égard et qui, évidemment à la faveur d'un petit couac de la vie vont nous dévoiler un tout autre visage!

Combien de fois ai-je ressenti de l'affinité pour une personne, avec ma façon de mettre à l'aise l'autre en face de moi, ma volonté de me mettre à la place de l'autre pour comprendre et ne pas seulement écouter, donc combien de fois ai-je été déçue un jour quand la personne en question est venue se répandre en médisance sur une de nos connaissances?!

Je ne sais plus combien mais je sais en revanche que parfois je n'ai rien pu faire que tressaillir et me dire intérieurement que sous ses dehors bien "gentille", elle avait donc une âme venimeuse?! Non? Est-ce possible?

Si, c'est possible, en matière de bonté et donc de méchanceté tout est possible, quelqu'un de gentil n'est pas forcément bon!

C'est fou, rien que de l'écrire me met les nerfs en boule!

Prenons moi, je ne suis pas réputée gentille dans ma famille et pour mes amies, croyez-moi, je n'ai jamais cherché à l'être non plus, si j'ai quelque chose à dire j'estime que je dois le dire, pas n'importe comment mais je le dis! Ce qui fait dire à mes parents que je suis vraiment une emmerdeuse, le mot est faible, je le dis pour eux! Quant à mes amies, je les aime, oui fortement, je vous le dis à vous seulement!

Je les aime pour de vrai, ce sont mes âme-ies, pour la vie, mais j'avoue que lorsque je traverse des déserts glacés, j'ai entendu cette expression dans un lancement de film ce matin(!) , donc quand je me perds dans ce genre de désert comme depuis de longs mois, je ne me raconte pas à elles! Why? Because elles sont déjà occupées à se perdre dans un autre genre de désert aussi parfois, traduire par là que chacune nous avons nos vies bien remplies et que parfois j'ai juste besoin de me replier sur moi, point! Pour elles je sais que quoiqu'il arrive demain, je serais là s'il le fallait mais c'est ainsi, pour l'instant je préfère aller de l'avant seule.

J'estime que au fond de mon coeur une place de choix leur est destinée à jamais et que par contre pour vivre ma vie de tempête j'ai besoin de moi, juste moi et moi, donc je m'en fiche qu'on pense que je ne suis pas"décidée", oui on le dit de moi souvent, je vous l'avoue, décidée à quoi? à me raconter? à dire mes emmerdes du début à la fin, j'ai pas fini, comment dire alors, et est-ce que la solution est là parce que je me raconte à mes chères amies que j'adore? non? donc j'ai raison pour moi!

Cela signifie-t-il que je ne sois pas si gentille que cela? Parce que parfois je ne donne pas de nouvelles du tout par exemple et bien si elles m'aiment comme je les aime, elles ne doivent pas douter de moi! Et d'abord c'est quoi être gentille? Je n'aime pas trop ce mot, je suis bienveillante dans le sens où ma loyauté et mon intégrité sont des joyaux à mes yeux, ce que je pense de moi est essentiel, je me dois à moi et je sais ce dont je suis capable pour l'autre, peu importe qui il est.

Dans toutes sortes de situations, j'essaie de rester fidèle à moi, ne pas juger étant le plus important à mes yeux, je ne suis pas à la place de l'autre, pour de vrai, je possède cette empathie qui me fait dire que nous sommes tous à la même enseigne ici et que les épreuves peuvent nous "défigurer" quelquefois, donc...se mettre à la place de l'autre et comprendre fait partie de la panoplie de la vraie relation pour moi mais par contre, je ne fais pas celle qui d'emblée te prend par l'épaule pour te dire bonjour, ne te montre que son bon côté un peu trop gentil justement et qui, au moindre refus de ta part, te dira en face des méchancetés!

La gentillesse pour moi est plus subtile que cela...

La gentillesse c'est quand l'autre matin j'ai débarqué chez Leclerc à une heure de pointe et que arrivée à la caisse, une dame avec un gros caddie m'a laissé son tour pour ne pas me faire perdre du temps et que moi, pour la remercier je lui ai dit qu'elle était adorable, oui je crois que dans cette situation là c'est de la pure gentillesse, personne, ni elle ni moi n'étions obligées mais on l'a fait! 

Ou bien la fois où j'ai cédé ma place chez le médecin à une petite qui avait une gastro et que sa maman nous regardait hostilement dans la salle d'attente, je ne me dis pas gentille en faisant cela, je le fais parce que cela relève du bon sens, en tout cas pour moi! Le reste je m'en fiche!

Ce que je sais c'est que je suis sincère dans mon comportement, que je suis une bonne personne qui fait de son mieux, prête à ouvrir sa porte au bon moment pour l'autre et qui évite de dire des choses inutiles sur les uns et les autres, parce que au fond, je sais que nous sommes liés les uns aux autres que l'on veuille ou pas.

Et que parfois hélas, la gentillesse n'est qu'une parade, un masque vite arraché par les événements d'une vie et que c'est vraiment dommage quand cela arrive, vraiment dommage que notre confiance en l'autre soit mise à mal.

C'est pour cela que quelquefois je ne connais plus ce que signifie la gentillesse, tant de fois j'ai su par les "on dit" que ceux en qui j'avais confiance et qui se montraient si incroyablement "gentils" face à moi avaient été raconter des énormités sur ma vie et sur mes chemins de traverse, alors qu'ils faisaient partie de ma proche famille.

Dans ces cas là, je passe par plusieurs étapes, la colère d'abord, elle monte en moi comme une mer qui attendait son heure pour montrer combien elle vibre, puis la tristesse, grande et monstrueuse elle prend toute la place et enfin j'élève mon âme vers le ciel pour qu'il m'apaise le corps. Je me rends à l'univers qui seul sait de quoi est fait les êtres qui m'entourent mais je vous jure qu'entre temps, ma sensibilité est vraiment atteinte dans sa chair et que mes émotions font un drôle de ballet!

Alors oui, à la fin je laissse parler ma bonté malgré tout, il arrive que je dise mon ressenti à la personne concernée mais vous dire que j'en attende absolument une prise de conscience est faux, je n'en attends rien, même pas sa vérité, je suis ici pour apprendre, je crois. 

Pour vivre une expérience unique, je l'espère et je ne veux pas croire ou ne le peux de toute façon puisque l'on ne se refait pas que j'ai tort d'offrir à l'autre qui croise ma route un peu de ma sincérité et que je serais bien naïve pour cela!

 

Alerte! L'or matinal serait-il cancérigène?

Le 29 janvier 2018, 09:06 dans Humeurs 9

Ce matin j'ai lu l'actualité, quelle idée en ce dernier lundi de janvier, déjà le dernier!

Je n'aime pas quand je commence à remarquer que nous sommes déjà à cette date, que le premier mois de l'année tire déjà sa révérence dans deux jours, non je n'aime pas quand je compte! Et pour cause, on n'y peut rien! Or l'être humain a la fâcheuse tendance à s'inquiéter pour demain, pour ce qu'il ne peut décider ni même influer ne serait-ce qu'une seconde, donc je n'ai pas à m'en faire, le temps travaille pour moi est un dicton qui a été inventé pour moi, ai-je cru pendant longtemps....

Cela dit, je crois que j'oublie le plus important, cette information que j'ai lue ce matin comme quoi le café comporterait une substance nocive et qu'il allait bientôt être classé comme produit cancérigène!? Une entreprise californienne viendrait d'attaquer en justice plusieurs entreprises vendant du café pour ne pas avoir mentionné la présence d'acrylamide, un composant susceptible d'être cancérigène. Un juge américain pourrait avoir à statuer sur les risques sanitaires de la boisson.Pour l'instant je ne sais pas quoi dire sauf à demander à voir la liste des aliments non cancérigènes ce sera plus facile je pense, vu que tout ou presque est devenu nocif pour nous autres êtres humains.

Vivre à mon sens, l'est aussi. Nocif!

D'ailleurs si au lieu de vous donner des infos tristes je vous parlais de ma vie, depuis tout ce temps, tout ce silence entre nous, je ne vous avais pas habitués à cela moi, si??

Ces derniers mois j'ai écouté ma vie, non pas dans le sens me parler mais écouter dans le sens "écouter mes cheveux pousser" si vous voyez ce que Brel voulait dire dans une de ses chansons quand il dit, j'écoute pousser mes cheveux...

Moi j'ai écouté ma vie se "répandre" en moi si je puis dire et ce fut à la fois simple et à la fois très difficile. Simple parce que un matin j'ai décidé de ne plus m'opposer à la nuit qui s'imposait à moi parfois, de dormir tout à coup parce que mon corps me l'intimait, de ne plus écrire ni ici ni ailleurs, de ne plus aller aussi vite que d'habitude et très difficile aussi parce que j'ai eu l'impression de vivre un burn-out de la vie.

De la vie, pour cause de non envie, de non désir d'être tout bonnement! Alors je peux dire aujourd'hui que je renais doucement, que je me sens changée à un point, mais quand même quand je vois cette info, je vous avoue être  horrifiée par tous les interdits qui jalonnent nos vies désormais, oui horrifiée n'est pas un vain mot!

Quand on est malade  ou diminué, ou immobilisé par un pied cassé, je n'ai pas dit que j'avais été victime de tout ceci hein, mais quand on vit un sale moment, vient un matin où tout renaît lorsqu'on guérit, moi j'ai toujours été estomaquée de voir combien une personne qui était alitée hier pouvait retrouver toute sa vigueur au fil des jours parce que nous avons en nous des trésors insoupçonnés d'optimisme et de positivité qui nous poussent à aller mieux ou à vouloir aller mieux.

Je veux absolument croire en cela, même si la dépression ce mot barbare guette chacun d'entre nous à la faveur d'un événement inattendu où notre vie bascule du côté sombre alors que la Force nous quitte, mise à mal momentanément par la face sombre qui se joue de nous....Mais ça c'est quand on est affaibli par Dark Sidious, que dis-je terrassés par lui mais si nous sommes terrassés par la vraie vie??

Hein? là ça craint pour de vrai, fini de jouer ou de rire ou de trembler devant Star Wars, c'est selon! On regarde les actualités et on crie au loup à chaque nouvelle info!

Moi, pendant tous ces mois, j'ai fait la sourde oreille, je vous jure, j'ai réussi, oui parce que les coups bas de ma vie m'avaient quelque peu anesthésiée pas anéantie mais ballotée d'un précipice à un autre, je m'étais rendue à elle, impuissante et finalement résignée, parfois il faut savoir l'être! Qui l'eût dit?

PAS MOI en tout cas! Pourtant ce matin en lisant les infos je vous promets avoir senti mes jambes se dérober sous moi rien qu'à l'idée que le café allait être classé quoi encore?? CANCERIGENE!! C'est bien simple je ne sais pas écrire ce mot, à chaque fois je m'y reprends au moins en 3 fois! Le café cette boisson du matin et du midi et de l'après-midi pour certains, pourrait-il vraiment enfin pour de vrai, si je mens je vais en enfer, nous tuer?

Cet or magique qui vaut le détour, quand je parle de renaître à la vie, je le vois dans une tasse à fleur ou pas avec un coeur dessiné sur sa mousse, je le sens monter jusqu'à mes narines pour me dire que la vie est, qu'elle explose partout, que je vis bon sang, que son odeur est réelle, que le respirer c'est déjà aller bien, c'est l'espoir au bout du tunnel!

Vous trouvez que j'exagère?

Non pas que je défende le café ou les dentifrices, ou les fours micro-ondes, oui eux aussi sont un peu cancérigènes, non? ah mais je croyais! Non je ne défends aucune marque déposée ou non, aucun produit de lessive et autres dérivés de la vie, je parle tout simplement de plaisir de boire un café, de consommer tranquillement n'importe quel aliment consommé depuis toujours sans qu'on nous donne un coup sur la tête avec une règle en fer censée nous sauver alors qu'elle nous assomme!

Non je n'exagère pas, je vis et j'aime çà depuis toujours, vivre, mais vous ne trouvez pas qu'on nous les brise en ce moment? 

Moi si, on me les casse, mes bras, mes envies de mordre dans la vie, on décide donc que la vie ne vaut pas le coup ou quoi?

En tout cas, moi qui ne bois pas de café ou rarement,  je ne vous dirais qu'une chose méfiez-vous, bientôt c'en sera fini de nos mains qui se rejoignent autour de ce breuvage si cher à nos coeurs et alors ce sera trop nul, ce sera comme si on avait affadi la vie!

 

 

Elle.

Le 25 janvier 2018, 19:49 dans Humeurs 15

Elle, c'est ma grand-mère,  cela fait quatre mois aujourd'hui qu'elle s'en est allée.

Je ne l'ai pas perdue, non, elle s'en est allée. Dans deux mois nous aurions fêté ses 100 ans pourtant, mais c'est ainsi, le dernier mot appartient bel et bien à la vie ....qui se retire un soir.

Non, je ne me suis pas épanchée ici, moi qui aime tant me confier à mon blog, partager avec vous un bout de mon parcours, échanger mes peines et vivre un peu de vos aventures, j'ai préféré me retrancher en moi, je l'avoue. Tant de peines avaient déjà chaviré mon coeur bien avant cette ultime perte que je n'ai fait que suivre la montée du chagrin et me réfugier en moi.

Ma grand-mère que j'appelais mémé, faisait partie de ces femmes qui ont tant vécu que même aujourd'hui je peine à la raconter. Pourtant il est devenu urgent pour moi de parler d'elle, du vide qu'elle a laissé depuis son départ, de la femme forte et d'exception qu'elle était. Il est devenu urgent pour moi de la faire revivre le temps d'un écrit et de trouver du réconfort dans mes mots, de reprendre confiance en moi à travers mes souvenirs, qui mieux qu'eux pour m'apaiser et me guérir de l'absence.

L'absence la voilà, chantait Reggiani, elle a remplacé cette grand-mère sur laquelle on pouvait compter, dont la seule présence au sein de notre famille était un don de la vie. Cette femme qui ne pliait jamais ou presque, une seule fois peut-être, à la mort de celui qui l'accompagnait depuis toujours nous l'avons vue pétrie de chagrin, comme à la recherche d'une partie d'elle disparue pour toujours.

Cette femme là ne savait ni lire ni écrire mais connaissait par coeur le mot bienveillance et apaisement, j'avais la drôle d'impression en l'écoutant qu'aucun conflit familial ne pouvait lui résister, que rien ne lui faisait peur.

Exactement, rien ne semblait lui faire peur, c'était ma façon à moi de la voir ou de vouloir la voir. 

Elle était le sel de notre vie familiale, sans elle, plus rien n'a plus le même goût, vous savez çà ce subtil goût d'antant, cette manière qu'elle avait d'utiliser certains mots, de nous transporter dans la vie à la fois simple et compliquée de son époque...

Toutes ses petites affaires avec le bon Dieu jusqu'à s'en remettre à lui pour tout, jusqu'à nous rappeler combien sans lui on n'est rien, pour moi c'était sûr qu'elle connaissait ce qu'elle disait, jamais enfant il ne me serait venu à l'idée de lui tenir tête...

Et pourtant tout n'a pas été toujours facile entre nous deux, elle, avec ses principes et ses grandes causes et moi avec les défis de mes 15 ans et l'assurance tout risque de ma jeunesse, nous avons vécu un long moment d'hostilité déguisé en politesse d'apparence.

Parce que oui malgré tout, mon enfance auprès d'elle n'était jamais loin, les valeurs qui lui tenaient à coeur comme le respect de ceux qui comme elle nous transmettaient un savoir ne pouvaient souffrir d'aucune animosité entre nous, je lui dois une certaine sagesse dans ma façon de regarder la vie, dans mes croyances même parfois, je lui dois une certaine droiture et oui un courage certain devant les affres de la vie. Quoi que j'en dise ou pense, elle m'a laissé une empreinte indélébile à jamais.

Qui repoussera mes cheveux comme elle le faisait pour me dire bonjour?

Qui prendra mes mains dans les siennes pour que je les lui réchauffe à la fin de son voyage ici, lorsque la vie se fit moins dense en elle?

Qui sera sa mémoire désormais? 

Sa maison se souviendra-t-elle de ses pas devenus hésitant au fil des années? Et tous ces objets qui l'ont connue?

Le temps s'est écoulé et ses jeunes années se sont enfuies, enfuies toutes ses heures offertes aux plantes, aux animaux qui furent ses passions ici bas.. 

Quelquefois je doute de notre légitimité à transmettre le peu d'elle qui nous reste, elle remplissait tant nos vies qu'il me semble que personne d'entre nous ne pourrait faire le poids dans la balance de la vie qui poursuit son rythme sans son souffle, comme si de rien.

Pourtant je la sens si présente dans mes rêves, si présente tout simplement dans le quotidien que je me dis qu'elle ne peut que continuer de vivre à travers nous, cette femme solaire, dotée d'un fort caractère et d'une grande élégance d'esprit, qui nous laisse pour toujours l'exemple pour héritage.

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