J'ai toujours dit que j'aimais les défis, c'est vrai, j'aime les défis mais quand les dieux veulent nous punir ils exaucent nos prières (Oscar Wilde).

Alors en ce moment je médite sur les défis, c'est sûr, la vie qui connait mes préférences m'en a offert toute une série très corsés que je peine à résoudre, après ça je ne viendrai plus jamais écrire ici que j'aime les défis mais que la vie ne me donne jamais l'occasion de les saisir pour pouvoir dire j'ai vaincu!!

En fait je ne vis pas les défis comme ça, je les vis comme si sans eux je serais désoeuvrée, oui, comme si ma vie serait insipide et je me jette à leurs pieds, je veux l'inaccessible, l'impossible, l'amour prend des allures de défi pour moi c'est vous dire! Tout est défi et je ne pense pas les avoir vaincus mais simplement les avoir réalisés comme un apprentissage, une sorte d'examen que je me devais.

Ou bien alors je suis obligée de dire que je les aime, que je les veux, que j'en appelle à leurs bienfaits sur moi tant je dois en relever depuis toujours.

Car ce ne sont pas des défis du genre aller habiter un phare hanté durant deux mois ou bien gravir l'Himalaya sans entraînement, bien que là devant ce genre de défi je m'incline, quoique je remette en doute la santé mentale de la personne en question mais je ne discute pas de sa bonne volonté, non ce n'est pas de ce genre de défis dont je parle, mais de ceux qu'on ne choisit pas.

Faut-il aimer les défis?

Oui, je me dis que je suis formatée pour eux, que mon rôle à moi est de les résoudre, que ce sont parfois des défis qui me semblent insurmontables avec un enjeu défiant justement toute concurrence et dont je suis sûre sur le coup de ne pas en sortir indemne mais le fait est que bien que je ne les choisisse pas, j'ai cette drôle d'impression de faire corps avec eux et de montrer par là mon amour pour eux!

Mais est-ce que le fait de les relever signifie que je les aime? Je ne sais mais je ne les cherche pas pour autant, ils s'imposent à moi, tout simplement.

Comme d'aimer coûte que coûte et de vouloir voir l'autre sous son meilleur éclairage, délaisser ses tourments pour entendre ce qu'il n'ose dire mais que son regard trahit et alors le prendre par la main doucement avec patience et amour, oui ne pas réfléchir mais dire oui à ce genre de défi tout simple.

Tout simple en regard de ceux qui ressemblent à des dragons crachant du feu et qui peuvent me tenir éveillée une partie de la nuit et me tordre le ventre toute la journée....ceux là sont concoctés par la vie et sont mes enseignants en quelque sorte, je ne risque pas d'oublier de retenir leur leçon!

Faut-il les aimer? Vaste sujet!