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Toutes ces questions que je me pose...

Le 30 juin 2017, 10:18 dans Humeurs 2

Toutes ces questions pour lesquelles je n'ai pas de réponses vraiment et qui ne me laissent pas un instant de répit quelquefois.

Des questions folles sur la façon  que l'on a de percevoir l'autre dans la vie de tous les jours!

Pourquoi on opte pour le jugement de l'autre par exemple, lorsqu'on ne comprend pas la vie de celui d'en face ou la personne qui est différente de nous, on décide donc qu'elle n'est pas bien et on le dit tout haut. 

Pourquoi est-ce si difficile pour les êtres que nous sommes de ne pas juger son prochain, de ne pas pouvoir se mettre un instant, une seconde à la place de l'autre?

Pourquoi trouve-t-on toujours un soutien d'une personne quelle qu'elle soit dans la médisance et pas autant que lorsqu'on apporte une aide à l'autre? C'est vrai, j'entends et je vois la facilité avec laquelle on prend plaisir involontairement à dire notre inquiétude pour l'autre à n'importe qui en fait, à converser sur sa vie sous le prétexte fallacieux qu'on serait inquiet pour lui!

Pourquoi on dit tout haut qu'il n'a que ce qu'il mérite quand un chagrin vient lui chatouiller les pieds et que signifie ce mot mériter? 

Oui, mériter c'est quand lorsque petite ma maman me punissait ou me donnait la fessée en me disant que je l'avais méritée, et ce mot me laisse un mauvais goût comme si on ne méritait que le mauvais du coup et les jours heureux, moi je ne veux pas qu'on vienne me dire que je les mérite, parce que je vous le demande qui mérite quoi ici? 

Tout cela me taraude mais surtout une chose, parfois une personne pas forcément sympa traverse une difficulté quelconque et là, on est enclin à dire de cette personne qu'elle a mérité ce qu'il lui arrive....et là je vous avoue mon incompréhension.

Mériter! Serions-nous dans le secret des Dieux? Détiendrions-nous le Saint-Graal?

Toutes ces questions qui me trottent dans la tête veulent jouer une farandole de mots pour leur donner vie ...ici justement!

Parce que voyez-vous, non je ne comprends pas tout. Je ne suis pas obligée de tout comprendre non plus, me dit-on souvent, tout comme je réfléchis trop sur tout, les gens n'ont que ce qu'ils ont souhaité aux autres...à ce qu'il paraît.

Mais moi, je me demande juste pourquoi tous autant que nous sommes nous n'arrivons pas à nous entraider quand il le faut en laissant de côté notre façon de voir les choses.

Pourquoi abuse-t-on ainsi en mal de la parole qui nuit? 

Pourquoi?

Pourquoi après avoir étudié les grands faits de l'Histoire ne nous apprend-on pas depuis l'enfance à nous respecter les uns les autres, à apprécier les différences de l'autre, à tendre la main à l'autre dans la difficulté ou dans la joie...à accepter l'autre pour ce qu'il est, sans jugement. 

Pourquoi nous laisser dire du mal depuis toujours, la parole est tel un couperet dans certaines situations. 

Pourquoi ne nous apprend-on pas à aimer tout simplement? N'est-ce pas la meilleure réponse à tout dans ce monde? Et si notre cher bonheur que l'on cherche partout était à ce prix? 

Parce que moi qui me pose autant de questions, j'ai appris que le bonheur je le fais, avec mes mots, mon sourire, mes gestes, je le donne à l'autre pour mieux le retrouver multiplié! Oui j'aime bien multiplier les petites choses agréables de la vie en les distribuant.

 

 

 

A quoi je sers?

Le 28 juin 2017, 15:45 dans Humeurs 2

Ce "à quoi je sers" c'est mon fils qui me le demande un matin où le soleil nous nargue de ses premiers rayons. Ce genre de matin où tout semble n'être qu'espoir rien que dans la façon qu'a le ciel de farder ses nuages d'une subtile couleur de rose orangé. Tant et si bien que je reste admirative devant le grandiose spectacle.

A quoi je sers? me demande-t-il tout à coup sans prévenir, alors que je suis sous hypnose pour cause de lumière orangée venue du ciel et ces quelques mots me réveillent abruptement pour me rappeler que depuis que le monde est monde, les Hommes ces êtres pensants que nous sommes se sont posé un jour cette question là, qui sommes-nous, où allons-nous et pourquoi sommes-nous ici?

Pourquoi je vis, pourquoi je meurs, le SOS d'un terrien en détresse?

J'ai quitté des yeux le ciel comme à regret et je lui ai dit, à quoi tu sers mon châton? Un peu lourd le "châton" pour un futur homme de 14 ans, je vous l'accorde volontiers mais je suis sa maman et ce rôle là me donne le droit de l'appeler comme je veux!  

Et puis de vous à moi, j'avoue que pour gagner du temps lorsque nos enfants nous posent une colle il faut tout tenter et même provoquer une réaction d'effroi de sa part lorsque "châton" me sort de la bouche! Mais en ce matin lumineux je vais devoir trouver la réponse à sa question, il attend sans rien dire.

INCROYABLE!

Je répète pour lui et aussi pour me permettre de réfléchir, à quoi tu sers? Puis je me rassieds pour mieux digérer la question et je lui dis...mais ne me le dis-je pas à moi surtout?

Que oui, nous sommes ici pour vivre l'expérience de la vie sous l'angle de l'amour, sous l'éclairage de l'amour.

Que oui, notre naissance même et son essence à lui vient tout droit de mon amour pour la vie, le sacré de la vie en toute chose.

Que c'est par amour que nous sommes tous ici à nous poser des questions sur l'existence et le bon sens de celle-ci dans les jours sombres.

Que aimer c'est ne pas juger les autres, ni penser en mal de l'autre quel qu'il soit et que vivre c'est aussi et surtout apprendre de soi tous les jours de son existence jusqu'au bout en faisant confiance à celle qui nous abrite, la vie.

Le but de notre venue sur terre fut une de mes premières questions d'adolescente, je m'en souviens bien et il est en cela mon digne fis je le reconnais! Parce que si ses soeurs se sont posé un jour ce genre de questions là, elles se sont bien gardées de me la poser à moi! Alors que lui du haut de ses 14 ans fraîchement célébrées, voici déjà le SOS du terrien en détresse que j'ai bien failli ne pas prendre au sérieux!

Bien grand mal m'en aurait pris, il est toujours bon de me rappeler le sens que je veux donner à ma vie.

Une question d'apparence anodine d'un de mes enfants c'est un peu comme une piqûre de rappel de ma vie pour me demander si je l'aime toujours autant et si je vais savoir décrypter ses messages, si l'amour est bien mon centre d'intérêt dans ma vie et si je saurais le transmettre. 

Saurais-je le transmettre?

Mes quatorze ans à moi furent prétexte à nourrir mon imagination en lecture de tout genre, à voir la vie qui grouillait dans tout et à calmer mes colères qui me laissaient impuissante devant celle que j'étais et qui changeais à vu d'oeil me faisant dire que je n'avais pas choisi la vie, que mes parents avaient décidé à ma place....

Puis mes quinze ans sont venus apaiser tout ce remue ménage pour me donner une place, la mienne, comment l'ai-je perçu? Mon regard sur les choses de la vie, tout est dans la façon de les regarder et j'avais choisi le meilleur en tout. Je crois. Là où d'autres insistaient pour y voir le mauvais, le calcul ou les méfaits moi j'apprenais à y voir le moins mauvais voire le bon de la situation. Mais j'ignorais encore que l'amour serait mon guide, tout ici se dévoile au fil de la vie.

Alors oui, comme une sorte de renouvellement de voeux, la question de mon fils sur le sens de sa vie vient à point me rappeler que je me dois à ma vie, on l'oublie si souvent, occupés que nous sommes à aimer l'autre mais s'aimer et prendre soin de nos souvenirs, de nos ressentis et de notre équilibre est tout aussi précieux que tout le reste.

Rien que pour ça, je sais à quoi je sers, à quel point ma venue ici vivre un voyage palpitant par beau temps comme par gros temps était une aubaine, oui une aubaine pour celle qui aime les défis que je suis.

Combien j'ai aimé m'être fidèle, à mes grands principes et à mes choix, me jeter à coeur perdu dans l'amitié, dans l'amour et attendre des lendemains extraordinaires certains jours plus gris. 

A quoi servons-nous? Nous sommes ici pour croire en notre amour et le laisser s'exprimer.

 

Et si c'était ma nature...

Le 27 juin 2017, 11:42 dans Humeurs 4

...De ne pas chercher vengeance, de ne pas être toujours dans la compétition avec l'autre pour un oui ou pour un non, de ne pas être malveillante et d'être par contre plus ou moins gentille de nature?!

Et si c'était ma nature? Me disait ma fille hier, juste après une soirée dans laquelle on lui aurait fait remarquer son excès de gentillesse, feinte ou vraie cette gentillesse? Et les gros mots, oui les gros mots, c'est sûr qu'elle n'en disait jamais vu la gentille qu'elle était....Quant à se mettre en colère, alors là, pas de mystère, la colère n'existait pas chez ma fille d'après eux! 

Les gens se posent de drôles de questions lorsqu'une personne est gentille,(trop gentille?), et qu'ils ne comprennent pas le pourquoi de cette gentillesse, serait-ce une monstruosité de la nature d'être gentille depuis toujours?

Je pense que oui.

On nous apprend à nous battre, à ne pas nous laisser faire dès l'enfance, à avoir de la "personnalité", non pas à devenir une personne animée de bonnes intentions, non pas à écouter l'autre le temps d'un instant nous parler de sa vie et lui dire des mots de sympathie et d'empathie, d'ailleurs qui connait encore ce mot?

Je me souviens de cette anecdote que je n'aurais jamais voulu avoir vécu. Ma fille était en grande section, la dernière petite classe de la maternelle quand sa maîtresse m'a attrapée un matin pour me dire.....qu'elle n'avait pas de personnalité!?? Elle avait 5 ans!!

Moi, un rien m'affecte, je le reconnais, non pas à cause de ma supposée gentillesse mais plutôt à cause de ma sensibilité innée et exacerbée, aussi lorsque j'ai entendu sa maîtresse me sortir une telle ineptie, je suis restée .....sans voix, je vous le promets, ça m'arrive aussi. Je n'ai pas cru à mes oreilles, elle m'a donné des exemples de tel ou tel enfant et je me suis demandé laquelle de nous deux avait un problème, elle et ses principes sur les enfants ou moi qui ne saisissait pas bien la signification du mot personnalité tout à coup. Je crois que ce matin là j'ai quitté l'école très....perturbée et incrédule.

Ce que j'ai fait? Je n'ai rien dit à ma fille surtout, hé quoi? J'allais lui demander de faire montre de personnalité? WTF? Non mais vraiment, je me voyais mal lui "apprendre" cette qualité prisée par sa chère maîtresse tant appréciée par la petite fille de 5 ans qu'elle était, non je ne lui ai rien dit, j'ai opté pour la connexion de mon esprit avec l'Univers Invisible, entendez par là que j'ai prié à ma façon.

Lorsque je suis démunie je prie! Tout s'est bien terminé, je vous rassure, la maîtresse en question m'a fait des excuses au bout de la semaine mais je ne crois pas que c'est ainsi que je voyais la scolarité de ma fille. Depuis, j'ai appris que non la gentillesse n'est pas bienvenue en collectivité, j'ai appris qu'on apprenait aux enfants la délation quelquefois, que l'on pouvait discréditer les dires d'un élève par rapport à un autre mais pour ce qui est de bienveillance, point trop n'en fallait.

Je me suis remise de tout çà, j'en suis revenue, vais-je dire, pourtant au fond de moi demeure une foultitude de questions quant à la nature des êtres que nous sommes tous ici. 

C'est la même petite fille aujourd'hui adulte, qui me demandait hier si c'était elle qui avait un problème ou les autres avec sa gentillesse? Et être gentille supposait-il se laisser faire en tout temps, sans jamais s'énerver ni même proférer quelques gros mots et se mettre en colère? C'est elle qui me fait remarquer que sa bienveillance envers tout un chacun lui réservait quelques surprises de taille parfois sur le chacun en question! Et aussi combien tout un chacun pour ne citer qu'eux se demandaient si cette gentillesse était bien vraie?!

Ce matin, je la revois petite et déterminée, colèrique parfois mais apprenant de sa soeur aînée non pas à être gentille mais à ne pas blesser inutilement les uns et les autres, comme j'ai voulu le leur inculquer, aurais-je eu tort?

Je me défends de penser à une telle chose!! La gentillesse n'est rien d'autre qu'une seconde nature chez certaines personnes, on apprend à ne pas se laisser faire en grandissant, en vivant telle ou telle aventure mais en aucun cas, je ne regrette un seul instant d'avoir appris à mes enfants l'indulgence pour l'autre en face et la bienveillance en toute chose, parce que si on réfléchit au pourquoi de notre venue ici, on va immanquablement parler de l'amour qui devrait naviguer des uns aux autres.

Immanquablement! Et si mes filles ne le ressentaient pas elles aussi, elles auraient fait autrement, je les connais, nous sommes elles et moi tel des vases communiquants! Et j'aime cette image là! Qui fait de nous des porteuses d'amour.

Quand j'apporte un peu de mon écoute à l'autre, quand je mets de côté mes peurs et ma méfiance pour échanger un peu de mon parcours juste pour la ou le réconforter devant ce qu'il ne connaît pas, je donne un peu de moi en bien et cela me suffit, cela suffit à me rendre heureuse, pourquoi devrais-je m'en priver?

Si je laisse parler l'intensité de mon amour pour l'autre? N'était-ce pas ce que nous étions venus faire ici?

 

 

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