Parfois j'ai peur de tout.

C'est vrai je donnerais beaucoup pour redevenir celle que j'étais lorsque j'ai ouvert ce blog sur un coup de tête, un certain vendredi de mars 2014. Je n'avais pas de projets pour ce blog, pas d'attentes non plus, je ne connaissais rien à proprement parlé du blogging, non rien de tout ça, je n'avais que moi et mes folies, elles, je les connaissais bien!

Elles étaient capables de me transformer en n'importe quelle autre pendant que j'assistais en spectatrice intriguée à la transformation en question! Leur liberté, leur enthousiasme avaient le don de me faire croire en l'impossible, voilà, l'impossible, et depuis toujours j'avais en leur présence cette drôle de sensation que rien ne pouvait m'arriver puisqu'elles étaient là, en moi. Que oui elles étaient l'autre face de moi.

Elles représentaient mon côté magique et fantastique, ce côté qui me donnait des ailes pour vous écrire deux articles par jour, avec force rire et drôlerie à chaque virgule, cette part cachée de moi que je laissais éclater de mille joies ici et qui me faisait tomber de rire parfois pendant que j'écrivais. Cette part qui est ma marque de fabrique particulière, dois-je vraiment le dire?

Je dois me le dire aujourd'hui. Parce que aujourd'hui j'ai peur de tout. Et que à me l'écrire ainsi, à mettre des mots sur çà, la peur de tout, c'est accepter de me dire que non ça ne va pas. Que je dois tout rembobiner, un morceau de la pellicule est abîmé et que je ne l'ai pas vu! Quand et comment cela a-t-il pu m'arriver, je ne me le demande pas, je sais que c'est arrivé et que je dois absolument tout rattraper, tout remettre en place, oh bien sûr rien ne redeviendra plus jamais comme avant, non, il me faut être réaliste mais peut-être que ce sera bien mieux qu'avant.

Je ne sais rien, tout est à venir.

Mais si auparavant j'aimais l'inattendu, aujourd'hui je n'en suis plus aussi sûre. Les impondérables d'une vie riche en imagination m'ont à jamais changée en me faisant craindre le pire et cela m'affecte à un point que j'ai du mal à décrire.

Je me découvre toute en retenue, presque détachée de tout et quand je dis tout, je me fais peur tant le détachement m'habite depuis peu....De plus, un mot est sorti de mon vocabulaire et je crois que c'est le mot besoin. Non pas que je n'ai plus aucun besoin mais il m'arrive de penser que je ne veux surtout plus que quiconque ressente le besoin de moi.

Le besoin de moi, vaste programme que cette expression à laquelle je n'avais jamais pensé réellement jusqu'à présent!

Donc me voici bien, avec le blog j'avais redécouvert ma joie, ma folie d'être, mes envolées lyriques et enflammées qui m'avaient un moment persuadée que jamais rien ni personne ne pourrait m'enlever cette joie retrouvée mais au fond de moi je le savais bien que la vie seule le pouvait et qu'elle prendrait ce droit le moment venu.

Alors oui, nous y sommes.

Ma joie d'être, je ne l'ai pas perdue mais elle attend que je veuille bien ne plus me mentir sur mes ressentis et ça, c'est vraiment une longue histoire parce que moi, je ne m'avoue pas vaincue sur mes choix mais je reconnais la patte de ma vie sans laquelle rien n'est possible.

J'attends donc que toutes les conditions soient réunies, d'ailleurs tout est en attente dans ma vie actuellement.

Et bien que je ne sois pas sûre de faire aujourd'hui encore le meilleur choix, je sais que ma vie aura quoiqu'il advienne le dernier mot. C'est ainsi que je vois cette chère vie, elle me suspend à ses ficelles et elle décide de comment elle va tirer sur ces ficelles en question.