Créer mon blog M'identifier

Retourner sur la première page du blog

Etre libre, quel boulot!

Le 13 juillet 2017, 08:18 dans Humeurs 9

Tout comme la recherche du bonheur nous cheville au coeur pendant une bonne partie de notre vie, je dirais que vivre libre au quotidien est un autre challenge.

"C'est du boulot d'être libre! Le travail d'une vie. Il faut enquêter, faire le tri dans ses croyances, garder ce qui nous correspond et jeter le reste à la poubelle, et surtout, ne pas se sentir victime! C'est quand on se sent responsable de sa vie qu'on commence à être libre." C'est Michèle Laroque cette talentueuse actrice et réalisatrice qui nous le dit avec ses mots. 

J'adhère. Je suis la parfaite rebelle qui lutte pour la liberté, celle qui dérange, celle qui est hors norme, de toute façon vivre libre est hors norme par nature. Croire en soi et rien qu'en soi, payer le prix ferme et se dire que malgré tout on aura vécu jusqu'au bout notre vie selon nos préceptes et surtout ne pas se sentir victime, jamais, c'est vrai, s'assumer quoiqu'il advienne et ne rien regretter.

Je n'avais jamais réfléchi à tout ceci avant, mais ma vie, depuis un an m'y invite, elle m'invite à revoir mes bases, à ressentir mon vécu et à me poser des questions, les vraies sur le prix que je paie pour avoir voulu vivre libre sans me soucier du jugement des autres et de ce qu'ils pensaient de moi et si parfois je suis trop malheureuse et même un peu larguée par ma chère vie, je reste néanmoins certaine d'avoir eu raison de croire en la liberté pour moi.

Libre, comme le vent qui se soucie peu des jugements des uns et des autres, libre comme la bienveillance qui me caractérise, comme les mots de réconfort qu'il m'appartient de donner à l'autre qui croise mon chemin  pas très assuré lui même ces derniers mois, mais peu m'importe. Libre est le mot qui me sied le mieux, libre non pas comme une femme sans sentiments  mais plutôt comme celle qui n'a jamais eu besoin de l'approbation de l'autre pour exister et pour avancer.

Pour mettre en oeuvre les grandes missions de ma vie, pour élaborer mes plus grandes oeuvres si je puis dire, celles qui me tenaient à coeur, celles pour lesquelles battait mon coeur, il me fallait cette grande alliée qu'est la liberté, alors bien sûr là où la liberté a dicté sa loi, le jugement n'est jamais bien loin.

Oui, la vie n'est pas toujours facile mais pour la femme otpimiste que je suis qui se croyait à l'abri de ce genre de cliché, qui se pensait indéboulonnable, il m'a été donné de vivre l'autre face de la vie pour que je sache, que je témoigne de la vie dans tout ce qu'elle a de plus difficile, le jugement de l'autre sur ma vie à un moment crucial de ma vie et ce que j'ai découvert suite à ce bouleversement, à savoir  la liberté, oui quoiqu'il arrive, la liberté est toujours au bout de ma route, c'est fou mais c'est ainsi.

Encore plus lorsque la traversée du désert est éprouvante, alors la liberté est encore plus précieuse à mes yeux. Toutes les entraves d'une vie n'y font rien, toute petite à travers la religion déjà puis plus tard à l'adolescence, la liberté m'a toujours choisie, c'est comme ça que je la vois et non pas le contraire, elle m'a demandé le maximum et je n'ai pas regardé derrière moi, j'ai tout offert.

Je retrouve la jeune femme qui luttait âprement contre les superstitions et autres réjouissances tenaces inculquées tout au long de l'enfance, ancrées depuis toujours en elle, la jeune maman effrayée par les histoires de grand-mère mais attachée cependant à laisser s'exprimer la liberté qui la porte vaille que vaille, sous les regards désapprobateurs de sa famille! En quoi est-il si difficile de vivre libre, pourquoi? N'est-ce pas tellement plus simple et plus reposant de ne pas se croire indispensable à l'autre? 

Et bien c'est compliqué paraît-il! L'autre en face dans sa petite vie bien rangée selon ses préceptes devrait y trouver son compte mais non, il n'aime pas forcément la différence que vous affichez lorsque vous dites que cela vous importe peu puisque chacun fait comme il sent, non il n'aime pas que vous parliez au nom de la liberté.

Oui, la liberté dérange, le mot liberté est soumis à des contraintes, en son nom, il est interdit d'être libre et même qu'on ne doit pas faire n'importe quoi. Même moi, il m'est arrivé de me dire que j'avais eu tort, moi la rebelle insoumise, la folle éprise de liberté tant que je ne dérangeais que moi pourquoi il me serait interdit de vivre ma liberté?

Et bien non, je dérangeais, la vie me l'avait en quelque sorte signifié, les âmes bien pensantes pouvaient se réjouir, j'avais perdu la bataille, jamais je n'aurais dû me sentir libre et heureuse de l'être, jamais je n'aurais dû la proclamer, ma chère liberté, cela faisait tellement longtemps qu'ils attendaient ma reddition!

Les gens normaux et raisonnables aiment tellement la capitulation de ceux qui sont différents des autres, de ceux qui parlent avec respect de la vie des autres et de la liberté comme fidèle compagne!

Parce que si aujourd'hui, je ne sais pas grand chose il y a néanmoins une chose essentielle que j'ai apprise, c'est que lorsque l'on est épris de liberté on respecte encore plus la vie de l'autre, oui c'est çà on se sent humble devant la vie des autres, quels qu'ils soient. On connait le prix de l'effort fourni pour vivre libre!

 

Toutes ces questions que je me pose...

Le 30 juin 2017, 10:18 dans Humeurs 2

Toutes ces questions pour lesquelles je n'ai pas de réponses vraiment et qui ne me laissent pas un instant de répit quelquefois.

Des questions folles sur la façon  que l'on a de percevoir l'autre dans la vie de tous les jours!

Pourquoi on opte pour le jugement de l'autre par exemple, lorsqu'on ne comprend pas la vie de celui d'en face ou la personne qui est différente de nous, on décide donc qu'elle n'est pas bien et on le dit tout haut. 

Pourquoi est-ce si difficile pour les êtres que nous sommes de ne pas juger son prochain, de ne pas pouvoir se mettre un instant, une seconde à la place de l'autre?

Pourquoi trouve-t-on toujours un soutien d'une personne quelle qu'elle soit dans la médisance et pas autant que lorsqu'on apporte une aide à l'autre? C'est vrai, j'entends et je vois la facilité avec laquelle on prend plaisir involontairement à dire notre inquiétude pour l'autre à n'importe qui en fait, à converser sur sa vie sous le prétexte fallacieux qu'on serait inquiet pour lui!

Pourquoi on dit tout haut qu'il n'a que ce qu'il mérite quand un chagrin vient lui chatouiller les pieds et que signifie ce mot mériter? 

Oui, mériter c'est quand lorsque petite ma maman me punissait ou me donnait la fessée en me disant que je l'avais méritée, et ce mot me laisse un mauvais goût comme si on ne méritait que le mauvais du coup et les jours heureux, moi je ne veux pas qu'on vienne me dire que je les mérite, parce que je vous le demande qui mérite quoi ici? 

Tout cela me taraude mais surtout une chose, parfois une personne pas forcément sympa traverse une difficulté quelconque et là, on est enclin à dire de cette personne qu'elle a mérité ce qu'il lui arrive....et là je vous avoue mon incompréhension.

Mériter! Serions-nous dans le secret des Dieux? Détiendrions-nous le Saint-Graal?

Toutes ces questions qui me trottent dans la tête veulent jouer une farandole de mots pour leur donner vie ...ici justement!

Parce que voyez-vous, non je ne comprends pas tout. Je ne suis pas obligée de tout comprendre non plus, me dit-on souvent, tout comme je réfléchis trop sur tout, les gens n'ont que ce qu'ils ont souhaité aux autres...à ce qu'il paraît.

Mais moi, je me demande juste pourquoi tous autant que nous sommes nous n'arrivons pas à nous entraider quand il le faut en laissant de côté notre façon de voir les choses.

Pourquoi abuse-t-on ainsi en mal de la parole qui nuit? 

Pourquoi?

Pourquoi après avoir étudié les grands faits de l'Histoire ne nous apprend-on pas depuis l'enfance à nous respecter les uns les autres, à apprécier les différences de l'autre, à tendre la main à l'autre dans la difficulté ou dans la joie...à accepter l'autre pour ce qu'il est, sans jugement. 

Pourquoi nous laisser dire du mal depuis toujours, la parole est tel un couperet dans certaines situations. 

Pourquoi ne nous apprend-on pas à aimer tout simplement? N'est-ce pas la meilleure réponse à tout dans ce monde? Et si notre cher bonheur que l'on cherche partout était à ce prix? 

Parce que moi qui me pose autant de questions, j'ai appris que le bonheur je le fais, avec mes mots, mon sourire, mes gestes, je le donne à l'autre pour mieux le retrouver multiplié! Oui j'aime bien multiplier les petites choses agréables de la vie en les distribuant.

 

 

 

A quoi je sers?

Le 28 juin 2017, 15:45 dans Humeurs 2

Ce "à quoi je sers" c'est mon fils qui me le demande un matin où le soleil nous nargue de ses premiers rayons. Ce genre de matin où tout semble n'être qu'espoir rien que dans la façon qu'a le ciel de farder ses nuages d'une subtile couleur de rose orangé. Tant et si bien que je reste admirative devant le grandiose spectacle.

A quoi je sers? me demande-t-il tout à coup sans prévenir, alors que je suis sous hypnose pour cause de lumière orangée venue du ciel et ces quelques mots me réveillent abruptement pour me rappeler que depuis que le monde est monde, les Hommes ces êtres pensants que nous sommes se sont posé un jour cette question là, qui sommes-nous, où allons-nous et pourquoi sommes-nous ici?

Pourquoi je vis, pourquoi je meurs, le SOS d'un terrien en détresse?

J'ai quitté des yeux le ciel comme à regret et je lui ai dit, à quoi tu sers mon châton? Un peu lourd le "châton" pour un futur homme de 14 ans, je vous l'accorde volontiers mais je suis sa maman et ce rôle là me donne le droit de l'appeler comme je veux!  

Et puis de vous à moi, j'avoue que pour gagner du temps lorsque nos enfants nous posent une colle il faut tout tenter et même provoquer une réaction d'effroi de sa part lorsque "châton" me sort de la bouche! Mais en ce matin lumineux je vais devoir trouver la réponse à sa question, il attend sans rien dire.

INCROYABLE!

Je répète pour lui et aussi pour me permettre de réfléchir, à quoi tu sers? Puis je me rassieds pour mieux digérer la question et je lui dis...mais ne me le dis-je pas à moi surtout?

Que oui, nous sommes ici pour vivre l'expérience de la vie sous l'angle de l'amour, sous l'éclairage de l'amour.

Que oui, notre naissance même et son essence à lui vient tout droit de mon amour pour la vie, le sacré de la vie en toute chose.

Que c'est par amour que nous sommes tous ici à nous poser des questions sur l'existence et le bon sens de celle-ci dans les jours sombres.

Que aimer c'est ne pas juger les autres, ni penser en mal de l'autre quel qu'il soit et que vivre c'est aussi et surtout apprendre de soi tous les jours de son existence jusqu'au bout en faisant confiance à celle qui nous abrite, la vie.

Le but de notre venue sur terre fut une de mes premières questions d'adolescente, je m'en souviens bien et il est en cela mon digne fis je le reconnais! Parce que si ses soeurs se sont posé un jour ce genre de questions là, elles se sont bien gardées de me la poser à moi! Alors que lui du haut de ses 14 ans fraîchement célébrées, voici déjà le SOS du terrien en détresse que j'ai bien failli ne pas prendre au sérieux!

Bien grand mal m'en aurait pris, il est toujours bon de me rappeler le sens que je veux donner à ma vie.

Une question d'apparence anodine d'un de mes enfants c'est un peu comme une piqûre de rappel de ma vie pour me demander si je l'aime toujours autant et si je vais savoir décrypter ses messages, si l'amour est bien mon centre d'intérêt dans ma vie et si je saurais le transmettre. 

Saurais-je le transmettre?

Mes quatorze ans à moi furent prétexte à nourrir mon imagination en lecture de tout genre, à voir la vie qui grouillait dans tout et à calmer mes colères qui me laissaient impuissante devant celle que j'étais et qui changeais à vu d'oeil me faisant dire que je n'avais pas choisi la vie, que mes parents avaient décidé à ma place....

Puis mes quinze ans sont venus apaiser tout ce remue ménage pour me donner une place, la mienne, comment l'ai-je perçu? Mon regard sur les choses de la vie, tout est dans la façon de les regarder et j'avais choisi le meilleur en tout. Je crois. Là où d'autres insistaient pour y voir le mauvais, le calcul ou les méfaits moi j'apprenais à y voir le moins mauvais voire le bon de la situation. Mais j'ignorais encore que l'amour serait mon guide, tout ici se dévoile au fil de la vie.

Alors oui, comme une sorte de renouvellement de voeux, la question de mon fils sur le sens de sa vie vient à point me rappeler que je me dois à ma vie, on l'oublie si souvent, occupés que nous sommes à aimer l'autre mais s'aimer et prendre soin de nos souvenirs, de nos ressentis et de notre équilibre est tout aussi précieux que tout le reste.

Rien que pour ça, je sais à quoi je sers, à quel point ma venue ici vivre un voyage palpitant par beau temps comme par gros temps était une aubaine, oui une aubaine pour celle qui aime les défis que je suis.

Combien j'ai aimé m'être fidèle, à mes grands principes et à mes choix, me jeter à coeur perdu dans l'amitié, dans l'amour et attendre des lendemains extraordinaires certains jours plus gris. 

A quoi servons-nous? Nous sommes ici pour croire en notre amour et le laisser s'exprimer.

 

Voir la suite ≫