Je sais la chance que j'ai d'être qui je suis.

Cette phrase n'est pas de moi mais d'un auteur que j'ai découvert depuis peu, Arun Gandhi qui n'est autre que le petit fils de Gandhi, je lis actuellement un de ses ouvrages qui s'intitule "Le pouvoir de la colère", et je peux juste dire que tout me parle dans ce livre, absolument tout! Déjà si je me suis procuré le dit ouvrage c'est que vraiment la colère m'habite depuis deux ans au moins et le reconnaître n'est pas si peu dire, la colère ne m'a jamais autant habitée depuis ces deux dernières années, je me l'avoue.

Pourtant je sais la chance que j'ai d'être qui je suis, je ne l'oublie jamais, jamais. 

C'est une chance inouïe, une chance formidable de le savoir, de posséder cette espèce de confiance en soi qui te fait dire et penser depuis presque toujours, en tout cas depuis petite pour moi, que oui tu sais qui tu es, oui tu aimes qui tu es. Oui, tu ne te compares pas aux autres et à leurs possessions mais tu t'inspires d'eux à l'occasion pour changer les détails de ta vie, tu partages tes idées volontairement avec ceux qui échangent avec toi aussi parce que tu as compris l'enjeu d'une vie, je crois, que oui.

Je crois que je peux répondre oui à toutes ces formules là, parce que la réussite ou le bonheur de l'autre, appelons cela comme on le souhaite, me fait du bien, oui du bien, comme si voir des êtres atteindre leurs rêves ne pouvait que me conforter en l'espérance de la vie ici. Et cela malgré le fait que les autres autour de moi aient du mal à croire que je puisse vraiment être cette personne. Le plus difficile pour moi n'est pas de les convraincre, de cela je ne m'étais pas rendu compte jusqu'à il y a deux ans justement, non le plus difficile fut de le découvrir je crois, découvrir que je devais prouver à ceux que j'aime que je suis cette personne. Ou pire encore, que depuis toujours on m'imagine différente.

Peu importe, ce que je sais de moi est plus important que ce que l'autre pense de moi.

Mon livre me l'a rappelé ce matin, je sais la chance que j'ai d'être qui je suis, et j'espère que c'est idem pour vous. Nous devrions tous être dans cet état là, se dire que l'on a une espèce de protection spéciale qui nous permet d'effectuer ce voyage insolite ici-bas, avec pour tout bagage, nous, notre esprit et notre coeur comme transmetteur d'intuition,  et pour véhicule notre corps si précieux. Et qu'ainsi parés, nous pourrons faire face au pire qui ne manquera pas sur notre route, comment faire si nous ignorons qui nous sommes?

Je ne dis pas que je suis parfaite, je dis simplement que savoir qui je suis est crucial, c'est à dire cette personne qui sait que toute vie a de la valeur, que toute vie est sacrée, qu'il n'y a pas de couleurs de peau, ni de différences entre nous, mais des fenêtres ouvertes pour partager nos valeurs et être surtout, être...des individus, des personnes qui sont ici pour apprendre jusqu'au bout l'humilité et l'amour.

L'humilité de me dire que toutes les vies ont la même valeur, comme me le dit mon livre,  formidable découverte qu'est ce livre, vraiment je vous le dis, pour moi, en tout cas. Toutes les vies ont la même valeur à mes yeux depuis toute petite, je sais cela je crois, me le répéter aujourd'hui au détour d'une phrase dans un livre, c'est un peu comme si ma vie se mettait à mon niveau pour me dire, "attends deux minutes je vais refaire tes lacets, n'oublie pas qui tu es, tu es déjà toi, tu sais ce que tu as besoin de savoir pour continuer à avancer, toutes les vies ne l'oublie pas ont la même valeur!"

Oui je la vois, ma vie, se baisser jusqu'à moi comme une maman le fait avec son enfant, j'aime être son enfant, parfois, je sens ses mains sur mes chaussures, son souffle sur mon visage d'enfant me dire que je sais qui je suis, avec tout l'amour dont elle est capable plus souvent que je ne le crois. 

Je sais la chance que j'ai de savoir qui je suis, parce que je choisis ma vie en toute circonstance, je choisis de l'aimer dans le bon comme dans le mauvais, et qu' en cela j'ai une chance énorme, je le reconnais, je peux pleurer comme je peux rire de moi, je peux voir le verre à moitié plein malgré le fait d'être encore dans l'ornière, je peux me satisfaire de peu et battre des mains encore, bien que rarement ces derniers mois, mais oui battre des mains devant une surprise de taille! 

Je sais vraiment la chance que j'ai d'être qui je suis, nous reparlerons de ma colère un autre jour, non pas que je fuis mais là n'est pas l'objet de cet article écrit dans l'urgence comme si demain n'existerait pas  et que vous auriez raté cette partie de mon existence!

Ou bien plutôt pour être honnête avec moi, comme si demain je l'aurais oublié, oui, oublié de reconnaître cette chance que j'ai de savoir qui je suis et combien vivre est unique et extraordinaire, une mission sacrée.