Ce que je sais ...c'est que je ne sais rien. (Socrate)

Plus que jamais ces mots me parlent.....de cette découverte que l'on fait de soi de jour en jour, d'événement en événement.

Ce que je sais ou pensais savoir est désormais enfoui sous mon vécu, sous mes changements qui me laissent perplexe quant à mon savoir et même sur moi. Quand je crois savoir qu'il me faudrait plus de bienveillance pour moi par exemple, l'instant d'après un imprévu vient me démontrer que ce que je crois n'est pas forcément ce qu'il me faut.

Si je me dis que le monde est fou, à cause de ce que je vois autour de moi, la réalité me prouve que je me trompe, que j'ai tort d'être trop sensible ainsi, que tout change et que non, ce qui coule de source n'a plus lieu d'être, les truands sont libres et les innocents en prison, ou un truc comme çà, j'en reste bouche bée! 

Enfin je ne sais rien et parfois je suis soulagée, oui d'avoir lâché prise sur mon savoir être, mon savoir me comporter, mon savoir faire en fonction de la société et de tout ce qu'elle me demande via mes parents, mon employeur, mon compagnon, que sais-je? 

Je suis la liberté depuis toute petite et lorsque la liberté vous choisit, vous n'avez d'autre choix que de la suivre, je vois donc avec ses yeux, le partage et l'amitié sont mes repères, mes mots apaisement et tolérance tels des baumes qui agissent illico presto, je suis moi en toute occasion impossible d'être comme les autres, je n'ai jamais essayé de toute manière, je suis celle qui tend la main en premier, tant pis si je ne sais rien ou tant mieux.

Nous demande-t-on de savoir?

On le croit pertinemment qu'il nous faudrait avoir toutes les réponses, c'est certain, l'école se rappelle à mon bon souvenir mais l'école de la vie elle, me lance un défi à chaque seconde, celui de ne pas rendre ma vie misérable, rien que cela! Je fais de mon mieux et je même si je ne sais rien, je vois à peu près ce que ma vie ne veut pas devenir, ce qu'elle suggère lorsqu'elle me dit que je pourrais bien la rendre misérable si je n'y prends garde. 

Si je m'oublie parce que l'on m'a appris à veiller sur les autres plus que sur moi, si mes rêves deviennent quantité négligeables parce que tout porte à croire que les rêves doivent rester à l'état de rêves, que voilà où cela m'a conduit d'avoir voulu les réaliser d'ailleurs...Si les mots des uns et des autres entament la liberté qui est mienne, c'est comme si je perdais une part essentielle de moi, et alors ma vie pourrait bien devenir une sorte de peau de chagrin.

Car d'accord, je ne sais rien mais je connais mes valeurs, celles qui m'ont construite qui se nomment respect, sincèrité, bienveillance et gentillesse, celles que je choisis envers contre tout, malgé les apparences trompeuses et qui font de moi celle qui doute peut-être de demain mais jamais de ses choix.

Me dire que je ne sais rien à l'heure où tout bascule dans ma vie est une chose mais choisir le bien en toute situation, me méfier de la diffamation et de celui qui s'en sert pour avoir une place au soleil me rend sûre de moi et de ma place ici.