On m'a souvent posé de drôles de questions, mais dernièrement quelqu'un m'a demandé si je croyais aux miracles, my god!

Tout de suite là comme çà, sur le vif, j'ai cherché l'arnaque, la caméra cachée presque, je me suis méfiée et puis elle a insisté gentiment, elle voulait vraiment avoir mon avis de blogueuse pas anonyme, je rigole, donc je me suis détendue et en riant, un peu gênée aux encoignures tout de même,  je me suis laissée aller à quelques confidences que j'ai bien envie de partager avec vous ce soir.

Miracle est un mot qui pendant longtemps me laissait comme un goût d'inachevé, un truc de religion teinté d'émotions pour avoir vu dans l'année de mes douze ans de mes yeux vus,  des malades  en pèlerinage  par centaine à Lourdes qui y croyaient ferme! J'en étais revenue subjuguée et intriguée par le mot miracle, je m'étais longtemps demandé si oui on non il existait.

Et puis j'avais grandi, les années m'avaient façonnée au gré des événements, je m'étais ainsi éloignée de mes questions sur l'existence avec la naissance des enfants et tout et tout, une forme de bonheur s'était installée, oui c'est bien cela je crois, car parfois il faut se l'avouer, on ne reconnait pas le bonheur quand on le croise, alors comment le raconter et comment apercevoir le miracle à travers lui?

Quand tout va, on ne parle pas de miracle voyons, on avance sûr de soi, ou presque!

Donc le miracle, ce mot si lourd de sens quelquefois, n'avait pas vraiment sa place dans mon environnement jusqu'à ce que nous soyons présentés par ma vie!! Exactement, pourtant personne dans mon entourage n'a entrevu la vierge ni bénéficié d'une guérison suspecte, non rien de cela, simplement au fil des difficultés quotidiennes, lorsque je me suis posé les bonnes questions sur le sens de ma vie, lorsque j'ai failli perdre ce que je croyais acquis, tel l'amour des miens à certaines heures, je suis tombée nez à nez avec des petits miracles.

L'amour, sans lui qui sommes-nous? L'amour de ceux qu'on a choisis, l'amour de nos parents,  lorsqu'il devient hésitant, on se sent si seul et tremblant, alors on sait, oui on sait que le miracle seul peut faire qu'il demeure. Et on apprend de ce manque impromptu, à travers notre amour pour l'autre, de notre soif de lui, on apprend à aimer les miracles, à en voir les signes dans tout, à en appeler à ses bienfaits grandioses sur nos vies.

Comme le disait une actrice dernièrement depuis le vent dans les arbres en passant par l'odeur de la pluie sur la terre retournée du potager jusqu'à la dégustation d'un verre de vin, tout est miracle!

Oui ma jolie, je crois aux miracles, aux petites joies de la vie, aux triomphes de la mienne, à mes abandons, mes lâchers-prises, aux chemins pris au hasard qui m'ont conduite là où je devais aller, à tout ce que je suis, un miracle en quelque sorte comme tout un chacun finalement.

Vivre, aimer, vibrer n'est-ce pas un miracle en somme?