Quand, victime de mes propres émotions et de mes excès comme tout un chacun, car n'ai-je pas lu ce matin en commentaire de ton article Dounia, que nous sommes tous imparfaits, je disais donc que dans mes excès d'émotions incontrôlables j'avais parlé comme si je connaissais tout de nos ressentis et qu'avec mes mots acérés telle une lame qui ne pardonne pas j'avais décidé hier que décidément je n'aimais pas les lunatiques!!

Lunatiques que soit dit en passant, je semblais ignorer la signification.

Ces étiquettes que je te colle un matin et qui me font autant de peine qu'à vous toutes aussi sensibles que moi devant la vie et finalement, fatalement me renvoient à mes propres faiblesses. 

Je ne me renie pas, je pense que si je ne suis pas lunatique, j'ai par ailleurs de bien grandes faiblesses devant la vie qui me font plier genoux et crier silencieusement ma douleur, comme vous, et que hier forte de ma colère sourde j'ai oublié cette phrase que j'ai fait mienne et qui dit, parle comme si demain ne devait jamais exister....Oui, parle comme si demain mes mots allaient ne jamais pouvoir être excusés par toi, par eux et par tous ceux que, un jour à mon insu j'ai blessés!

Peu importe leur nombre, tous comptent à mes yeux, même mon ennemi. Loin de moi le jugement de chacune ou chacun d'entre vous parce que vous êtes différents de moi, bien au contraire, ce sont nos différences qui font notre richesse simplement parfois un assemblement de mots peuvent vraiment blesser et en cela, je reconnais que j'avais oublié, négligé le pouvoir des mots.

Les mots, je le sais sont terribles et voilà que j'use et j'abuse au titre que je tiens une tribune ici, où est donc passée mon humilité me suis-je dit ce matin, simplement je ne suis qu'une mortelle qui comme vous, se cherche aussi, et non pas comme j'ai pu lire ce matin dans ce commentaire un loup qui cherche d'autres loups pour aboyer avec lui!

Ces étiquettes que je te colle Dounia ma belle, décidément m'ont values bien des déboires depuis hier et si je tiens à m'excuser avec toutes celles qui se disent "lunatiques", je rappelle quand même que la bienveillance reste mon maître mot ici et dans la vraie vie, je vis comme vous, n'est-ce pas, et vivre c'est souffrir et compatir, je crois.

Personne ne possède le mode d'emploi et ce n'était pas le propos de mon article d'hier qui d'ailleurs, je tiens à le préciser reste une façon bien personnelle d'essayer de me comprendre et m'a peut-être ouvert les yeux sur mes intolérances et me fait tout remettre en question car une question me taraude depuis...

Suis-je faite pour cohabiter? Peut-être ne suis-je pas si empathique que je le crois! En tout cas, rien n'est gagné ici, c'est dit!