Dans la semaine j'ai vu une vidéo qui s'intitulait 12 principes pour arrêter d'être gentil et être vrai et donc montrer ce que nous sommes pour de vrai!

Et bien que cette vidéo là soit intéressante c'est l'intitulé qui m'a interpellée, je ne vous le cache pas, car une question me taraude depuis, être gentille signifierait donc être fausse??

Et d'ailleurs c'est quoi être gentille, et suis-je trop gentille, pas assez, juste gentille?

Non arrêtez, j'ai besoin de savoir réellement ce que tout le monde entend par des phrases comme celles là... mais je te croyais plus gentille, ou bien encore tu es si gentille, trop conne, tu n'es pas trop gentille toi? Sans rire je finis par détester ce mot, c'est vrai il a un drôle de sens!

D'ailleurs puisque nous en sommes là, je me souviens d'une anecdote qui m'avait marquée un jour dans la cour de l'école, on était en récréation, moi j'avais tout ce qu'il me fallait à manger et j'avais une amie qui n'avait rien du tout, moi qui n'avais que 9 ans à l'époque, n'écoutant que mon bon coeur et qui n'avais jamais faim, je lui refile mon goûter en question, tout le goûter!

Et là, vous savez combien la nature humaine peut changer d'un moment à l'autre, surtout chez les enfants, quoique chez les adultes c'est pas mal non plus, la voyant bien apprécier mon en-cas je lui en demande un bout, oui, je n'aurais pas dû, elle a refusé tout net en arguant du fait que donner c'est donner, point!

Du jour au lendemain j'ai compris la leçon, croyez-moi, plus jamais je n'ai vu cette fille là comme auparavant, c'est à dire gentille? je me pose la question en ce moment même!

Mais combien de temps a duré la compréhension, je me le demande puisque par la suite mon cher et tendre me rappelait sans arrêt que à force de donner du pain à ceux qui avaient soi-disant faim si par malheur demain ils s'étranglaient avec le bout de pain ils diraient que c'est de ma faute!

Madre Dios!!

Je déteste ce genre de réflexion là mais à bien y regarder, je me demande qui a raison, moi qui ai donné mon pain à ma copine de récré et qui est restée sur le cul sidérée devant son refus de partager par la suite un bout de ce pain avec moi ou bien lui, cet homme qui me met en garde contre une gentillesse sans borne??

Le débat est ouvert, mais jusqu'à présent mon verdict ne diffère jamais, à l'origine est la bonne intention, voilà mon explication favorite, bien que je m'en voulais de ne pas avoir su laisser ma copine d'alors bien apprécier sa pitance!! ha ha ha!! Donc à l'origine seule ma bonne intention compte, puis vient une certaine réflexion qui me conduit à penser que peut-être mon cher mari n'a pas tort, mais....

Oui mais, je reste sur la notion que je ne peux pas me changer pour devenir toute autre!! D'une personne animée de bonnes intentions je ne peux pas me transformer d'un coup en une autre qui fomenterait et ourdirait!

Et d'ailleurs je revendique l'autorisation d'être honnête dans mon bon sentiment, pourquoi le fait d'être gentille me fait-il paraître fausse? La gentillesse est-elle persona non grata dans ce monde si bien organisé dans lequel nous vivons désormais ou bien le gentil est-il vu comme un être incongru?

N'en déplaise à ceux et celles que j'ai aidés un matin, car oui , en y regardant de plus près, ce sont bien eux les juges de mes actions, de ma soi-disant gentillesse exacerbée, ceux qui m'ont suppliée un jour de leur tendre la main quand ils étaient au fond du puits sombre de leur existence!

Ai-je donc été trop gentille à leurs yeux? leur dis-je quand ils m'énervent trop! 

Ou bien confondent-ils gentillesse et humanité?