Il y a des décisions que l'on prend un jour dans notre vie et qui, quelque temps plus tard viennent se rappeler à nous comme celles qui pourraient être la cause de notre perte.

Comme cette scène dans Out of Africa, lorsque Meryl Streep décide d'aller rendre visite à son mari parti faire une guerre improbable et qu'elle se retrouve au milieu de nulle part sans boussole, se demandant si elle n'aurait pas égaré tous ceux qui sont partis avec elle.

Cette scène là tourne en boucle dans ma tête depuis de longs mois si je puis dire aujourd'hui.

Nous aurais-je égarés, ma famille et moi?

Pourquoi moi, parce que moi je prends des décisions que je qualifierai de radicales,  à l'insu de mon plein gré quelquefois lorsque mon âme guerrière passe le relais à la dirigiste qui sommeille en moi et qui attend patiemment son heure qui ne manque pas d'arriver, croyez-moi!

Lorsque l'autre à mes côtés prend trop de temps à mon avis pour choisir et que moi, impatiente et impulsive j'ai déjà tranché et tout décidé sans pour autant me comporter en dictatrice hein, mais n'empêche que l'autre en question n'a parfois d'autre choix que de me suivre, je crois.

Alors oui, vient un moment où j'aime à le penser, la vie prend sa revanche sur mon indépendance, sur mes libertés et pourtant je la vois comme ma complice de ce genre de décisions tranchantes moi, sans elle rien ne peut se faire, c'est une de mes façons de la voir et je ne déroge pas à ce principe là, je suis sûre que si elle ne donne pas son accord, rien de toutes ces décisions prises sur le vif, n'auraient vu le jour.

Ok mais alors?

Alors tout a un but, on en revient toujours à cela, ben oui sinon c'est la culpabilité garantie non? Et moi je ne veux pas rater les plus belles heures du temps qui m'est imparti ici en palabres stériles sur ce que j'aurais dû faire ou pas ou encore sur les décisions que j'ai tenu à prendre, je veux vivre pleinement et assumer mes actes, me rassurer sur le fait que je n'aurais rien pu y changer. Doit-on sans cesse évoquer le passé?

Mais tout de même, me suis-je interrogée aujourd'hui, nous aurais-je égarés?

Aurais-je involontairement abusé de mon pouvoir de décision compromettant par là, ma sérénité et celle des miens?

Assumer mes actes, soit, mais encore faut-il que l'on m'en donne les moyens or parfois si pour la prise de décision tout me fut facilité par contre les difficultés affluent et se bousculent dès lors qu'il s'agit de faire face aux vents contraires!

Actuellement aux vents contraires s'ajoutent le brouillard genre fog à moins de deux mètres ainsi qu'une tempête prévue par la météo de ma vie...

Mais je garde bon espoir car souvenez-vous dans le film que j'ai cité plus haut, un de mes préférés, mon héroïne finit par rencontrer de bonnes âmes munies de boussole et tout est bien qui finit bien, enfin si on veut, tout dépend comment on voit la vie, mais moi je la vois avec les yeux d'une enfant à qui on n'a pas fini d'en conter!

Alors? Je veux croire que j'ai suivi à la lettre et aveuglément ce que je devais faire comme d'habitude, en écoutant mon coeur, j'ose l'espérer.