Nous le portons tous en nous mais peu le connaissent réellement, peu d'entre nous le ressentent pour de vrai ce souffle là!

Nous courons tant et si bien (pour le fuir? ou bien fuir notre vie?) que nous avons tôt fait de l'égarer préférant l'ignorer et ne pas l'écouter, or il n'y a pas de meilleure chose dans cette vie que de le sentir vivre et enfler en nous ce souffle de vie.

Souvent il me prend une envie terrible de le partager avec ceux que j'aime et de leur dire, viens te réchauffer à lui, je possède ce souffle de vie qui te manque, ce souffle de vie qui me fait voir la vie simplement, qui me fait dire à l'autre que tu es, pose tes tourments deux minutes, ne cherche pas à me comprendre, ne me juge pas comme une intruse dans ta vie mais vois en moi l'amour qui se suffit à lui-même et bois à mon eau.

Tu as tant couru, tant perdu sur ton chemin, fais donc une halte auprès de moi, je n'ai pas grand chose à t'offrir car moi aussi j'ai déjà tant perdu mais je l'ai lui, ce souffle de vie qui te manque mais que tu ignores encore.

Pendant que tu essaies de deviner mes intentions à ton égard, imagine plutôt un amour inné de ce souffle de vie, qui m'insuffle la force de croire en l'autre, qui me fait dire des mots vrais, qui m'emporte loin de toutes tes peurs et ne me fait jamais oublier qui je suis. 

Je suis celle que ma vie veut que je sois, ni plus ni moins que ce que tu es mais là où tu ne me comprends pas c'est lorsque je dis que je n'attends rien de toi, puisque je sais, oui je sais que le souffle de vie qui m'anime est si présent en moi qu'il me permet de voir la vie autrement, d'être autrement.

Je suis le souffle de vie. Celle qui laisse parler ce feu sacré qui brûle en elle.

Je porte en moi l'espoir et une foi inébranlable en la vie, que je voudrais te transmettre comme une flamme que je te repasserais avec amour. Mais la désires-tu vraiment, cette flamme? Elle me donne une énergie qui me surprend encore et toujours tant sa lumière est si vive certains jours de doute et d'incertitudes, lorsque je n'ose plus lui emprunter un peu de sa chaleur, ni même croire qu'elle existe pour de vrai.

Mais je la sens si tumultueuse en moi cette source de vie, comme le torrent qui jaillit tout à coup de la rivière et crie sa fureur en même temps que sa joie d'être on dirait. Ignore-t-on la vie qui bouillonne?

Je le voudrais que je ne le pourrais pas, pourtant à me lire on pourrait penser que donc je n'ai jamais été en déséquilibre au bord de la falaise? De même que la vie que je laisse bouillonner en moi, ne m'a donc jamais fait faux bon?

Que nenni! La vie entretient le souffle qu'elle me donne et les épreuves le renforcent, je le confirme. Ils alimentent si bien ce souffle que sa couleur prend une teinte bleue!

Que serais-je sans lui, je me le demande parfois, personne ne peut le remplacer, c'est sûr, et quand les ennuis s'amoncellent c'est vers lui que je me tourne toujours, il me comprend comme personne, il sait me persuader que tout est bien et qu'il faut laisser aller les choses, c'est très compliqué pour moi de comprendre cela parfois mais parce que ce souffle là est moi, il arrive toujours un moment où je cours vers lui comme vers un ultime refuge!

A l'écrire ici, je me rends compte combien il est facile de ne plus rien comparer quand on l'a décelé en nous, ce souffle qui sait si bien me parler, me bercer, me porter , me rendre...complète si j'ose dire.

C'est cela, complète je le suis grâce à lui, il n'y a rien à dire ni à expliquer.