Toutes ces questions pour lesquelles je n'ai pas de réponses vraiment et qui ne me laissent pas un instant de répit quelquefois.

Des questions folles sur la façon  que l'on a de percevoir l'autre dans la vie de tous les jours!

Pourquoi on opte pour le jugement de l'autre par exemple, lorsqu'on ne comprend pas la vie de celui d'en face ou la personne qui est différente de nous, on décide donc qu'elle n'est pas bien et on le dit tout haut. 

Pourquoi est-ce si difficile pour les êtres que nous sommes de ne pas juger son prochain, de ne pas pouvoir se mettre un instant, une seconde à la place de l'autre?

Pourquoi trouve-t-on toujours un soutien d'une personne quelle qu'elle soit dans la médisance et pas autant que lorsqu'on apporte une aide à l'autre? C'est vrai, j'entends et je vois la facilité avec laquelle on prend plaisir involontairement à dire notre inquiétude pour l'autre à n'importe qui en fait, à converser sur sa vie sous le prétexte fallacieux qu'on serait inquiet pour lui!

Pourquoi on dit tout haut qu'il n'a que ce qu'il mérite quand un chagrin vient lui chatouiller les pieds et que signifie ce mot mériter? 

Oui, mériter c'est quand lorsque petite ma maman me punissait ou me donnait la fessée en me disant que je l'avais méritée, et ce mot me laisse un mauvais goût comme si on ne méritait que le mauvais du coup et les jours heureux, moi je ne veux pas qu'on vienne me dire que je les mérite, parce que je vous le demande qui mérite quoi ici? 

Tout cela me taraude mais surtout une chose, parfois une personne pas forcément sympa traverse une difficulté quelconque et là, on est enclin à dire de cette personne qu'elle a mérité ce qu'il lui arrive....et là je vous avoue mon incompréhension.

Mériter! Serions-nous dans le secret des Dieux? Détiendrions-nous le Saint-Graal?

Toutes ces questions qui me trottent dans la tête veulent jouer une farandole de mots pour leur donner vie ...ici justement!

Parce que voyez-vous, non je ne comprends pas tout. Je ne suis pas obligée de tout comprendre non plus, me dit-on souvent, tout comme je réfléchis trop sur tout, les gens n'ont que ce qu'ils ont souhaité aux autres...à ce qu'il paraît.

Mais moi, je me demande juste pourquoi tous autant que nous sommes nous n'arrivons pas à nous entraider quand il le faut en laissant de côté notre façon de voir les choses.

Pourquoi abuse-t-on ainsi en mal de la parole qui nuit? 

Pourquoi?

Pourquoi après avoir étudié les grands faits de l'Histoire ne nous apprend-on pas depuis l'enfance à nous respecter les uns les autres, à apprécier les différences de l'autre, à tendre la main à l'autre dans la difficulté ou dans la joie...à accepter l'autre pour ce qu'il est, sans jugement. 

Pourquoi nous laisser dire du mal depuis toujours, la parole est tel un couperet dans certaines situations. 

Pourquoi ne nous apprend-on pas à aimer tout simplement? N'est-ce pas la meilleure réponse à tout dans ce monde? Et si notre cher bonheur que l'on cherche partout était à ce prix? 

Parce que moi qui me pose autant de questions, j'ai appris que le bonheur je le fais, avec mes mots, mon sourire, mes gestes, je le donne à l'autre pour mieux le retrouver multiplié! Oui j'aime bien multiplier les petites choses agréables de la vie en les distribuant.