J'ai appris une chose précieuse avec  le temps, c'est qu'il faut lui demander humblement de travailler pour nous.

Non pas de lui dire qu'il m'échappe et que je cours après lui ni même que je doive lui voler un bout de lui à longueur ...de temps, non je le vois plutôt comme un allié, un de ces baumes sacrés que l'Univers harmonieux possède un peu à la manière d'un onguent.

Un onguent, oui cela me plaît bien et que j'applique sur mes plaies avec patience et foi, en lequel aucun doute ne subsiste. Quoiqu'il advienne il représente la solution.

Pourtant si on magnifie et salue le soleil dès son lever pour sa couleur et sa chaleur, le temps reflet de la nature lui aussi, est guetté, on traque son humeur et sa face, on mesure sa rapidité un peu comme un ennemi tapi dans l'ombre de notre vie, or en ce matin où la vie fidèle à elle-même me montre son autre visage, je pense à ses effets miraculeux sur moi et je l'implore de me donner le meilleur de lui lorsqu'il se travestit en guerre.

Oui je mène un combat qui se déroule pourtant sans moi ai-je l'impression parfois, un combat où mes dragons ont ressurgi du passé se mêlant joyeusement aux dinosaures d'aujourd'hui, me tenant éloignée de l'arène à force de menaces, brandissant en héros ma force et mon allié, le seul que j'ai à mes côtés.....le temps.

Encore faut-il que je sache le reconnaître comme tel et non pas en ennemi!

Parce que de toutes parts, on me le dit, tu n'en auras pas assez, on va te prendre de vitesse, oh, tu ne pourras pas, malheureusement pour toi, dommage est d'ailleurs le mot que je déteste par dessus tout dans ce combat terrible.

Alors parfois je me demande si je ne suis pas un peu fêlée pour de vrai, j'y songe sérieusement lorsque je vis, emportée par les tornades...et si je croyais en l'impossible? Mais la seule réponse qui me parvient est celle du temps, passé et présent qui se côtoient et se chevauchent pour me revenir en allégorie, depuis toujours le temps travaille pour moi et en ma faveur.

D'ailleurs ne dis-je pas à l'envie que je ne suis jamais en retard?!

Cette affirmation me poursuit comme un mantra, je ne suis jamais en retard, le temps me tient la main et vit en moi, j'en possède suffisamment pour ce que je dois faire, pour ce qui m'est imparti ici.

Pour ce qui m'est dévolu, oui il m'appartient, pour me guérir et me laisser me retourner des affres de l'existence, idem, pour ce qui est du superflu et de ce que je ne dois pas faire, il me file entre les doigts.

Où se situe l'impossible entre lui et moi lorsque j'ai terminé mon analyse?

Il n'y a aucune place pour l'impossible entre le temps et moi, il est et moi je le suis.