Aujourd'hui je ne devais pas vous parler de pardon mais vu l'état de ma vie actuellement, je me suis résolue à changer de sujet. Désolée et je m'en excuse, rien n'est drôle en ce moment mais il faut ce qu'il faut, on rira après, bientôt c'est promis!

Je vous disais dernièrement que la vie avait déguisé mes proches et que du coup je me demandais si je n'avais pas tout faux, et bien j'en sais un peu plus sur les grandes énigmes de ma chère vie à ce jour!

Voilà, oui j'ai morflé, oui j'ai pleuré, les mots sont comme de la braise qui volent au gré du vent et peuvent mettre le feu aux poutres apparentes ou pas de votre existence, ceux que vous aimez ont ce pouvoir là, de vous rendre cendre! Mais si jamais vous parvenez à faire le point avec vous, tout d'abord, parce que moi après une séance comme celle-là, je suis éparpillée, donc si je réussis déjà à récupérer les morceaux de moi, les bouts de ce qui restent, alors peut-être....

Je dis bien peut-être....que tout n'est pas perdu.

Ces dernières semaines, j'ai cru que tout n'était que ravages et débris dans ma vie, et bien qu'il reste encore beaucoup à faire, je reconnais que j'émerge peu à peu, même si rien n'est simple! Et ce matin en me réveillant, je me suis demandé comment j'avais fait....

Je crois que la vie, fidèle à son habitude avec moi, m'a emportée. D'autres ouragans ont déferlé dans mon jardin et ont décidé que l'heure n'était plus à discuter ni à se disputer mais bel et bien à subir les outrages du ciel!

NON? Si!

Et quand le ciel vous tombe sur la tête, je vous jure que vous avancez si vous le pouvez et c'est tout, vous n'avez d'autres choix que celui-là! Jusqu'à présent, je tenais une conversation avec moi sur les méchantes choses de mes proches, désormais je me pardonne d'y avoir cru!!

OUI, je me pardonne de m'être vautrée dans les mots d'en face, d'avoir cru être la cause de tous les malheurs de l'autre et de ma vie, comme si que je pouvais faire tout çà!! Non mais, je ne suis pas le Père Fouettard!

Ne sommes-nous pas trop égocentriques parfois, même en larmes je veux dire, non, moi je me pardonne par la force des choses et je viens tout juste de me rendre compte que toute la colère que j'avais engrangée vis à vis de moi, je ne l'ai plus, comment cela se fait-il? Est-ce cela le pardon?

Je ne sais pas vraiment mais je crois que c'est un peu de çà. Parce que si je réfléchis bien, je me demande quand m'a-t-on expliqué ce que signifie le pardon?

Quand? Petite lorsque je devais dire pardon pour une bêtise que j'avais prise pour une chose bien? Ou encore lorsque j'allais me confesser et recevoir paraît-il le pardon du prêtre? Je ne crois pas, non.

Le pardon cela ne s'apprend pas. Personne ne te dit de te pardonner, que ce n'est pas de ta faute, que tout va bien et que rien n'est grave, au contraire, on te dit que tu as poussé ta petite soeur, que tu n'aurais pas dû dire cela, que tu as fait ceci au lieu de cela, bref je ne sais pas comment pardonner puisque je ne connais pas la signification de ce mot!

Alors tout dernièrement lorsque j'ai été très en colère contre moi, j'ai compris combien la trappe était ouverte à toute l'amertume d'une vie quand, perdue tu crois que tout est de ta faute, que les autres ont fatalement réussi leur coup, te faire endosser leur inaptitude à aimer la vie. Pauvres fous qui te croient plus à l'aise qu'eux ici bas!

En fait voilà comment je sais que je me suis pardonnée et par là même pardonné aux autres, j'ai délaissé la colère, l'amertume a quitté mon coeur, je n'ai plus eu le temps de penser aux mots si lourds de reproches, les mots sont si puissants et peuvent tant détruire à l'extérieur de nous comme à l'intérieur, nous n'avons pas idée!! Mais si par mégarde, vous n'y pensez plus, oui bon je sais, cela est très très difficile, en fait je veux dire juste si la vie vous fait vivre des histoires autrement plus graves que ces reproches sans fondements, alors oui, vous comprenez vite qu'il vous faut sauver ce qu'il reste, ramasser les débris et continuer la route non pas en oubliant mais en vaquant au plus pressé!

Oui je vis comme en état d'urgence ces dernières semaines et j'ai compris que dans cette urgence, je n'avais que faire de mots destructeurs, moi je sauvais, je rassemblais, je me battais pour l'espoir pas le contraire et donc la colère n'avait plus lieu d'être et le pardon si c'est bien lui, l'avait remplacée!

Elle n'est pas belle la vie? Si même si parfois elle appuie là où ça fait très mal!